Cassano, l'Anelka italien

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Cassano, l'Anelka italien
@ Reuters
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SERIE A - Il a insulté le président de Gênes. La Ligue va statuer sur son cas début décembre.

"Va te faire f..., sale vieux de m..." Cette insulte vous rappelle quelque chose ? C'est normal, car Antonio Cassano partage beaucoup de choses avec Nicolas Anelka, qui s'en était pris (selon L'Equipe) dans des termes approchants à Raymond Domenech pendant la Coupe du monde : un talent certain, une trajectoire tourmentée, un passage délicat au Real, une histoire difficile avec la sélection, une personnalité décriée et donc, des insultes rapportées. Comme Anelka, suspendu 18 matches avec les Bleus, Cassano est sous la menace d'une lourde sanction. Lui s'en était pris ouvertement - et en public - au président de son club, la Sampdoria de Gênes, le 26 octobre dernier.

Riccardo Garrone insistait auprès de son joueur pour qu'il assiste à une remise de prix. Visiblement, lui avait d'autres projets ce soir-là. La Samp, dont Cassano porte les couleurs depuis 2007, n'a pas tardé à lancer une procédure de licenciement contre son attaquant vedette.

Une première réunion avec les trois membres du collège arbitral de la Ligue a été fixée au 3 décembre à 15h00 et sera consacrée à la tentative de conciliation. Si une entente n'est pas trouvée, une nouvelle réunion étudiera la demande unilatérale de rupture de contrat.

Des supporters sous sa fenêtre

En attendant, et comme ce fut le cas avec Anelka, l'affaire Cassano alimente la gazette en Italie. Le joueur s'est confondu en excuses, le président a laissé la porte ouverte à un possible pardon... Partout, Il y a les pro et les anti-Cassano, y compris au sein des supporters de la Sampdoria, dont certains, restés fidèles, n'hésitent pas à aller soutenir leur ancien n°99 jusqu'à sous sa fenêtre, comme le rapporte La Gazzetta dello Sport. Mais ils ne sont pas les seuls à aimer Cassano.

Depuis le début des éliminatoires de l'Euro, le sélectionneur italien, Cesare Prandelli, avait fait de Cassano le n°10 de la Nazionale, lui offrant par la même, à 28 ans, une énième occasion de briller sous le maillot azzurro (20 sélections en... sept ans !). Non retenu face à la Roumanie mercredi, il paie au prix fort ses excès de langage.

Pour espérer avoir une nouvelle - et dernière ? - chance avec la Squadra, Cassano sait qu'il va devoir désormais se tenir à carreau et être performant. Mais où ? Plusieurs clubs en Italie - Inter, Milan, Juventus, Fiorentina - et en dehors de la botte - Real - seraient prêts à l'accueillir. Et donc à prendre un certain risque...