C'est déjà chaud à Sepang

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C'est déjà chaud à Sepang
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En F1, pas de temps mort. Si par le passé, les courses de début de saison ressemblaient à des séances de rodage grandeur nature, aujourd'hui, plus question de laisser passer l'occasion de briller et d'empocher de gros points au championnat. C'est ce que l'écurie Red Bull et Sebastian Vettel vont tenter de réaliser ce dimanche à Sepang pour la deuxième manche du championnat du monde.

En F1, pas de temps mort. Si par le passé, les courses de début de saison ressemblaient à des séances de rodage grandeur nature, aujourd'hui, plus question de laisser passer l'occasion de briller et d'empocher de gros points au championnat. C'est ce que l'écurie Red Bull et Sebastian Vettel vont tenter de réaliser ce dimanche à Sepang pour la deuxième manche du championnat du monde. Sebastian Vettel fera-t-il la passe de deux ? Vainqueur en Australie il y a quinze jours de cela, le pilote allemand s'est donné samedi de bonnes chances de l'emporter avec l'obtention, certes in extremis, de la pole position au détriment de Lewis Hamilton. Le pilote allemand a, encore une fois, montré toute sa maîtrise en bouclant un tour incroyable en 1'34"870. Une pole position qui ne lui donne pas l'assurance de disputer une course aussi calme qu'à Melbourne. Et ce, pour plusieurs raisons... Tout d'abord, parce que le pilote allemand sera accompagné sur la première ligne par la McLaren revigorée d'un Lewis Hamilton incisif tout au long du week-end. "Bien sûr on aurait aimé être en pole mais les gars de Red Bull ont encore un petit avantage. Le tour que j'ai fait n'était pas parfait et je dois progresser là-dessus". Signe que le pilote britannique sent qu'un coup est possible en course. Profiter des évènements de course est donc une possibilité. Tenter le all shot en est une autre. En 2010, pourtant qualifié en 2e ligne, Sebastian Vettel avait réussi à s'emparer avec autorité du commandement dès le premier virage en sautant Nico Rosberg (deuxième sur la grille) et Mark Webber (le poleman). Preuve qu'avec la position de pointe, rien n'est acquis. Lewis Hamilton, deuxième, et Mark Webber, qualifié en troisième position sur la grille, peuvent donc nourrir des ambitions de victoire. Une équation à deux inconnues: les pneus et la météo La principale inconnue de ce Grand Prix reste l'usure des gommes Pirelli. Sur la piste de Sepang, les enveloppes italiennes ont montré une rapidité d'usure inhabituelle. Comptant parmi les victimes de cette usure prématurée des pneus, Fernando Alonso s'attend à une multitude d'arrêts aux stands: "Nous pouvons nous attendre à faire trois voire quatre arrêts", a-t-il déclaré à l'issue des qualifications. Une opinion partagée par le pilote australien de l'écurie Red Bull, Mark Webber: "La course devrait être intéressante. Je pense qu'il y aura beaucoup de pit stops", annonce-t-il en conférence de presse. Si les plus pessimistes ne croient guère aux prédictions enthousiastes du pilote Red Bull, le facteur météo, souvent déterminant du côté de Kuala Lumpur, pourrait bien jouer les trouble-fête. Un rôle que les observateurs du F1 Circus attendent avec impatience et circonspection. Car, de l'autre côté de la planète, les averses n'ont rien à voir avec un vulgaire crachin breton, mais s'apparentent à de véritables trombes d'eau. En 2009, la pluie conjuguée à la pénombre avait contraint les organisateurs à amputer la course d'une moitié, n'offrant ainsi qu'un demi succès à Jenson Button.