C'était "l'Esgagne" !

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C'était "l'Esgagne" !
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La saison 2010 s'achève à Valence ce week-end, sur les terres de pilotes espagnols impériaux. Avec Lorenzo sacré en MotoGP et Elias premier champion du monde Moto 2, l'heure sera à la fête puisque le sinueux tracé valencian sacrera également un des siens en 125cc. Le tout avec une pluie de records et un monopole impressionnant dans une discipline qui tourne à la démonstration. 2010 se sera quasiment transformé en championnat d'Espagne.

La saison 2010 s'achève à Valence ce week-end, sur les terres de pilotes espagnols impériaux. Avec Lorenzo sacré en MotoGP et Elias premier champion du monde Moto 2, l'heure sera à la fête puisque le sinueux tracé valencian sacrera également un des siens en 125cc. Le tout avec une pluie de records et un monopole impressionnant dans une discipline qui tourne à la démonstration. 2010 se sera quasiment transformé en championnat d'Espagne. La vitesse aura pris en 2010 un réel accent espagnol. Déjà nombreux au sein des trois catégories, dont cinq en Moto GP (le même nombre que les Italiens), les Espagnols auront trusté les podiums cette année. Pas moins de 35 victoires sur 49 courses, la palme revenant à la 125cc. Marc Marquez, Pol Espargaro ou encore Nicolas Terol ont monopolisé les succès. Le premier pourrait d'ailleurs profiter de ce dernier week-end à domicile pour faire d'une pierre deux coups. Rafler le titre mondial face à ses deux compères mais aussi égaler le record de victoires sur une saison 125cc (11), établi en 1997 par un certain Valentino Rossi... Le nonuple champion du monde, figure numéro un des années 2000, a d'ailleurs lui aussi dû se résoudre à accepter cette domination en laissant le titre MotoGP à un Jorge Lorenzo qui a de nouveau franchi un cap cette saison. Où s'arrêtera le pilote âgé de 23 ans, auteur d'un nouveau numéro à Estoril la semaine dernière et qui pourra désormais compter sur le soutien inconditionnel d'une équipe Yamaha qui roulera pour lui en 2011 ? Pedrosa, son rival déclaré, n'a pourtant pas encore abdiqué et rêve de ramener le titre en Catalogne la saison prochaine. Avant cela, il lui faudra défendre sa deuxième place au championnat 2010 face aux derniers assauts de Rossi, pas encore résigné et gourmand à l'idée d'entamer son nouveau défi avec Ducati. La catégorie Moto 2 n'a également pas échappé aux toreros ibériques, offrant sa première couronne au revanchard Toni Elias, écarté de la catégorie reine. L'ancien pilote Honda a largement dominé les débats... au point de se voir offrir un guidon en MotoGP l'an prochain au sein du team de Lucio Cecchinello. Pour un retour très attendu. Catalogne et Baléares au sommet Elias portant haut les couleurs de la Catalogne, Marc Marquez l'imite avec autant de talent. Auteur d'une remontée impressionnante à Estoril passant de la dernière place à la reprise de la course à la première au drapeau à damier, le pilote Derbi, natif de Cervera dans la région de Lleida, est l'une des révélations de la saison 125cc mais un autre Catalan, Pol Espargaro (petit frère d'Aleix, engagé cette saison en MotoGP) ou le Valencian Nicolas Terol n'ont pas démérité. Jorge Lorenzo reste, lui, très attaché à ses Baléares natales. Le Majorquin a d'ailleurs fêté à la maison son premier titre dans la catégorie reine lors d'un retour triomphal. Avec cette diversité, c'est donc toute l'Espagne qui gagne. Du coup, cette domination insolente, teintée d'une grande popularité, se ressent de plus en plus sur le programme du championnat du monde. Au traditionnel Grand Prix d'Espagne, disputé cette saison à Jerez, s'ajoute désormais celui de Catalogne à Montmelo, le nouveau rendez-vous d'Aragon sur le Motorland et enfin celui de Valence ce week-end. Quatre Grand Prix sur le sol espagnol donc auxquels s'ajoutent 23 pilotes inscrits aux différents championnats. Et cette hégémonie ne semble pas prête de s'arrêter au vu du talent des jeunes pousses. De la catégorie reine aux promesses de demain, l'Espagne a donc tout écrasé et cela pourrait continuer. Même l'Italie, reine d'hier, en tremble, impuissante devant cette razzia... digne de sa légende Giacomo Agostini.