Caen maintient la pression

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Caen maintient la pression
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Brillant vainqueur à Nice (4-0), dimanche dernier, le Stade Malherbe de Caen dispute ce samedi, à l'occasion de la 34e journée, un nouveau match crucial pour sa survie, face à un autre candidat au maintien. Sortis de la zone rouge, les hommes de Franc Dumas accueillent Lens, le 19e, avec l'impératif de l'emporter, pour prendre de l'air avant une fin de championnat qui s'annonce compliquée.

Brillant vainqueur à Nice (4-0), dimanche dernier, le Stade Malherbe de Caen dispute ce samedi, à l'occasion de la 34e journée, un nouveau match crucial pour sa survie, face à un autre candidat au maintien. Sortis de la zone rouge, les hommes de Franc Dumas accueillent Lens, le 19e, avec l'impératif de l'emporter, pour prendre de l'air avant une fin de championnat qui s'annonce compliquée. C'est une lapalissade en football: mieux vaut gagner quatre fois 1-0 qu'une fois 4-0. A Caen, tout le monde en est conscient. Cela n'a échappé à personne que le succès à Nice décroché dimanche dernier, aussi convaincant soit-il (4-0, donc), ne permet pas au Stade Malherbe d'avoir fait un pas suffisamment grand vers le maintien pour crier victoire. Ces trois points ont tout juste permis aux hommes de Franck Dumas, et c'est déjà ça, de sortir de la zone rouge et de prendre un bon bol d'air. "Ça fait du bien de souffler un peu, de se vider la tête par une victoire, et on en avait absolument besoin", confirmait en début de semaine Romain Hamouma, dans Ouest-France. "Tout le monde peut battre tout le monde, ajoute le milieu normand. Ça risque de se jouer jusqu'au bout pour toutes les équipes, et nous peut-être contre Marseille... En tout cas c'est ce qu'il faut se dire pour rester au taquet." Aves ses huit buts en L1, et son doublé à Nice, Hamouma est la révélation caennaise de cette deuxième partie de saison. L'ancien Lavallois possède un talent certain, porteur d'espoirs, mais aussi créateur de jalousies. Notamment de la part de son pendant à gauche, Yohan Mollo, buteur démonstratif au stade du Ray. "J'ai le sentiment, parfois, de ne pas être utilisé comme mon compère de droite, a confié l'ancien Monégasque jeudi en conférence de presse. L'équipe penche à droite et je dois m'adapter à ça. Il n'y a aucune préférence, c'est à moi d'apprendre à faire avec, mais ce n'est pas toujours facile d'être parfois 10 minutes sans toucher le ballon alors qu'on fait les bons appels." Une sortie étonnante de la part de Mollo, qui tranche avec le discours habituellement entendu lorsqu'une équipe joue pour sa survie, où l'union sacrée est plus volontiers prônée. Dumas, d'ailleurs, n'a pas manqué de maintenir sous groupe sous pression. "Ce sera beaucoup plus difficile qu'à Nice. Mathématiquement, Lens a encore une possibilité. C'est une équipe qui va se lâcher", a rappelé vendredi l'entraîneur du SMC, conscient qu'une victoire face au 19e à D'Ornano est pratiquement indispensable. "A Nice, c'était une étape importante et obligatoire, pas une finalité, constate le mentor malherbiste. Les joueurs ont eu l'investissement nécessaire. Le relâchement est interdit." Car après Lens, Caen terminera la saison contre Rennes, Montpellier, Marseille et Lyon, quatre candidats à l'Europe, sinon mieux. Autant ne pas traîner en route.