Brégerie: "Un nouveau cycle"

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Brégerie: "Un nouveau cycle"
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Capitaine du FC Metz, Romain Brégerie analyse le premier tiers de saison des Lorrains. Un début délicat, plaçant le club aux portes de la zone rouge, qu'"il faut assumer" selon l'ancien pensionnaire du centre de formation des Girondins de Bordeaux. La réception du Mans, sur le podium de la Ligue 2, ce vendredi lors de la 14e journée marque un nouveau défi pour une équipe en construction et s'appuyant sur une solide défense.

Capitaine du FC Metz, Romain Brégerie analyse le premier tiers de saison des Lorrains. Un début délicat, plaçant le club aux portes de la zone rouge, qu'"il faut assumer" selon l'ancien pensionnaire du centre de formation des Girondins de Bordeaux. La réception du Mans, sur le podium de la Ligue 2, ce vendredi lors de la 14e journée marque un nouveau défi pour une équipe en construction et s'appuyant sur une solide défense. Romain, la Ligue 2 atteint le tiers de la saison, quel bilan peut-on tirer du début délicat du FC Metz et quels en sont les enseignements ? Forcément négatif puisque nous sommes très mal classés. Si on est à cette place, c'est qu'on le mérite un petit peu. Il n y a pas de secret dans le football. On ne pensait pas être à cette place là. Il faut l'assumer, et comprendre que c'est plus dur de jouer lorsqu'on est à cette position là que quand on est avec plus de points donc moins de pression. Je pense qu'on est en train de progresser à ce niveau là aussi. Nos prestations sont encourageantes. Le nouveau cycle entamé à Metz, avec des jeunes et quelques nouveaux, vous a sûrement couté pas mal de points. Est ce que ces erreurs commencent à être retenus selon vous malgré le raté face à Clermont la semaine dernière (1-1) ? Oui, on mène 1-0 la semaine dernière avant de prendre un coup franc indirect dans la surface. Je ne suis pas sûr qu'il y en ait eu un autre sifflé depuis le début de saison. Ça tombe sur nous. Quand on est en bas, il ne nous arrive pas que des choses positives. Contre Angers, c'était un penalty. On entame un nouveau cycle avec beaucoup de nouveaux joueurs, et on sait qu'une équipe a besoin de se connaitre. C'est donc logique de progresser. On s'en est servi comme excuse en début de saison, on n'avait pas tout à fait tort. J'espère qu'on va continuer dans cette voie pour surtout enchainer des résultats. Parmi ces jeunes, on note une belle satisfaction avec l'émergence de Joris Delle au poste de gardien, appelé en équipe de France Espoirs. En tant que défenseur central, comment jugez-vous son intégration alors que Christophe Marichez, le titulaire, devrait revenir sous peu ? Joris, je le connais depuis deux ans et demi. Il était très jeune. J'ai toujours su que c'était un bon gardien. Quand on est gardien, c'est compliqué. Il faut savoir sauter sur l'occasion quand elle se présente. On n'a pas droit à l'erreur, c'est beaucoup de pression. Il a su être décisif sur certains matches. On est une des meilleurs défenses du championnat, c'est aussi un peu grâce à lui. "Il nous manque la dernière passe" Cette défense où vous faites un peu figure de guide est-t-elle la force du FC Metz à l'heure d'affronter Le Mans et son buteur Thorstein Helstad, en plein réussite ces dernières semaines ? Les attaquants de Ligue 2 sont de toute façon tous chiants à jouer ! La semaine passée, on était face à Sloan Privat, on a su annihiler son jeu. C'était positif. On n'a pas à avoir peur du Mans. A côté de moi, on a un joueur qui a plus de 15 sélections avec le Portugal, a joué la Coupe du monde (Nuno Fréchaut faisait partie de la sélection en 2002, ndlr)... On a de l'expérience, la ligne a l'habitude de jouer ensemble, un vrai atout par rapport aux autres lignes de jeu. Mais c'est aussi parce que tout le monde participe, il faut le souligner. Ce travail n'empiète-t-il pas en revanche sur la qualité offensive ? Metz ne se cherche-t-il pas un buteur attitré, capable de marquer régulièrement ? On n'a pas eu d'occasions, mais plus le ballon, on s'est montré plus mature dans le jeu. On a du mal dans le dernier coup de rein, dans la toute fin. Mais ce n'est pas vraiment un buteur, mais plus la dernière passe qui nous manque. On utilise bien le ballon, mais il manque encore un plus dans les 30 derniers mètres... Le Mans, à l'extérieur, a eu beaucoup de mal face à des équipes bien regroupées et jouant le contre... Est-ce la recette pour ramener un résultat en déplacement dans ce championnat ? Peut-être mais je ne pense pas que ce soit l'idée directrice de l'entraîneur. Il ne nous l'a jamais demandé, il aime le jeu. On est une équipe qui ne sait pas attendre et contrer, à chaque fois qu'on l'a fait, on a pris un but. On a besoin de jouer, tenter des choses. On a besoin de gagner des matches, et c'est en marquant qu'on le fera. On n'est pas encore assez tranchant pour se baser sur nos contres...