Ça bruisse à Nice

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Ça bruisse à Nice
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Dix-septième de Ligue 1 à deux points de la zone rouge, Nice, et surtout son entraîneur Eric Roy, sont dans une situation fragile. Après la lourde défaite contre le PSG (0-3), le président Stellardo a assuré le staff technique de son soutien. Mais ce mercredi, l'Equipe révèle que les dirigeants azuréens songeraient à Rolland Courbis. Même s'il n'y aurait eu pour le moment aucun contact, selon ce dernier.

Dix-septième de Ligue 1 à deux points de la zone rouge, Nice, et surtout son entraîneur Eric Roy, sont dans une situation fragile. Après la lourde défaite contre le PSG (0-3), le président Stellardo a assuré le staff technique de son soutien. Mais ce mercredi, l'Equipe révèle que les dirigeants azuréens songeraient à Rolland Courbis. Même s'il n'y aurait eu pour le moment aucun contact, selon ce dernier. "Une défaite laisse toujours des traces." Ainsi parlait Eric Roy après le revers de l'OGC Nice face à Paris (0-3) dimanche dernier. Un revers, le dixième cette saison pour les Aiglons, en vol pratiquement stationnaire, avec six points pris en huit matches depuis la victoire face à Marseille début décembre (1-0). "C'est compliqué pour les joueurs et le staff mais c'est maintenant qu'on va voir les hommes, reprend Roy. On va voir ceux qui ont envie de s'en sortir. Cette soirée nous confirme que cette saison sera difficile jusqu'au bout." Le sera-t-elle pour lui ? Comme tout entraîneur dans sa situation, 17e avec deux points d'avance sur Monaco, le premier relégable, Eric Roy n'est pas sûr de finir la saison sur le banc niçois. Mardi, il a tout de même reçu le soutien de son président. "Il n'est pas menacé, déclarait Gilbert Stellardo dans les colonnes de Nice-Matin. On a mangé notre pain noir, il faut maintenant redresser la barre sur les matches à venir. On a un vrai challenge. Je râle un peu quand il se plaint. Il a les joueurs qu'il a." C'est bien connu dans le monde du football, un entraîneur "soutenu" ne l'est que pour quelques matches, tout au plus. L'an passé, le 20 février, Stellardo confirmait Ollé-Nicolle, certes du bout des lèvres. Le 8 mars, il le remplaçait par Eric Roy. "Il n'y a pas de plan B, assure pourtant Stellardo. Je l'ai toujours soutenu. Il est jeune dans le métier, il doit progresser. On ne peut pas devenir le meilleur entraîneur en quinze ou dix-huit mois. Il fait une formation accélérée, j'ai confiance en lui." Mais selon L'Equipe de ce mercredi, le président azuréen chercherait un homme d'expérience pour garantir le maintien de l'OGCN, presque indispensable à un peu plus de deux ans de la livraison du nouveau stade de 35.000 places. Selon le quotidien sportif, Rolland Courbis aurait le profil idoine, d'autant qu'il a bien connu Roy pour l'avoir entraîné entre 1997 et 1999 à l'OM. "Personne ne m'a contacté, prévient tout de même Courbis. Je suis très heureux dans ce que je fais actuellement et je n'aime pas l'idée de prendre la place d'un entraîneur sous contrat. Maintenant, si c'est pour travailler avec lui, pourquoi pas ?" Plus au Nord, à Lens, ce type de management avait été expérimenté, et on reste encore marqué par les échecs des duos Papin-Leclerc ou plus récemment Santini-Wallemme. Pour se garantir une place au chaud, Roy et Nice auraient la bonne idée de faire un résultat samedi à Saint-Etienne, et de continuer leur parcours en Coupe de France, en franchissant les quarts de finale contre Reims.