C'est pour ce soir ?

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C'est pour ce soir ?
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57 ans. Il faut remonter à 1953 pour trouver trace de l'équipe de France féminine dans le dernier carré d'un Championnat du monde. Une longue disette à laquelle les championnes d'Europe ont l'occasion de mettre fin vendredi soir face à l'Espagne lors d'un quart de finale très incertain. Bien dans leurs baskets depuis le début de l'épreuve, les filles de Pierre Vincent devront museler la grande Sancho Lyttle, fraîchement naturalisée, si elles veulent rentrer de République tchèque avec une médaille.

57 ans. Il faut remonter à 1953 pour trouver trace de l'équipe de France féminine dans le dernier carré d'un Championnat du monde. Une longue disette à laquelle les championnes d'Europe ont l'occasion de mettre fin vendredi soir face à l'Espagne lors d'un quart de finale très incertain. Bien dans leurs baskets depuis le début de l'épreuve, les filles de Pierre Vincent devront museler la grande Sancho Lyttle, fraîchement naturalisée, si elles veulent rentrer de République tchèque avec une médaille. Arrivées en République Tchèque le moral miné par les défections de dernières minutes de Sandrine Gruda et Emilie Gomis, les Françaises ont retrouvé du mordant après une semaine de compétition. La qualification pour les quarts de finale, obtenue mercredi soir, est passée par là pour récompenser le beau parcours des Bleues jusque-là (4 victoires - 2 défaites). Malgré les deux grandes absentes, auxquelles il faut rajouter Isabelle Yacoubou, les championnes d'Europe ont su se remobiliser et afficher un niveau de jeu qui leur a permis de battre le Sénégal, la Grèce, la Biélorussie et le Canada. Leurs deux défaites ont, elles, été concédées face aux Américaines et aux Australiennes, les deux grandes favorites pour le titre mondial qui sera décerné dimanche. Pour poursuivre leurs rêves de podium, les filles de Pierre Vincent vont devoir continuer sur leur bonne dynamique contre l'Espagne, leur adversaire des quarts de finale. Un gros morceau, impérial lors de ses cinq premiers matches avant de plier pour la première fois devant les Russes mercredi (67-76). Très toniques, à l'image de leur toujours jeune arrière Amaya Valdemoro (18.5 points de moyenne malgré ses 34 printemps), les Espagnoles possèdent un jeu offensif bien huilé comme l'atteste leurs 77 points marqués en moyenne par match dans ce Mondial (3e attaque). Défense de fer contre attaque de feu A l'inverse, les Françaises basent leur solidité sur leur défense de fer, capable de maintenir l'Australie à 65 points quand les coéquipières de Lauren Jackson ont l'habitude de dépasser la barre des 80 unités. La clé de ce quart de finale se situera d'ailleurs certainement là, sur la capacité des unes et des autres à imposer leur style de jeu. "On les connaît bien, elles jouent un basket de qualité, se connaissent depuis longtemps, détaille Pierre Vincent dans les colonnes de L'Equipe. Mais physiquement elles sont un peu limitées. Elles sont rapides, mais pas très puissantes." A l'exception de Sancho Lyttle, native de Saint-Vincent-et-les-Grenadines mais naturalisé récemment, qui détruit tout sur son passage depuis le début de l'épreuve. Avec 19 points de moyenne, ce qui en fait la meilleure marqueuse, et 12 rebonds, là aussi elle domine la catégorie statistique, la pivot risque de donner du fil à retordre au secteur intérieur français, son point faible en raison des blessées (Gruda et Yacoubou). Pour espérer franchir l'obstacle espagnol, et ainsi s'immiscer dans le dernier carré d'un Championnat du monde pour la dernière fois depuis 1953, année où elles avaient décroché une médaille de bronze, les coéquipières de Céline Dumerc auront le devoir de trouver un plan anti-Lyttle. Le jeu en vaut bien la chandelle.