Carter: "Mon rêve s'est envolé"

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Carter: "Mon rêve s'est envolé"
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C'est face à une meute de journalistes accourus en hâte que Dan Carter a ce lundi, depuis l'hôtel Byron on Spencer de Takapuna, où les All Blacks ont succédé aux Français, livré ses adieux à la Coupe du monde. Déchirants pour toute une nation, mais d'une dignité qui force le respect chez l'ouvreur néo-zélandais qui, bientôt opéré, sera éloigné des terrains pour une durée de dix semaines.

C'est face à une meute de journalistes accourus en hâte que Dan Carter a ce lundi, depuis l'hôtel Byron on Spencer de Takapuna, où les All Blacks ont succédé aux Français, livré ses adieux à la Coupe du monde. Déchirants pour toute une nation, mais d'une dignité qui force le respect chez l'ouvreur néo-zélandais qui, bientôt opéré, sera éloigné des terrains pour une durée de dix semaines. Dan, comment est-ce arrivé ? Aviez-vous pu reconnaître quelques signes inquiétants ces derniers jours ? C'était impossible à prévoir... Je ne trouve pas d'explication et je ne cesse de me demander pourquoi c'est arrivé. Pourquoi ? Je n'ai pas la réponse. Je faisais ma routine habituelle, et la séance était plus courte que d'habitude. Je n'avais que quatre ballons à taper, c'était mon quatrième essai, et je me suis fait mal. C'est vraiment malheureux. Je savais que c'était assez sérieux à cause de la douleur, et aussi parce que c'était assez inhabituel. C'est vraiment frustrant, surtout que c'était assez inattendu. Je n'ai jamais eu de problème à l'aine par le passé, et c'est très dur. Vous dégagez un calme et une apparente sérénité qui forcent le respect. Comment faites-vous alors que tout un pays compatie à votre malheur ? C'était différent en privé. La nuit a été très dure, parce que mon rêve, pour lequel j'ai travaillé si dur, s'est envolé. J'ai reçu beaucoup de témoignages de la part de mes coéquipiers, de ma famille, qui m'ont énormément touché. Trop pour en citer un seul... C'est assez terrible et je suis très déçu de ce qu'il s'est passé, mais je vais devoir m'en remettre. "Je vais rentrer voir mes parents et me ressourcer auprès de mes proches" Comprenez-vous que les Néo-Zélandais considèrent votre forfait comme une perte nationale ? Je suis évidemment déçu de la manière dont les choses ont tourné, mais je veux rester positif. Je ne suis plus joueur, je suis désormais le supporter numéro un des All Blacks. Bien sûr que je suis frustré. Mais penser en termes de regrets serait trop dur... C'est pour cela que je veux rester positif, regarder vers l'avant. La Coupe du monde ne s'arrête pas avec moi, et il faut la gagner. C'est la deuxième grave blessure de votre carrière. A Perpignan, vous aviez accompagné l'Usap jusqu'à la conquête du Brennus. Resterez-vous dans l'ombre des All Blacks ? Je suis un joueur comme un autre, mon accréditation a pris fin dès que ma blessure a été officialisée par le médecin de la RWC. Je vais rentrer voir mes parents et me ressourcer auprès de mes proches. Je ne me fais de pas de soucis : il y a assez de bons joueurs dans l'équipe pour remporter la Coupe du monde. je pense à Colin Slade : ma blessure lui offre l'opportunité, à lui de la saisir et de prendre du plaisir. Je souhaite le meilleur aux joueurs, et leur souhaite de tout faire pour remporter le trophée.