C'est l'heure

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C'est l'heure
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L'équipe de France conclut mardi son parcours en éliminatoires de l'Euro 2012, lors de la 10e et dernière journée face à la Bosnie. Mais le suspense demeure sur la suite des évènements, puisqu'une défaite contraindrait les Bleus à passer par les barrages en novembre, tandis qu'une victoire ou un nul les qualifierait directement pour la Pologne et l'Ukraine. Place au premier match à très gros enjeu pour les Bleus de Blanc.

L'équipe de France conclut mardi son parcours en éliminatoires de l'Euro 2012, lors de la 10e et dernière journée face à la Bosnie. Mais le suspense demeure sur la suite des évènements, puisqu'une défaite contraindrait les Bleus à passer par les barrages en novembre, tandis qu'une victoire ou un nul les qualifierait directement pour la Pologne et l'Ukraine. Place au premier match à très gros enjeu pour les Bleus de Blanc. Cette fois, c'est la bonne. Il faut l'espérer, en tout cas. La France du football sait trop le caractère aléatoire d'un barrage, avec le souvenir de l'Irlande - et de la fameuse main de Thierry Henry - encore très vivace. C'est certain, une victoire face à la Biélorussie lors du premier match, ou même lors du deuxième, aurait arrangé beaucoup de choses, tout comme un succès en Roumanie. C'est certain, avec des "si", les Bleus auraient déjà rejoint l'Espagne, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre parmi les qualifiés pour la phase finale. Sauf que les troupes de Laurent Blanc ne sont pas parties sur les meilleures bases qui soient. De toute façon, la situation est ce qu'elle est, avec un certain confort tout de même: le match nul suffira aux Bleus face à la Bosnie, pour terminer en tête du groupe D de ces éliminatoires. Mais tout le monde se rappelle de l'Irlande, à commencer par Hugo Lloris, Patrice Evra, Florent Malouda et Alou Diarra, les quatre joueurs de la sélection actuelle à avoir pris part à cette interminable soirée du 18 novembre 2009. "On a acquis de l'expérience depuis ce match, mais c'est vrai que c'est toujours délicat de disputer une confrontation aller-retour avec beaucoup d'enjeu, confirmait lundi Lloris, qui sera capitaine des Bleus pour la quatrième fois de sa carrière, et pour la deuxième fois d'affilée. On est en tête du groupe quasiment depuis le début, donc on a forcément envie d'y rester, surtout devant nos supporters." La vraie problématique sera donc celle de la manière d'aborder cette rencontre. Faut-il jouer le nul ? Blanc: "On a l'intention de jouer" Pour Blanc, cette question n'est pas la bienvenue, ou alors elle se posera très tard. "On ne va pas attaquer le match pour faire 0-0, assurait-il lundi, lors de sa traditionnelle conférence de presse de veille de match. J'espère que malgré l'enjeu, c'est l'équipe qui fera le plus de jeu qui gagnera. On a l'intention de jouer, et éventuellement de gérer, si on gagne ou qu'il y a match nul à deux ou trois minutes de la fin. Mais à part ça, ce n'est pas ma philosophie, et ce serait le meilleur moyen de perdre." Forcément un peu plus prudent qu'avant l'Albanie, le sélectionneur n'a rien laissé paraître de ses intentions lors de l'ultime entraînement. "J'ai mon 11 de départ en tête", affirme-t-i. Mais les fameuses chasubles jaunes n'ont rien révélé... "Il y a toujours un petit jeu d'avant-match qui s'installe... Safet Susic dit qu'il va tenter un truc, on va faire comme lui. Vous verrez bien..." Entre la reconduction d'un système à deux attaquants ou le retour à une seule pointe, tout est possible. Et la première hypothèse a repris de l'épaisseur lundi, alors qu'elle semblait quasiment impensable - aux dires même du sélectionneur - après l'Albanie. Blanc ne cessera de toute façon de le répéter, seule compte l'animation. Et il aura raison tant qu'il gagne. C'est le lot de tout entraîneur, l'ancien coach bordelais le sait. Alors, 4-4-2, 4-3-3 ou 4-2-3-1, amovibles ou pas, peu importe. Simplement, la vérité d'un soir validera ou non le travail entrepris depuis plus d'un an. Selon Blanc, "c'est une finale, mais pas une vraie finale. Parce qu'il y a une séance de rattrapage". C'est exact. Mais être contraint de s'y rendre serait ennuyeux, et comporterait l'immense risque d'une catastrophe. Alors, autant gagner du temps. D'autant que l'Irlande serait un adversaire potentiel.