C'est le Tour de Norvège !

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C'est le Tour de Norvège !
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Au lendemain de la victoire de Thor Hushovd à Gap, Edvald Boasson Hagen a poursuivi la moisson de victoires norvégiennes en remportant ce mercredi la 17e étape du Tour de France à Pinerolo. Parti à la faute dans la descente finale, Thomas Voeckler a perdu 27 secondes mais conserve son maillot jaune. Alberto Contador a encore attaqué, sans réussir à distancer ses adversaires.

Au lendemain de la victoire de Thor Hushovd à Gap, Edvald Boasson Hagen a poursuivi la moisson de victoire norvégienne en remportant ce mercredi la 17e étape du Tour de France à Pinerolo. Parti à la faute dans la descente finale, Thomas Voeckler a perdu 27 secondes mais conserve son maillot jaune. Alberto Contador a encore attaqué, sans réussir à distancer ses adversaires. Après les trombes d'eau sur la route de Gap la veille, qui ont rendu la descente de La Rochette difficile à négocier, c'est un franc soleil qui a accompagné le peloton tout au long de la journée ce mercredi. Comme si franchir la frontière italienne avait redonné un air estival à la Grande Boucle, avant les sommets enneigés du Galibier jeudi. La caravane du Tour a donc fait une excursion en Italie pour rejoindre Pinerolo, seule passage hors de l'Hexagone de l'édition 2011. Changement de temps, changement de pays, mais pas de changement de nationalité pour le vainqueur puisqu'après Thor Hushovd, c'est Edvald Boasson Hagen qui s'est imposé au terme de la 17e étape de la Grande Boucle, à l'accent décidément bien norvégien. Déjà vainqueur à Lisieux lors de la première semaine du Tour, le coureur de la formation Sky a décroché sa deuxième victoire d'étapes sur l'édition 2011, comme son compatriote (Lourdes et Gap), qui a en plus porté le maillot jaune pendant sept jours. Bon rouleur, gros puncheur à l'image de son succès en Normandie, Boasson Hagen se découvre même des talents de grimpeur. "J'étais très déçu hier de m'être fait surprendre par Thor donc je voulais ma revanche." Frustré donc par sa deuxième place à Gap derrière Hushovd la veille, il s'est à nouveau porté l'avant de la course ce mercredi, pour une étape au profil pas forcément taillé pour lui puisque le peloton a dû négocier cinq ascensions répertoriées, dont la montée vers Sestrières (1ère cat.) et la côte de Pramartino (2e cat.) au sommet situé à huit kilomètres de l'arrivée. Pas de quoi l'effrayer puisque c'est justement là que Boasson Hagen a fait la différence. Chavanel: "Ils sont peu de Norvégiens au départ mais ils sont très forts" Les kilomètres avalés ont d'abord écrémé le groupe des 14 coureurs échappés, dans lequel avaient pris place quatre Français (Chavanel, Casar, El-Farès et Hivert). Dans la côte de Pramartino, le Norvégien a senti le bon coup en répondant d'abord à une attaque de Chavanel avant de déposer le champion de France, pas en pleine possession de ses moyens (il s'est luxé l'épaule lors d'une chute sur la route du cap Fréhel). "Ils sont peu de Norvégiens au départ mais ils sont très forts", a-t-il d'ailleurs reconnu après l'arrivée. Pourchassé par Mollema et Hivert, Boasson Hagen a ensuite mieux négocié la périlleuse descente vers Pinerolo, le coureur de Saur-Sojasun allant même vers un tour dans le bas-côté après un virage à la trajectoire douteuse. Sur les quelques kilomètres de plat restants, ils ne l'ont pas revu. C'était bien lui le plus fort. Du côté des favoris, Alberto Contador a encore lancé une offensive dans la dernière ascension, mais les faibles pourcentages ne lui ont pas permis de creuser l'écart. Et c'est encore dans la descente, comme la veille vers Gap (décidément que de similitudes en les deux étapes), que le coureur espagnol a distancé ses adversaires, en compagnie encore de Samuel Sanchez. "J'ai attaqué dans la dernière ascension et je voulais faire la descente à bloc, a-t-il raconté devant la caméra d'Eurosport. On a évité la chute de peu, et derrière sur les trois derniers kilomètres j'ai essayé de rouler le plus vite possible. On s'est retrouvé à deux en tête, on a tout donné." Les frères Schleck, mais aussi Cadel Evans, sont finalement revenus sur le plat. "Tout le monde sait que je dois attaquer, a poursuivi Contador. Donc c'est un peu le même scénario qu'hier. Je pense que je me sens de mieux en mieux." Ça promet pour jeudi et l'ascension du Galibier.