Brest saute sur l'occasion

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Brest saute sur l'occasion
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Après trois matches sans victoire, le Stade Brestois est reparti de l'avant mardi à l'occasion de son match reporté de la 15e journée de L1 en dominant facilement (4-1) une décevante équipe de Lens. Toujours invaincu à domicile, le promu breton remonte du coup sur le podium, troisième avec une longueur d'avance sur le PSG, à qui il ira rendre visite dimanche avec des ambitions.

Après trois matches sans victoire, le Stade Brestois est reparti de l'avant mardi à l'occasion de son match reporté de la 15e journée de L1 en dominant facilement (4-1) une décevante équipe de Lens. Toujours invaincu à domicile, le promu breton remonte du coup sur le podium, troisième avec une longueur d'avance sur le PSG, à qui il ira rendre visite dimanche avec des ambitions. Et c'est Lens qui perd au change ! Trois jours après s'être séparés à la mi-temps sous des giboulées de neige rendant la pelouse impossible à jouer et donc le report du match inéluctable, Brestois et Lensois se sont retrouvés mardi soir et la logique a été respectée, puisque c'est l'équipe la mieux classée, en l'occurrence celle d'Alex Dupont, qui a pris les trois points le plus logiquement du monde (4-1). Certes, le RCL, en réduisant le score juste avant la pause, a entretenu l'illusion une vingtaine de minutes au retour des vestiaires, semblant alors avoir les moyens d'égaliser, mais ses insuffisances défensives l'ont empêché d'aller au bout de ses ambitions, et c'est «fanny», dans le doute et toujours relégables que les Artésiens rentrent de leur périple breton. A contrario, le Stade Brestois 29, qui, depuis qu'il avait accédé à une inédite première place pour lui, n'avait pris qu'un point en trois matches (nul face à Sochaux, défaites à Lille et Rennes), retrouve la dynamique qui l'avait porté vers d'inattendus sommets, sa plus large victoire de la saison lui permettant de remonter sur le podium, à égalité de points avec Marseille et Lille, qui ne le devancent qu'à la différence de buts, et avec une longueur d'avance sur le Paris-SG, son prochain rival, dimanche au Parc des princes, pour une affiche qui devrait attirer la nombreuse communauté bretonne de la capitale du côté du stade de la Porte de Saint-Cloud. Deux buts, deux passes décisives pour Grougi Si la première mi-temps disputée sous la neige samedi dernier avait été assez équilibrée, le scénario a été tout autre trois jours plus tard, puisqu'il faut seulement dix minutes aux locaux pour débloquer leur compteur: sur un coup franc côté gauche, Grougi dépose le ballon sur la tête de Poyet qui en prolonge la trajectoire au fond des filets d'un Runje trop court (1-0, 11e). Les débats sont idéalement lancés pour les Bretons qui ne s'endorment pas pour autant sur leurs lauriers et plient quasiment l'affaire au bout de vingt minutes avec un deuxième but assez similaire: un corner côté gauche de Grougi sur le crâne de Baysse qui devance la sortie de Runje et inscrit le premier but de sa carrière en Ligue 1 (2-0, 18e). A 2-0, les choses sont tout de suite plus faciles, d'autant que dans le camp adverse, le Racing ne se montre guère, hormis Eduardo qui, sur un centre de Bedimo, obligé Elana à s'interposer (27e). On se dirige vers cet avantage logique à la pause, lorsque, sur un ballon récupéré dans l'entrejeu, Hermach sert plein axe Eduardo qui prend le meilleur sur Brou Apanga et réduit le score d'un tir croisé, effleuré par le portier breton (2-1, 44e). Ce but a le don de réveiller les Lensois qui, au retour des vestiaires, se montrent plus percutants, sans pour autant réellement menacer Elana. Et comme dans le camp d'en face, la réussite est au rendez-vous, le match bascule définitivement sur un chef d'oeuvre de Roux qui s'enfonce plein axe avant de décocher un missile sur le poteau gauche de Runje, Grougi a suivi et, du gauche, met les Finistériens à l'abri (3-1, 65e). Le festival offensif n'est pas pour autant fini pour Brest qui ajoute un quatrième but (l'équipe bretonne n'avait jamais marqué plus de deux fois cette saison), avec encore Grougi à la conclusion, cette fois de la tête sur un centre venu de la gauche de l'omniprésent Roux (4-1, 80e). Les Lensois boivent le calice jusqu'à la lie, eux qui n'auront montré que par très rares intermittences qu'ils valent mieux que leur peu enviable statut de relégables. Le voyage retour s'annonce pénible pour les hommes de Jean-Guy Wallemme qui, samedi, seront sommés de montrer autre chose face à Auxerre, faute de quoi le public de Bollaert risque de gronder pour de bon...