Ça commence vraiment !

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Ames sensibles, s'abstenir. Après un premier tour le plus souvent dépassionné - n'en déplaise à "CP3" ou aux Grizzlies - le choc tant attendu depuis l'été dernier, au moment de la formation des "Heatles" de Miami, débutera dimanche dès les demi-finales de conférence. Le Heat et son "Big Three" passeront en effet au révélateur face au "Big Four" des Celtics. Les clés de la série.

Ames sensibles, s'abstenir. Après un premier tour le plus souvent dépassionné - n'en déplaise à "CP3" ou aux Grizzlies - le choc tant attendu depuis l'été dernier, au moment de la formation des "Heatles" de Miami, débutera dimanche dès les demi-finales de conférence. Le Heat et son "Big Three" passeront en effet au révélateur face au "Big Four" des Celtics. Les clés de la série. Arrières: avantage Boston Paul Pierce vs LeBron James, Kevin Garnett vs Chris Bosh, Ray Allen vs Dwyane Wade et Rajon Rondo vs... Mario Chalmers, l'ancien MOP du Final Four 2008 prenant rapidement le relais de Mike Bibby, titulaire mais dépassé. Regonflé par un premier tout impeccable face aux Knicks (19 points, 12 passes de moyenne), le meneur des Celtics sera évidemment l'une des clés de la série. Lors des trois premières confrontations en saison régulière, conclues par trois succès convaincants des Celtics, Rondo s'en était d'ailleurs donné à coeur joie avec respectivement 17 et 16 passes, puis un triple-double dans le troisième match. De sa capacité à attaquer le cercle et à profiter de tirs ouverts dépendra en grande partie le sort de la série. Dans deux styles complètement différents, l'opposition de styles entre le tireur d'élite Ray Allen et l'homme à tout bien faire Dwyane Wade devrait être bien plus équilibrée... Ailiers: avantage Miami On y est donc. Quoiqu'il arrive, la réussite, ou non, des "Heatles" en général et de LeBron James en particulier dépend en effet du résultat de cette série. En cas de victoire, il leur serait certes conseillé de pousser jusqu'en finales... Mais victime de ces mêmes Celtics en demi-finales de conférence, avec les Cavs en 2008 et 2010, "King James" doit absolument faire mieux avec le Heat. C'est peu dire que le double MVP en titre, 29 points de moyenne en saison régulière face à Boston, devra donc composer avec la pression du résultat: un nouvel échec serait en effet considéré comme un immense camouflet. Paul Pierce et Kevin Garnett devront, eux, faire avec la pression du temps qui passe. A 33 et 34 ans, les deux compères abattent sans doute l'une de leurs dernières cartes... Quant à Chris Bosh, charge à lui d'oublier les quatre confrontations en saison régulière, KG l'ayant le plus souvent réduit à la portion congrue avec à peine 13 points de moyenne. Pivots: avantage Boston En cas de défaite des Celtics, nul doute que le départ cet hiver de Kendrick Perkins pour Oklahoma City - en échange de Nenad Krstic et Jeff Green - occupera une place de choix dans les analyses d'après-match. Car Shaquille O'Neal encore incertain et Jermaine O'Neal tout juste de retour côté Celtics, le Heat pourrait bien rivaliser à l'intérieur. Non que Z Ilgauskas ait retrouvé une seconde jeunesse depuis la série face aux Sixers, mais Joel Anthony, s'il ne pèse guère sur le match en attaque, apporte au moins une présence de choix en défense, bloquant notamment l'accès du cercle aux plus impétrants. Pour autant, Boston possède trop de solutions de rechange pour être inquiet... Banc: avantage Boston Sans même avoir à évoquer le possible retour en jeu de Shaquille O'Neal, le banc des Celtics pourrait bien faire la différence durant les demi-finales face au Heat. Mike Bibby à la peine, Z Ilgauskas vieillissant, Mike Miller souffreteux, Eddie House transparent, il n'y a bien que James Jones qui remplit pleinement son rôle de remplaçant. Et pas seulement parce qu'il est le seul joueur du Heat à être déjà venu à bout des Celtics en play-offs. C'est peu dire que le retour d'Udonis Haslem serait vu d'un bon oeil en Floride. A l'inverse, Boston pourra s'appuyer sur Glen Davis, Jeff Green, Nenad Krstic ou encore Delonte West pour profiter des passages sur le banc des stars floridiennes. Qui devraient être limités... Entraîneur: avantage Boston Erik Spoelstra est certes parvenu à dompter les ego de ses trois stars et à survivre à un début de saison souvent indigent. Mieux, fort d'une deuxième moitié de saison plus convaincante, le Heat a même finalement arraché la deuxième place à l'Est et l'avantage du terrain qui va avec pour ces demi-finales de conférence. Mais pour l'heure, l'expérience de Spoelstra en play-offs se limite à la récente qualification décrochée face aux Sixers. A l'inverse, Doc Rivers peut se targuer du titre en 2008 et des finales de la saison passée. Surtout, après quatre saisons passées à leur tête, le coach des Celtics connait ses hommes et leurs réactions sur le bout des doigts, et n'a pas son pareil pour choisir le bon système lors des fins de match à suspense. Verdict: Boston en 6 Miami a beau avoir l'avantage du terrain, les Celtics possèdent les armes pour mettre fin à l'aventure des "Tres Amigos". La forme du moment et la force du collectif plaident en effet en faveur des joueurs du Massachusetts.