C'était le Real show

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C'était le Real show
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Le Real Madrid a explosé Malaga (7-0) en clôture de la 26e journée de Liga, sans aucune pitié pour son pauvre et vraiment trop faible adversaire. Grâce notamment à un doublé de Benzema et un triplé de Cristiano Ronaldo, les hommes de Mourinho - et surtout l'attaquant français - font un plein de confiance toujours bienvenu. Même si la faiblesse de leur adversaire relativise forcément cette performance.

Le Real Madrid a explosé Malaga (7-0) en clôture de la 26e journée de Liga, sans aucune pitié pour son pauvre et vraiment trop faible adversaire. Grâce notamment à un doublé de Benzema et un triplé de Cristiano Ronaldo, les hommes de Mourinho - et surtout l'attaquant français - font un plein de confiance toujours bienvenu. Même si la faiblesse de leur adversaire relativise forcément cette performance. 7-0, ça fait beaucoup. Mais ça résume assez bien l'écart béant qui sépare le Real Madrid de Malaga, soit le dauphin du Barça et le 19e de Liga. Tout le monde a pu profiter de cette soirée, Cristiano Ronaldo avec un triplé et Karim Benzema avec un doublé. Auteur de l'ouverture du score et du cinquième but des siens, le Français avait à nouveau été aligné d'entrée par José Mourinho, en dépit de sa performance très moyenne lors de la journée précédente à La Corogne (0-0), et a joué à nouveau 90 minutes. Si ce genre de matches est fait pour se rassurer, alors le Real a saisi l'occasion du mieux possible. Il ne faudra d'ailleurs pas y voir un signe de soudain et impressionnant renouveau des Madrilènes, tant Malaga est limité. A un peu moins de deux semaines du huitième de finale retour face à Lyon, les joueurs de la Maison blanche ont malgré tout joué un joli tour, qui reste toujours dans les têtes de tous les adversaires, un peu comme le 8-0 que Barcelone avait infligé à Almeria fin novembre, lors de la 12e journée. A la différence près que ce carton avait été réalisé à l'extérieur... Quoi qu'il en soit, la logique est parfaitement respectée en Liga, puisque Almeria et Malaga pointent aujourd'hui aux deux dernières places du classement. Face aux partenaires de l'Argentin Demichelis, arrivé au mercato en provenance du Bayern Munich mais qui a sombré comme tout le monde, il n'y a en tout cas pas eu de match. Tout bénèf' pour Ronaldo... et Benzema Le Real démarre la rencontre plutôt tranquillement, mais comme attendu, il n'y a qu'une seule équipe sur le terrain. Di Maria (5e), Marcelo (11e) et Ronaldo (13e) se rapprochent déjà de la cible, et la frappe de Quincy légèrement à côté (18e) ne va pas perturber les partenaires de Benzema. Le Français pense déjà soulager son entraîneur en reprenant, seul à un mètre de la ligne, une remise de la tête de Sergio Ramos, mais ce dernier est signalé hors-jeu (21e). Ce n'est que partie remise... L'ancien Lyonnais se libère définitivement d'un subtil extérieur du droit, à la réception d'un coup franc déposé par Xabi Alonso (1-0, 27e). Malaga ne peut alors plus espérer grand-chose et se démobilise. Après un nouveau but de Benzema refusé pour hors-jeu (31e), la défense visiteuse laisse toute sa moitié de terrain libre pour Di Maria, qui s'en va tromper Caballero (2-0, 36e). Et le festival continue après un but très logiquement refusé à Weligton, pour un hors-jeu doublé d'une main (42e). Marcelo (3-0, 45e), Ronaldo (4-0, 51e), Benzema de la tête pour le doublé (5-0, 62e) et encore Ronaldo, sur un penalty consécutif à une main dans la surface (6-0, 68e), amplifient le succès du Real. Caballero sort encore un double arrêt devant Benzema puis Ronaldo (69e) pour éviter d'en rajouter un septième dans la valise. Mais cette soirée ne pouvait être totalement pleine pour le Real et Ronaldo, sans une nouvelle page écrite au chapitre du duel Ronaldo-Messi en tête du classement des buteurs. Le Portugais, même s'il se blesse légèrement et sort après l'action, termine avec un triplé (7-0, 77e). Le compte est bon pour l'ancien Mancunien, désormais revenu à hauteur du double Ballon d'Or avec 27 réalisations en championnat. Depuis 52 ans et le duo Di Stefano-Puskas, jamais un joueur du Real n'avait inscrit quatre triplés dans la même saison. Circulez, y'a plus rien à voir... Si le Barça conserve sept points d'avance en tête de la Liga, le Real confirme quand même son statut de grand d'Espagne, dès qu'il s'agit d'imposer sa loi face à de - très - faibles adversaires.