Cavendish: "On avait un plan"

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Cavendish: "On avait un plan"
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Habitué à triompher sur le Tour de France, Mark Cavendish a cette fois-ci profité d'un parcours à sa portée pour remporter son premier titre mondial, ce dimanche à Copenhague. Pour le natif de l'Ile de Man, ce maillot arc-en-ciel représente la récompense de trois ans d'efforts. Et le Cav' rêve désormais tout haut du titre olympique, à Londres, l'été prochain.

Habitué à triompher sur le Tour de France, Mark Cavendish a cette fois-ci profité d'un parcours à sa portée pour remporter son premier titre mondial, ce dimanche à Copenhague. Pour le natif de l'Ile de Man, ce maillot arc-en-ciel représente la récompense de trois ans d'efforts. Et le Cav' rêve désormais tout haut du titre olympique, à Londres, l'été prochain. Mark, cela fait trois ans maintenant que vous parlez de ce titre mondial à Copenhague? Oui, cela fait trois ans que nous y pensons, que nous le préparons. Avec le coach de Grande-Bretagne, on avait décidé d'un plan. Par exemple, il fallait marquer un maximum de points tout au long de l'année pour assurer notre sélection de la présence de neuf coureurs au départ. Le cyclisme en Grande-Bretagne est en progression mais avait besoin d'un titre. Je suis très fier d'être le successeur de Tom Simpson qui avait été champion du monde en 1965. Il est vrai que vos équipiers ont fait tout le travail pendant toute la journée... Et compte tenu de leur performance, il ne pouvait y avoir un autre résultat! Bradley Wiggins, médaille d'argent dans le contre-la-montre, a été déterminant en maintenant la vitesse du peloton pendant un tour à lui seul dans le final. Ma victoire s'est dessinée là même si un sprint est toujours aléatoire. Certains de mes équipiers avaient déjà beaucoup travaillé et ne pouvaient m'aider pour le sprint. Après le dernier virage, il me restait Ian Stannard et Geraint Thomas. Nous avons un peu temporisé, je me suis retrouvé enfermé à 450 mètres de la ligne mais cela s'est débloqué à 150 mètres et j'ai pris l'ouverture. Dans tous mes sprints, quand je produis mon 'kick', je sais si je vais gagner. Là, j'ai su que j'allais devenir champion du monde. En janvier, avant la première course de l'année, vous disiez vouloir gagner les deux plus beaux maillots du cyclisme, le vert du classement par points du Tour de France et le maillot arc-en-ciel. Que représente-t-il, ce maillot? Ce maillot, je vais le porter pendant un an et ensuite, les liserés arc-en-ciel sur le col et les manches, je les aurai toute ma vie. Aujourd'hui, la Grande-Bretagne est redevenue grande et ce maillot en est la preuve. Depuis le début de ma carrière, j'ai déjà obtenu beaucoup de succès : 20 étapes du Tour et le maillot vert, Milan-San Remo, le championnat du monde. Quand j'étais jeune, je disais que je voulais être champion du monde et je l'avais déjà été sur piste en 2005 (dans l'épreuve de l'Américaine avec Rob Hayles) mais sur route, c'est autre chose. Quel sera votre prochain objectif ? Les Jeux Olympiques 2012 ont lieu à Londres, je ne peux rêver mieux. Ce sera très différent parce que nous ne serons pas plus de cinq coureurs britanniques au départ et sur un circuit plus difficile que celui-ci mais ce sera très, très important pour moi de gagner.