Cavendish: "Comme un engagement"

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Cavendish: "Comme un engagement"
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Mark Cavendish continue sa moisson sur le Tour de France. Le Britannique, vainqueur à Montpellier de sa quatrième étape depuis le départ de Vendée, a fait un grand pas vers la conquête du maillot vert. Mais le sprinteur de la formation HTC-Highroad tenait, vendredi, à dédier tous ses succès à ses équipiers.

Mark Cavendish continue sa moisson sur le Tour de France. Le Britannique, vainqueur à Montpellier de sa quatrième étape depuis le départ de Vendée, a fait un grand pas vers la conquête du maillot vert. Mais le sprinteur de la formation HTC-Highroad tenait, vendredi, à dédier tous ses succès à ses équipiers. Mark, vous venez de remporter votre 19e victoire en quatre ans sur le Tour. Avez-vous le sentiment d'entrer dans l'histoire ? Je franchis la ligne d'arrivée en premier mais c'est toute mon équipe qui est derrière moi. Toutes ces victoires sont collectives même si c'est mon nom qui apparaît au palmarès. A chaque fois mes coéquipiers m'offrent la victoire sur un plateau. Je n'ai pas gagné la moindre étape seul, sans leur aide. Vous avez connu une journée difficile hier dans les Pyrénées. Qu'est-ce qui vous motive pour franchir ces étapes de montagne ? Vous savez, mes coéquipiers laissent leur peau pour moi à chaque étape. Alors c'est un peu comme un engagement pour moi. Quand ils travaillent comme aujourd'hui pour bien m'emmener le sprint, je sens que je ne peux pas perdre. L'équipe oeuvre toute la journée pour moi. Je sais que je leur dois la victoire. "J'ai dû batailler avec Evans, les frères Schleck, Basso..." Il y avait du vent aujourd'hui. Est-ce que cela a rendu le travail de la HTC-Highroad plus difficile ? Le vent on s'y attendait. Il avait causé des cassures dans cette région il y a deux ans (lors de l'étape de la Grande Motte, ndlr). Mais ce n'est pas cela qui a été le plus dur à gérer. C'est le fait que les grands leaders voulaient justement rester à l'avant pour éviter les bordures. J'ai dû batailler avec Evans, les frères Schleck, Basso... Il n'y a que dans le Tour de France que l'on peut observer cela. Mais mes équipiers ont bien bossé pour me ramener à l'avant de la course. Vous avez encore pris de l'avance au classement du maillot vert. Comment envisagez-vous la suite ? Oui mais rien n'est jamais garanti jusqu'à la fin. Il y a deux ans, j'avais tout perdu suite à un déclassement. L'an passé je n'avais gagné que pour dix points. Derrière moi il y a Gilbert qui essaie d'aller grignoter des points partout. Rojas est meilleur que moi dans la montagne. La lutte va continuer et j'espère que je porterai toujours ce maillot à Paris. Pour quelle raison pensez-vous que Gilbert a attaqué dans le final. Et comment avez-vous réagi à ce moment-là ? Il l'a fait à la fois pour gagner l'étape et pour empocher des points, les deux vont de paire. Contrairement à ce que vous pouvez penser, le final était difficile, très technique. Gilbert fait partie des coureurs capables de semer le peloton lancé à pleine vitesse. C'était important de ne pas paniquer. Dans ces cas de figure on essaie toujours de récupérer l'échappée le plus vite possible alors qu'il ne faut pas s'alarmer. Mes coéquipiers ont fait preuve de patience et ont su rester cool.