Ça recommence mal

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@ Reuters
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L'équipe de France s'est inclinée face à la Biélorussie (0-1) en éliminatoires de l'Euro 2012.

L'équipe de France s'est inclinée face à la Biélorussie (0-1) en éliminatoires de l'Euro 2012. Le match de la reconquête a fait pschitt. Face à la modeste Biélorussie, 78e au classement mondial, les jeunes et nouveaux Bleus de Laurent Blanc n'ont jamais trouvé la solution, entamant la campagne de qualification à l'Euro 2012 de la plus mauvaise des façons, avec une défaite (0-1) concédée dans les dernières minutes (87e). À l'origine de ce coup de grâce, survenu à un moment où les Bleus ne pesaient déjà plus sur le match, on retrouve les frères Hleb. Le plus jeune des deux, Vyacheslav, profita de l'apathie de la défense française pour servir en retrait Sergey Kislyak. Le joueur du Dynamo Minsk expédia sa reprise dans la lucarne gauche d'Hugo Lloris, impuissant. Sur l'action du but, on pourra toujours argumenter qu'Alexander Hleb, de retour d'une position de hors-jeu, gêne l'intervention de Gaël Clichy. Mais l'équipe de France a été tellement impuissante tout au long des 95 minutes de jeu qu'on peut difficilement sortir de ce match avec des regrets. Une occasion et demie en première période Car face à un adversaire qui ne devrait pas - ou ne devait pas - jouer la qualification, un résultat nul, que Kévin Gameiro fut tout près d'apporter en fin de match sur une frappe de peu au-dessus (95e), ne changeait guère la donne. Il fallait gagner... Pourtant, la soirée avait bien commencé. Le Stade de France affichait presque complet et les drapeaux bleu-blanc-rouge distribués à l'entrée étaient bien agités. Les joueurs avaient même plutôt retenu la leçon de Laurent Blanc : ils chantaient - Rami ou Mexès - ou susurraient - tous sauf Diaby - la Marseillaise. Mais dès que le coup d'envoi fut donné, les travées perdirent leur enthousiasme pendant que les Bleus retombaient dans leurs travers. Le schéma initial en 4-4-2 avec Loïc Rémy et Guillaume Hoarau devant se transforma rapidement en 4-1-3-1 avec l'excellent Yann M'Vila en sentinelle devant la défense et Ménez dans un rôle de soutien offensif. Mais aucun des deux systèmes ne permit aux Bleus de bousculer une solide équipe biélorusse, ni même de se créer une occasion. Tout juste Rémy expédia une tête plongeante au-dessus (17e). Aucune fluidité, pas d'automatisme. Non, une bonne équipe de foot ne se construit pas en un mois... Il fallut attendre le temps supplémentaire de la première période pour voir le capitaine du soir, Florent Malouda, percer la défense et expédier un tir parfaitement détourné par le gardien Yuri Zhevnov. Rémy et Saha blessés Au retour des vestiaires, les Bleus furent plus entreprenants mais manquèrent de justesse dans le dernier geste, que ce soit Guillaume Hoarau (47e), de près, ou Malouda encore, de la tête (54e). Au bord du terrain, Laurent Blanc a parfaitement analysé la situation dès la fin du match. "On a des joueurs qui ne sont pas habitués à marquer des buts en équipe de France", a-t-il expliqué au micro de TF1. "Il y a Florent Malouda et Louis Saha, qui ont quatre buts chacun. Ils sont encore jeunes au niveau international, il faut conclure tout ça par marquer et c'est ce qu'on n'a pas fait ce soir." Le nouveau sélectionneur n'a pas été verni non plus. Après le forfait de Karim Benzema, Loïc Rémy (33e, remplacé par le remuant Valbuena) puis Louis Saha (neuf minutes après son entrée en jeu) ont été obligés de quitter la pelouse sur blessure. Quand rien ne va... "Il nous a manqué du réalisme offensif" a souligné Malouda. "Car on s'est créé des opportunités. Mais, dans les soirées comme ça, il faut au moins garder sa cage inviolée, on a poussé en fin de match et on ne pensait pas qu'on pouvait se prendre un but. (...). Les points qu'on a perdus ce soir, il faudra aller les chercher mardi." Mardi, c'est la Bosnie qui, elle, a fait le plein au Luxembourg (3-0). Ça recommence mal et c'est déjà compliqué.