Bulls, la 50e rugissante

  • A
  • A
Bulls, la 50e rugissante
Partagez sur :

Implacable tombeur de Sacramento (132-92), Chicago, fort de cette 9e victoire en 10 matches, signe d'ores et déjà son meilleur bilan depuis plus de dix ans en atteignant le total de 50 victoires en saison régulière (50 vic.-19 déf.). Une première depuis plus de dix ans, nécessaire pour tenir le rythme des Celtics, vainqueurs renversants à New York (96-86).

Implacable tombeur de Sacramento (132-92), Chicago, fort de cette 9e victoire en 10 matches, signe d'ores et déjà son meilleur bilan depuis plus de dix ans en atteignant le total de 50 victoires en saison régulière (50 vic.-19 déf.). Une première depuis plus de dix ans, nécessaire pour tenir le rythme des Celtics, vainqueurs renversants à New York (96-86). Le match de la nuit Il y a quelques jours de cela, Michael Jordan et Scottie Pippen étaient revenus hanter le parquet du United Center à l'occasion d'une cérémonie destinée à commémorer les vingt ans du premier titre NBA décroché par l'icône locale et sa formidable phalange de l'époque. Un passé lourd à assumer pour leurs successeurs, qui semblent toutefois aujourd'hui enfin se montrer à la hauteur de la légende. Le chemin vers un septième titre dans l'histoire de la franchise reste encore bien long, mais la victoire (132-92) signée lundi sur les Kings par Joakim Noah et ses coéquipiers valide une progression constante. Celle d'une équipe qui réalise d'ores et déjà sa meilleure saison depuis plus de dix ans ! Avec cette cinquantième victoire au compteur, la neuvièmes en dix matches, pour dix-neuf défaites, les Bulls nouvelle génération sont déjà à la tête du meilleur bilan de la franchise depuis la saison 1997-1998, celle de la dernière des six bagues de Champions accrochée par Jordan et consort dans les années 90. De quoi donner le sourire à un derrick Rose, conscient du chemin parcouru: "C'est cool. Je n'ai à me plaindre de rien. Nous gagnons les matches, jouons un bon basket et la ville devient folle !" Face à Sacramento, il n'y a en effet pas eu photo, grâce notamment à Rose et Kyle Korver, auteurs de 18 points chacun ; mais un bonheur n'arrivant jamais seul, Carlos Boozer, de retour d'une blessure à la cheville après cinq matches ratés, a pris part à la fête (16 pts). Au total, pas moins de huit joueurs à 10 points et plus, dont Joakim Noah et Omer Asik, tous deux 14 points, assortis de 9 rebonds pour le Français, mais aussi Luol Deng (17 pts), Keith Bogans (15 pts) ou encore C.J. Watson (11 pts). Une densité et une réussite (61,3 % de réussite au shoot), qui permettent même au coach Tom Thibodeau de faire souffler ses cadres, à l'image d'un Derrick Rose, resté seulement 28 minutes sur le parquet -il ne jouera pas le dernier quart-temps-, soit son plus petit total de la saison. "Nous essayons de gagner chaque match l'un après l'autre, tempère Rose. Bien sûr, nous aimerions remporter un titre. Mais nous avons encore beaucoup de choses à travailler avant d'y arriver." Pour le coach de Sacramento, Paul Westphal, les ambitions de Chicago sont évidentes: "Je crois qu'ils ont de légitimes aspirations à devenir champions. Ils sont dans le coup avec quatre ou cinq autres formations." Dont des Celtics que les Bulls rejoignent avec un bilan rigoureusement identique en tête de la Conférence Est ! Les Français Joakim Noah n'a pas été le seul Tricolore à la fête ce lundi. Si l'intérieur des Bulls, auteur, dans le détail, de 14 points à 5 sur 9 aux tirs, 9 rebonds et 3 contres en 28 minutes, a échoué dans sa quête du double-double, son compatriote Tony Parker a frappé un grand coup en la matière face aux Warriors. Alors que les Spurs tentaient d'oublier la blessure à la cheville de Tim Duncan en donnant la leçon à Golden State, renvoyé à ses études 111-96, le meneur français a profité de la soirée pour égaler son record de passes en carrière avec 15 offrandes distribuées à ses camarades. Ajoutez-y 17 points à 7 sur 15 aux tirs, 2 rebonds en 34 minutes et un Monta Ellis limité à 10 points, et le meneur tricolore méritait bien le statut d'homme du match en dépit des 28 points de Manu Ginobili. Il en aurait fallu encore un peu plus pour qu'Alexis Ajinça l'imite, notamment de la part de Raptors éparpillés façon puzzle 123-90 par les Nuggets, mais l'intérieur tricolore n'en a pas moins livré son meilleur match en trois ans de carrière NBA. Profitant des 16 minutes allouées par son entraîneur dans la déroute, l'ancien Mav a en effet frôlé le double-double avec 11 points à 4 sur 7 aux tirs et 9 rebonds, le Stéphanois améliorant son record de rebonds et échouant à une unité de sa marque référence au scoring. La soirée a en revanche été bien plus difficile pour Ronny Turiaf et Johan Petro. De retour dans le cinq de départ des Knicks pour la visite de Boston, Turiaf n'a certes pas démérite, si ce n'est au rebond, avec ses 11 points à 5 sur 7 aux tirs, 2 rebonds, 2 passes et 4 contres en 27 minutes, mais ses efforts sont restés vains. La faute à des Celtics finalement vainqueurs 86-96 après avoir pourtant accusé 14 points de débours à la pause et encore six à l'attaque de la dernière ligne droite. Recevant la visite des Pacers, les voisins du New Jersey en ont également été quittes pour une nouvelle défaite, s'inclinant 98-102 et Johan Petro n'a, lui, fait que passer avec 11 minutes de jeu pour 2 points à 1 sur 4, 2 passes et 1 rebond... Les chiffres de la nuit 4'13" Coup dur pour les leaders de la Ligue. La faute à la blessure à la cheville ayant obligé Tim Duncan à quitter ses partenaires après seulement 4'13" face à Golden State et qui lui vaut une absence d'ores et déjà estimée à deux-trois semaines. Une blessure d'autant plus rageante que Gregg Popovich l'avait mis au repos, il y a deux jours, face aux Bobcats en vue de l'épargner pour les prochains playoffs. Privés de leur joueur vedette, les Spurs n'en ont pas moins fait qu'une bouchée des Warriors 111-96 et possèdent désormais sept succès d'avance sur les Lakers à douze matches de la fin... 2. Deux de chute pour les Jazz. Et les playoffs s'éloignent pour la franchise mormone puisque ces deux revers ont été concédés face à des concurrents directs dans la course au printemps. Battu sur le fil 110-108 à Houston, Utah n'a cette fois pas existé à Memphis, les Grizzlies l'emportant 103-85 avec notamment 19 points et 13 rebonds de Zach Randolph. Du coup, la franchise du Tennessee, actuelle huitième de la Conférence Ouest, a repoussé Utah à trois matches, comme Phoenix, Houston émargeant, elle, à deux succès. 15. Une déception de plus pour les Knicks de Carmelo Anthony. Avec 15 longueurs d'avance à la pause, les New-Yorkais semblaient pourtant bien partis pour s'offrir, face aux Celtics, une victoire de prestige à même de relancer les troupes de Mike D'Antoni en vue des playoffs. Las, la faute à un dernier quart joué une fois encore à l'envers (17-33), les joueurs de la Grosse Pomme en ont été quittes pour un revers 86-96 avec notamment 24 points de Kevin Garnett et 21 de Paul Pierce. A noter qu'il s'agit désormais de la 9e défaite des Knicks en 16 matches joués depuis l'arrivée de Carmelo Anthony.