Carré royal

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Le Masters ne pouvait rêver meilleur scénario. A l'issue des rencontres de poules, le dernier carré se compose des quatre joueurs qui termineront l'année aux quatre premières places mondiales. La première affiche, entre Rafael Nadal et Andy Murray programmée samedi après-midi, risque de déchaîner le public londonien. Dans la soirée, Roger Federer, toujours invaincu cette semaine tout comme Nadal, se frottera à Novak Djokovic.

Le Masters ne pouvait rêver meilleur scénario. A l'issue des rencontres de poules, le dernier carré se compose des quatre joueurs qui termineront l'année aux quatre premières places mondiales. La première affiche, entre Rafael Nadal et Andy Murray programmée samedi après-midi, risque de déchaîner le public londonien. Dans la soirée, Roger Federer, toujours invaincu cette semaine tout comme Nadal, se frottera à Novak Djokovic. Après douze rencontres de poules parfois insipides, souvent décevantes, le Masters devrait enfin prendre de la hauteur ce samedi. Déjà parce qu'il s'agit désormais de matches à éliminations directes, surtout parce que le dernier carré de la dernière grande épreuve de la saison, finale de Coupe Davis mise à part, ne pouvait pas être plus clinquant. Avec Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et Andy Murray, ce sont les quatre joueurs qui termineront l'année aux quatre premières places mondiales - l'Ecossais repassant devant Robin Söderling au profit de sa qualification pour les demi-finales -, qui se sont donné rendez-vous pour un alléchant final de l'année. La première demi-finale, celle mettant aux prises Rafael Nadal et Andy Murray dans l'après-midi, ne manque pas de piquant. Après avoir remporté l'été dernier la seule levée du Grand Chelem qui lui manquait encore, l'US Open, l'Espagnol aimerait terminer l'année en mettant la cerise sur le gâteau, décrocher le Masters, épreuve qui ne lui a jamais vraiment souri. Eliminé l'an dernier sans la moindre victoire, le n°1 mondial a une nouvelle fois prouvé durant la semaine ses aptitudes à toujours progresser. Auteur d'un sans faute depuis lundi, le Majorquin n'est plus qu'à deux victoires d'assommer un petit peu plus encore la concurrence. Federer a l'avantage Pour ce faire, il devra déjà écarter de sa route Murray qu'il a dominé huit fois sur douze lors de leurs précédents sur le grand circuit. Mais l'Ecossais, qui bénéficiera du soutien du public londonien, peut se targuer d'avoir remporté deux de leurs trois matches disputés en 2010. Il lui faudra néanmoins livrer un meilleur match que celui perdu sèchement ici devant Federer lorsque son service et son retour l'avaient lâché. Le Suisse, lui, est toujours en course pour remporter un cinquième sacre dans l'épreuve des maîtres après ses titres en 2003, 2004, 2006 et 2007. Impeccable jusque-là, avec trois victoires sans perdre le moindre set, l'Helvète est sans doute le mieux armé pour succéder à Nikolay Davydenko au palmarès. Pour atteindre la finale, et peut-être y défier Rafael Nadal pour la deuxième fois seulement cette saison, Federer devra déjà faire plier Djokovic. Contrairement à l'Espagnol, le Serbe a souvent croisé le chemin du Suisse cette année puisqu'il s'agira de leur cinquième confrontation. Djokovic, vainqueur seulement une fois, en demi-finale de l'US Open, ne partira pas avec l'ascendant psychologique. D'autant plus qu'il avait essuyé sa douzième défaite face à son adversaire du jour pas plus tard qu'au début du mois en finale à Bâle. Il y aura de la revanche dans l'air dans la soirée.