Caen, le ton monte

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Caen, le ton monte
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Co-leader après deux journées, et autant de succès de prestige contre Marseille et Lyon, Caen se retrouve, moins de trois mois plus tard, aux portes de la zone rouge, à la veille de recevoir Lille, samedi soir à 21 heures, pour le compte de la 13e journée de Ligue 1. Après la défaite à Arles-Avignon (3-2) samedi dernier, le président Fortin et Franck Dumas ont essayé de secouer le cocotier normand...

Co-leader après deux journées, et autant de succès de prestige contre Marseille et Lyon, Caen se retrouve, moins de trois mois plus tard, aux portes de la zone rouge, à la veille de recevoir Lille, samedi soir à 21 heures, pour le compte de la 13e journée de Ligue 1. Après la défaite à Arles-Avignon (3-2) samedi dernier, le président Fortin et Franck Dumas ont essayé de secouer le cocotier normand... D'un extrême à l'autre. Terminé, depuis longtemps, l'été flamboyant qui avait vu les Caennais, fraîchement promus, se rappeler aux bons souvenirs de la Ligue 1 par deux succès mérités et méritoires à Marseille (1-2) et contre Lyon (3-2). Si redouté, l'automne a pris place en Normandie, faisant son apparition, comme le veut la coutume, peu après la mi-septembre. Le 22, précisément, date de la dernière victoire des Caennais, à Arles-Avignon (0-1), en Coupe de la Ligue. Depuis, les hommes de Franck Dumas ont vu le succès les fuir pendant sept rencontres. Pire, ils ont été battus lors de leurs trois dernières sorties, à Lille (4-1), en Coupe de la Ligue, par Nancy (2-3) et surtout à Arles-Avignon (3-2). Une défaite, la première pour une équipe de Ligue 1 face à l'ACA, qui a forcément agacé Dumas, un brin dubitatif après la rencontre. "Ce qui me dérange c'est que je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs, a jugé l'entraîneur de Caen. Mais le plus important, c'est la naïveté qu'on a. C'est-ce qui nous tue et nous a tués lors du dernier match. On est comme en apprentissage. J'ai honte par rapport aux supporteurs mais il faut séparer l'envie et le contenu qui n'a pas été mal. On a fait trop d'erreurs individuelles qui nous coûtent cher ce soir. Je ne veux pas en dire plus car j'en dirais trop". Point, cette fois-ci, d'excès verbaux qui avaient valu à Dumas une convocation devant le Conseil national de l'éthique pour ses propos envers les arbitres de Lille-Caen... Ce revers au Parc des sports d'Avignon est également resté en travers de la gorge du président Jean-François Fortin, lequel n'a que très peu apprécié le scénario identique à la défaite concédée face à Nancy, autre malade du championnat : une bonne entame de match, récompensée à chaque fois par une ouverture du score d'El Arabi, co-meilleur buteur de L1 avec Payet, suivie d'un écroulement généralisé des Malherbistes. "A deux reprises, après avoir marqué, il y a eu une baisse de régime et de tension", explique le président fortin, dans les colonnes de Ouest-France. "C'est inexcusable. Ce sont des fautes que même un entraîneur de DH ne pardonnerait pas." Tafforeau: "On n'a jamais cessé de rappeler qu'on jouait le maintien" "Quand on se relâche après avoir ouvert le score c'est faire preuve de suffisance, reprend M. Fortin. Je l'ai dit aux joueurs. Inconsciemment, on croit que l'objectif sera atteint aisément. On croit que c'est arrivé. C'est un manque d'ambition collective. Pour autant, j'ai l'impression qu'il n'y a pas de tricheurs dans ce groupe. Il est solidaire." En bon normand d'adoption, le président caennais sait souffler le chaud et le froid. "Les deux défaites sont inexcusables, reprend-il, pour autant je ne veux pas céder au catastrophisme, car d'un point de vue comptable, même si on a reculé, dans ce championnat serré, un succès peut vite nous ramener dans la première partie de tableau." Même son de cloche du côté de Grégory Tafforeau, qui conserve un rôle de cadre, malgré son actuelle blessure. "Même après nos victoires à Marseille et contre Lyon, on n'a jamais cessé de rappeler qu'on jouait le maintien et qu'il ne fallait surtout pas s'enflammer. C'est pour ça qu'aujourd'hui, alors qu'on est dans le dur, il ne faut pas non plus être alarmiste", assène l'ancien lillois. Toutefois, il ne faudrait pas que Caen refasse une saison similaire à celle d'il y a deux ans. En évoluant en deçà de son potentiel pendant plusieurs semaines, et en manquant parfois de réussite, les Malherbistes avaient fini par douter et terminé la saison par une relégation surprenante. Au moins, ils sont prévenus.