C'était Paris galère

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C'était Paris galère
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Plus décevant encore qu'à l'occasion de l'exercice précédent, le Stade Français a réussi le triste exploit de signer sa plus mauvaise saison depuis son retour dans l'élite il y a treize ans. Onzième du Top 14, le club de la capitale, malgré l'arrivée de Michael Cheika, a déçu dans les grandes lignes, à l'image de ses cadres, pas au niveau. Le renouveau est annoncé, il est plus urgent que jamais.

Plus décevant encore qu'à l'occasion de l'exercice précédent, le Stade Français a réussi le triste exploit de signer sa plus mauvaise saison depuis son retour dans l'élite il y a treize ans. Onzième du Top 14, le club de la capitale, malgré l'arrivée de Michael Cheika, a déçu dans les grandes lignes, à l'image de ses cadres, pas au niveau. Le renouveau est annoncé, il est plus urgent que jamais. Agen devant le Stade Français: c'est la réalité d'un classement improbable sur le papier qui aura fait du promu lot-et-garonnais un probant dixième du dernier Top 14, deux points devant un Stade Français à l'agonie, crédité de son plus mauvais classement depuis 1998 et le retour du club de la capitale dans l'élite. Les Parisiens ont fait pire encore que lors de leur saison précédente, tombant de la neuvième à la onzième place d'un championnat, conclu sur un bilan effrayant de dix victoires, un nul et... quinze défaites, dont cinq à domicile. Dans ces conditions, difficile de donner tort à Bernard Laporte, de retour au club, lorsqu'il met en évidence l'incontestable constat d'échec adressé à Michael Cheika, censé amorcer pour sa prmeière saison dans la capitale la relance du Stade Français. Si la très relative profondeur de son banc constitue un argument à mettre à son crédit, la faillite des cadres, incapables d'assumer dans la continuité leur statut, aura plombé une fois encore un groupe censé faire tellement mieux, à l'image d'un Mathieu Bastareaud, dont le cas n'a sans doute pas fini d'empoisonner la vie du club. Après deux saisons de galère, Paris, sauvé sur le plan financier et repris en mains par un Bernard Laporte de retour dans la peau du nouvel homme fort, doit relever la tête. Cette fois, les excuses n'existeront plus. L'oeil de Yann DELAIGUE: "Les Parisiens ont raté leur saison, certes, l'effectif était insuffisant en nombre, mais quand on voit les noms de ces joueurs sur le papier, cette équipe avait de la gueule quand même ! (sic) C'est donc une vraie contre-performance. Ce club jusqu'à il y a peu présentait des soucis à tous les étages, sur le terrain comme en coulisses. Aujourd'hui, on est rassuré sur les coulisses, le Stade veut redevenir ce qu'il a été à nouveau avec des ambitions et des moyens. Concernant Bastareaud, j'imagine qu'il y a un dialogue qui s'instaure entre Laporte, Cheika et le joueur. Selon moi, Mathieu aurait tout à perdre de ne pas jouer le jeu avec son équipe. S'il reste, il est évident qu'il a le potentiel d'être le grand joueur qu'on attend, mais encore faut-il qu'il travaille... Je fais confiance à Bernard Laporte de le faire réagir de ce point de vue-là..." Le "prono" de DELAIGUE: "Ils reconstruisent leur équipe avec des grands noms, cette équipe devrait rebondir, mais c'est toujours difficile avec un grand nombre d'internationaux de présumer des conséquences de cette période de la Coupe du monde, qui va représenter tout de même près d'un tiers de championnat durant lequel ces joueurs, retenus par leurs sélections, vont faire défaut à leurs clubs. En tout les cas, c'est un club qui immanquablement va redorer son blason et parmi lesquels il va falloir compter, contrairement à ces deux dernières années." Mercredi: Retrouvez les bilans AGEN et PERPIGNAN