Cap Horn, les voilà !

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Cap Horn, les voilà !
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Les premiers concurrents de la Barcelona World Race sont attendus jeudi au Cap Horn, qui marque le point de départ de la remontée de l'Atlantique. Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron (Virbac-Paprec 3) devraient effacer le célèbre caillou en fin de matinée, suivis par les Espagnols Iker Martinez et Xabi Fernandez (Mapfre). Derrière, les autres concurrents souffrent...

Les premiers concurrents de la Barcelona World Race sont attendus jeudi au Cap Horn, qui marque le point de départ de la remontée de l'Atlantique. Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron (Virbac-Paprec 3) devraient effacer le célèbre caillou en fin de matinée, suivis par les Espagnols Iker Martinez et Xabi Fernandez (Mapfre). Derrière, les autres concurrents souffrent... La porte de sortie pour les uns, les portes de l'enfer pour les autres... Les concurrents de la Barcelona World Race, qui s'étalent sur quelques 5000 milles (9000 kilomètres) sur l'océan Pacifique, ne sont pas tous logés à la même enseigne. En tête et donc forcément mieux lotis, Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron s'apprêtent à sortir de ces eaux hostiles pour regagner l'Atlantique. Reste une dernière épreuve, le passage du Cap Horn que les deux hommes devraient effacer jeudi en fin de matinée (heure française) pour entamer la dernière partie de ce tour du monde en double et sans escale. Un rendez-vous qui devrait être digne du mythe avec un vent fort et une mer formée annoncés sur zone. A la barre de Virbac-Paprec 3, les deux hommes devraient devancer au pied du célèbre caillou de quatre heures environ Iker Martinez et Xabi Fernandez (Mapfre), qui continuent de s'accrocher à leurs basques (88 milles au dernier pointage mercredi matin). Si l'élastique entre les deux monocoques de tête s'est quelque peu tendu ces dernières heures, les champions olympiques espagnols ne désespèrent pas de faire la nique au duo français sur un terrain de jeu que Dick et Peyron, vainqueurs ensemble de la Transat Jacques-Vabre 2003, connaissent par coeur. We are Water sous l'eau Derrière, la lutte pour la troisième place sur le podium est tout aussi disputée. Pour preuve, le passage de la troisième porte de sécurité, la Mid Pacific Gate, effacée avec seulement 15 minutes d'avance par Renault ZE (Rivero-Rivis) devant Neutrogena (Hermann-Breymaier). Un duo germano-américain qui a enregistré des surfs à près de 30 noeuds sur l'ancien bateau de Roland Jourdain. D'où une relative prudence ce mercredi lors de la vacation du jour. "On a la philosophie de préserver un peu le bateau. On a du vent de 30-40 noeuds et on se dit que c'est peut-être la dernière fois que l'on a autant de vent donc ça serait un peu bête de prendre le risque de casser quelque chose maintenant, à la fin du Sud. Nous avons une mer croisée, une houle de travers et ce n'est pas facile de faire avancer le bateau dans des conditions comme ça : c'est un peu brutal !", a expliqué Boris Hermann. Ne pas casser, dans ces conditions difficiles tant tactiquement que physiquement, voilà le fil d'Ariane auquel s'accrochent Mirabaud (Wavre-Paret), Groupe Bel (De Pavant-Audigane) ou encore Estrella Damm (Pella-Ribes), engagés par ailleurs dans la chasse au podium. Le danger est partout. Les deux derniers bateaux de la flotte, Central Lechera Asturiana et We are Water, l'ont constaté, alors qu'ils n'ont pas encore franchi le détroit de Cook. Submergé par une vague imposante, le bateau de Jaume Mumbru et Cali Sanmarti, construit en 2000 par Bernard Stamm, a été partiellement inondé, portant plus que jamais son nom. Si leurs systèmes de navigation ont été endommagés, les deux hommes poursuivent leur route. Comme les Espagnols Juan Merediz et Fran Palacio, mais sous voilure réduite et en direction de Wellington, Central Lechera Asturiana, l'ancien Ecover 2 de Mike Golding, ayant démâté mardi soir, un sort déjà connu par le 60 pieds lors de son convoyage vers Barcelone. "L'équipe nous soutient et nous évaluerons les solutions possibles en arrivant à Wellington", a confié Merediz, qui se refuse à abandonner aussi facilement. Prêt à faire front. Comme tous les concurrents.