Casoni: "Tout à gagner"

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Casoni: "Tout à gagner"
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Le leader de Ligue 2 contre le champion de France en titre. Telle sera l'affiche proposée dimanche soir à Annecy, à l'occasion des 32e de finale de la Coupe de France. Bernard Casoni, l'entraîneur d'Evian Thonon Gaillard et ex-coéquipier de Didier Deschamps à l'OM, aborde cette rencontre sans aucune appréhension. Au contraire.

Le leader de Ligue 2 contre le champion de France en titre. Telle sera l'affiche proposée dimanche soir à Annecy, à l'occasion des 32e de finale de la Coupe de France. Bernard Casoni, l'entraîneur d'Evian Thonon Gaillard et ex-coéquipier de Didier Deschamps à l'OM, aborde cette rencontre sans aucune appréhension. Au contraire. Avant d'évoquer le match contre l'OM, quel bilan tirez-vous de la première partie de saison ? Il est plus que positif. Au départ, on sort d'une saison de National à l'issue de laquelle on monte en Ligue 2. Notre objectif initial, c'était le maintien et là on se retrouve sur le podium à la fin des matches aller (en tête grâce à une meilleur différence de buts que celle du Mans, ndlr). C'est plus que bien. Comment expliquez-vous cette réussite ? Disons que l'on arrive à être cohérent. On fait notre chemin et on ne s'occupe pas trop des autres. On a démarré avec l'ossature de la saison dernière et on y a rajouté des joueurs d'expérience, Sorlin, Angoula ou Lacour. Et puis il y a les jeunes avec Sagbo et Dja Dje Dje. Il y aussi ce bon début de saison qui nous a favorisés, nous a donné de la confiance. On a connu quelques petits couacs mais on a bien réagi derrière. On n'a pas volé les points. Maintenant, on va essayer de faire aussi bien. Un an après votre arrivée, vous donnez donc entière satisfaction à ceux qui vous ont fait confiance. Je suis arrivé en janvier de l'année dernière quand l'équipe était en National. J'ai été contacté par Pascal Dupraz (le directeur sportif, ndlr) et puis j'ai rencontré Franck Riboud (*), quelqu'un de normal. Zizou et Liza en coulisses Le club possède également des partenaires connus... Zidane et Lizarazu sont actionnaires. On a eu l'occasion de les voir en début de saison, il y avait aussi Laurent Blanc et Alain Boghossian. C'est bien pour les joueurs de pouvoir échanger avec des personnes comme celles-là, avec un tel vécu. Et ça n'arrive pas tous les jours. C'est désormais l'heure de la reprise, avez-vous particulièrement mis en garde vos joueurs contre les éventuels excès dus aux fêtes ? Mes joueurs sont assez grands pour savoir ce qu'ils doivent faire. S'ils veulent être performants pour ce début d'année et notamment contre l'OM, il faut qu'ils soient sérieux. Ils connaissent leurs objectifs. Celui qui ne l'est pas, tant pis pour lui. Même si l'on se répète, on ne peut éviter la comparaison entre votre parcours et celui d'Arles-Avignon la saison dernière ? On n'arrête pas de nous dire ça ! Valenciennes avait fait aussi un parcours comme ça à une époque, monter de National en Ligue 1 en deux ans. Chacun écrit son histoire, on n'est pas là pour copier ce qu'a fait Arles-Avignon. Attention, c'est beau ce qu'ils ont réalisé. On fait notre travail et on verra, on sera peut être 7e ou 8e à la fin de la saison, ou premiers. Si ça doit venir, ça viendra, ou l'année prochaine. "Evian, C'est spécial quand même" On parle souvent du niveau de la Ligue 1 que beaucoup jugent assez faible. Quel est votre regard sur celui de la L2 ? Ce qui est sûr, c'est que tout le monde peut battre tout le monde. On s'en est rendu compte contre Reims (défaite 2-1 à domicile, ndlr), un mal classé. Dès qu'on relâche, on le paye comptant. Nous devons être le plus performant possible, dans la régularité. Comment ce 32e de finale de Coupe de France contre l'OM est-il vécu du côté d'Evian ? C'est un peu spécial. On ne sent pas l'effervescence que pourrait susciter un tel événement. On s'entraîne à Evian et on joue à Annecy, à 80 km, et le club est sur trois communes. C'est spécial quand même. Et on ne peut pas dire que la Savoie soit une terre de football... La région a une véritable identité, Evian-Thonon-Gaillard, c'est la Savoie et ça représente vraiment quelque chose. Il y aura du monde au stade dimanche et il ne faut pas oublier qu'avant le début de la saison, beaucoup d'équipes viennent dans le coin se préparer. On parle football dans la région même si le ressenti est différent au bord du Lac Léman. "Un piège pour eux" Qu'attendez-vous de ce match contre votre ancienne équipe ? On va d'abord le préparer normalement, sans huis clos ou mise au vert. J'espère qu'on les mettra en difficulté, on a tout à gagner dans ce genre de rencontre. Si on perd c'est normal, si gagne c'est un exploit. Je me suis retrouvé de l'autre côté, dans ce genre de situations. Pour un match de reprise, ce n'est pas évident d'aller chez le leader de la Ligue 2. Les conditions risquent de ne pas être faciles aussi avec un horaire en soirée (20h45). Ce sera plus un piège pour eux que pour nous. Tout le monde rêve d'affronter l'OM, on a en plus la chance de jouer à la maison. Qu'on se fasse plaisir avant tout et le résultat sera ce qu'il sera. Vous allez retrouvez Didier Deschamps qui vous avait succédé au capitanat de l'OM au cours de la saison 1992-93, celle de la victoire en Ligue des champions. Quels souvenirs en gardez-vous ? Je me suis cassé le pouce, j'ai perdu ma place et puis je ne l'ai plus retrouvée. C'est le football, c'est comme ça. En finale contre le Milan, j'étais sur le banc avec Thomas, Durand, Ferreri et Olmeta. Vous soulevez la coupe évidemment, vous l'aviez aussi méritée J'avais fait six matches quand même. Mais avec Dédé, ça se passe bien. On a mangé l'année dernière ensemble Marseille, à la même époque. Il n'y a jamais eu de problème avec lui, après chacun suit sa route. *: Le patron de Danone, sponsor principal et président d'honneur du club.