Burgess se régale déjà

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Burgess se régale déjà
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Si Toulouse a les yeux de Chimène pour le flamboyant Luke McAlister, la Ville Rose apprend aussi à découvrir l'autre demi sudiste, l'Australien Luke Burgess, qui match après match apprivoise son nouvel environnement et apprend à maîtriser les subtilités du Top 14 comme de la H Cup. Avec dès ce vendredi la première des deux confrontations face aux Harlequins entre leaders de leur championnat respectif.

Si Toulouse a les yeux de Chimène pour le flamboyant Luke McAlister, la Ville Rose apprend aussi à découvrir l'autre demi sudiste, l'Australien Luke Burgess, qui match après match apprivoise son nouvel environnement et apprend à maîtriser les subtilités du Top 14 comme de la H Cup. Avec dès ce vendredi la première des deux confrontations face aux Harlequins entre leaders de leur championnat respectif. A Toulouse cette saison, un Luke peut en cacher un autre. Il y a le look très travaillé, muscles saillants et tatouages maoris, du Néo-Zélandais Luke McAlister. Et puis il y a, plus discrète, la silhouette de Luke Burgess devenue jour après jour de plus en plus familière aux supporters du Stade Toulousain que le demi de mêlée australien a rejoint à l'issue d'une Coupe du monde conclue avec les Wallabies sur la troisième marche du podium. S'il n'a pas la flamboyance de McAlister, l'ancien joueur des Warathas, un mois à peine après avoir posé ses valises dans la Ville Rose, impressionne tout autant par sa capacité d'intégration, à l'image de ce premier essai, synonyme de bonus, inscrit le week-end dernier, devant le public du Stadium, face à Toulon (33-12). Pour ce qui n'était jamais que le quatrième match de Burgess avec sa nouvelle formation. "Je n'aurais pas pu mieux tomber avec le club de Toulouse pour faire mes débuts en Europe, se félicite aujourd'hui l'intéressé. C'est un club d'une si grande réputation, la ville est superbe et les fans aussi. C'est génial d'en faire partie. (...) Le Stade Toulousain est une référence en Europe, si ce n'est LA référence. Ça fait un mois que je suis ici maintenant, j'ai pris mes marques, j'apprends le français et je travaille dur. Je voulais passer d'un événement excitant à un autre directement après la Coupe du monde de rugby. (...) Au niveau timing, ça s'est bien joué. C'était important de ne pas trop manquer le début de ma première saison. Il fallait absolument démarrer le plus tôt possible et c'est bien d'avoir pu m'y mettre dès mon arrivée." Burgess: "Dans une certaine mesure, j'ai un peu de pression..." Un professionnalisme reconnu par tous. On est loin des fantasmes autour de ces Sudistes supposés venir profiter d'une retraite dorée aux frais des ténors du rugby français... Successeur à 28 ans d'un certain Byron Kelleher sous le maillot rouge et noir, Burgess, dans un style sans doute plus académique, soutient pour l'heure la comparaison et se verrait bien profiter à son tour de la boulimie de titres du Stade dans le Top 14 comme dans cette Coupe d'Europe, où il a étrenné ses nouvelles couleurs et qu'il apprend à apprivoiser loin de ses habitudes dans un Super 15 fréquenté durant sept saisons. "C'est à la fois très physique et très ambitieux tactiquement, reconnaît-il. Ça change un peu du Super 15 car les styles de rugby de l'hémisphère sud diffèrent ; les collisions ne sont pas nécessairement aussi intenses, le jeu d'avant n'est pas le même et globalement c'est plus physique ici. (...) Mes deux premières expériences de H Cup étaient super. J'ai une meilleure idée maintenant de ce qu'est ce tournoi. Mon premier match à Toulouse était formidable (victoire 21-17 sur Gloucester) et j'ai bien aimé le déplacement au Connacht (victoire 36-10), et maintenant il y a encore plus d'action en perspective au Twickenham Stoop vendredi soir. Ça devrait être un beau rendez-vous de H Cup." En déplacement vendredi, à Londres, Burgess et le Stade ont pris rendez-vous pour la première des deux confrontations sans doute décisives en vue de la qualification pour les quarts de finale avec les Harlequins qui, comme les Toulousains, occupent la tête de leur championnat outre Manche (invaincus cette saison toutes compétitions confondues, les "Quin's" afichent un bilan de 14 victoires en 14 matches joués, ndlr). "Je sais que les Harlequins constituent une grande équipe, souligne Burgess. Ils sont très physiques et habiles, notamment Danny Care, un demi de mêlée très talentueux. Ils ont aussi des joueurs comme Nick Evans et Nick Easter, des adversaires représentant un véritable challenge. Je suis sûr que ce sera un match super et à la fois très compliqué et vu qu'ils mènent leur championnat, ça promet un gros match." Un de plus: "Pour Toulouse, chaque week-end est un gros match, en Europe et en Top 14, et on veut bien figurer dans toutes les compétitions, partager nos responsabilités et travailler ensemble pour produire le meilleur de nous-mêmes à chaque fois. Dans une certaine mesure, j'ai un peu de pression, je dois faire mes preuves dans cette nouvelle équipe, et la concurrence est rude d'une semaine à l'autre donc il faut jouer au top tout le temps." L'alpha et l'omega du Stade: Burgess a décidément tout compris.