Ça reste une victoire...

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Ça reste une victoire...
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Trois sur trois pour l'équipe de France. Privés de Turiaf blessé et Parker ménagé, les Bleus ont dominé une Chine sans relief (76-59), ce jeudi, au tournoi de Londres préparatif à l'Euro 2011. En l'absence de ces deux leaders, Batum, De Colo et Séraphin ont pris les choses en main. Sans masquer un manque de rythme compréhensible vu les efforts fournis depuis deux jours.

Trois sur trois pour l'équipe de France. Privés de Turiaf blessé et Parker ménagé, les Bleus ont dominé une Chine sans relief (76-59), ce jeudi, au tournoi de Londres préparatif à l'Euro 2011. En l'absence de ces deux leaders, Batum, De Colo et Séraphin ont pris les choses en main. Sans masquer un manque de rythme compréhensible vu les efforts fournis depuis deux jours. Toutes les victoires sont bonnes à prendre. Celle-là aussi. Même si la Chine n'était clairement pas à la hauteur, et même si l'équipe de France avait moins de peps que la veille contre l'Australie (71-67), Vincent Collet ne boudera certainement pas le troisième succès obtenu par ses troupes (76-59), ce jeudi au tournoi de Londres, contre une formation asiatique limitée dans tous les secteurs du jeu et portée à bout de bras par son NBAer Yi Jianlian (20 points, 5 rebonds). A moins de deux semaines de l'Euro 2011 (31 août-18 septembre), il ne peut pas se le permettre. Surtout qu'il y a tout de même quelques motifs de satisfaction. Vu la faiblesse affichée par des Chinois dépassés d'entrée de match, il est certes difficile de savoir quelle valeur donner à cette performance. Mais sans Turiaf, rentré ce jeudi à Paris pour passer des examens complémentaires suite à sa blessure à la main gauche, ni Parker, ménagé par le sélectionneur, elle n'est tout de même pas si anecdotique. Et prouve que les Bleus, loin d'être au complet, sont capables de réussir de belles choses. En attaque notamment, où la balle a mieux circulé, et au rebond (43 à 20), comme la veille face aux Boomers. Le vrai bémol, c'est l'absence de Diot. Entré en jeu quelques petites secondes seulement contre les Aussies la veille, le meneur du Mans ne s'est même pas échauffé et est resté en tenue sur le banc. Son dos le ferait encore souffrir, apparemment. Faut-il craindre une nouvelle tuile ? Le staff tricolore ne s'est pas encore vraiment prononcé sur son cas. Du coup, c'est le très actif Albicy qui a pris place dans le cinq majeur aux côtés de Gelabale, Diaw, Noah et d'un Batum encore en vue (15 points). De Colo, en sortie de banc, a permis au néo-Gravelinois de souffler un peu. D'abord hésitant, il est peu à peu monté en puissance pour terminer avec 14 points et 7 rebonds. Batum fait le show ! Plus costauds dans la raquette, mais toujours maladroits de loin (5/19), les Bleus ont rapidement fait la course en tête avec un 19-1 à cheval sur les deux premiers quart-temps (24-7, 11e). Preuve des belles promesses offensives tricolores, il n'a cette fois même pas fallu attendre la fin du premier acte pour voir un tir primé réussi côté français, Gelabale étant le premier à régler la mire à longue distance. Secondaire peut-être, mais les Bleus n'y étaient pas parvenus en une mi-temps ni contre la Grande-Bretagne ni devant l'Australie... Il faut dire que la défense chinoise avait visiblement organisé une journée portes ouvertes. Pietrus, Noah, Diaw et un Séraphin incisif (14 points, 5 rebonds), qui n'avaient pas besoin de ça, en ont profité pour donner de l'air aux Bleus à la pause (36-22, 20e). Cet écart aurait été plus important avec plus d'adresse, plus d'application. Mais l'équipe de France n'a pas eu besoin de trop forcer pour l'emporter. La résistance de Yi Jianlian n'a pas intimidé plus que ça un Batum spectaculaire au dunk, qui a pris les choses en main dans le troisième quart. Albicy, rapidement gêné par les fautes, n'a pas pu trop l'aider. Gelabale, en délicatesse avec son shoot, non plus. Ce sont surtout les intérieurs qui ont insisté dans la peinture même si le jeu tricolore est devenu, au fil des minutes, de plus en plus brouillon (54-37, 30e). Une baisse de régime compréhensible puisque les Bleus, diminués par les absences de deux joueurs majeurs plus Diot, disputaient là leur troisième match en autant de jours. En Lituanie, le rythme sera le même. Voir plus intense.