Brassage à l'italienne

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Brassage à l'italienne
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Déjà assurée de faire son paquetage pour l'Ukraine et la Pologne en juin prochain, la Squadra Azzurra essaiera de conserver cette dynamique de victoires, vendredi en Serbie, pour son avant-dernier match des éliminatoires de l'Euro 2012. Mais la cascade de blessures qui touche son effectif pourrait contraindre Cesare Prandelli à procéder à plusieurs expérimentations.

Déjà assurée de faire son paquetage pour l'Ukraine et la Pologne en juin prochain, la Squadra Azzurra essaiera de conserver cette dynamique de victoires, vendredi en Serbie, pour son avant-dernier match des éliminatoires de l'Euro 2012. Mais la cascade de blessures qui touche son effectif pourrait contraindre Cesare Prandelli à procéder à plusieurs expérimentations. L'équipe de France ne détient donc pas le monopole du forfait illimité. A l'instar de Laurent Blanc, le sélectionneur transalpin, Cesare Prandelli, doit faire face à un véritable casse-tête pour composer l'équipe qui débutera la rencontre contre la Serbie, vendredi à Belgrade, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2012. Domenico Criscito, Federico Balzaretti, Giampaolo Pazzini et Mario Balotelli ont en effet été rayés de la liste initiale, victimes du terrible mois de septembre et de blessures bénignes mais handicapantes. Mais, contrairement aux Bleus, la sélection italienne a déjà composté son billet pour la compétition continentale et ne risque plus rien face à son homologue serbe, qui dispute, elle, la deuxième place de ce groupe C, synonyme de sésame pour les barrages. Une rencontre que la Nazionale ne compte pas pour autant sacrifier sur l'autel de la suffisance et de la médiocrité. "Ce ne sont pas des amicaux mais des matches officiels, nous devons jouer le mieux possible et respecter le fair-play", s'est ainsi justifié Prandelli à Coverciano, l'équivalent du Clairefontaine local. L'heure de Giovinco ? L'Italie, qui a pris 22 points sur les 24 mis en jeu dans cette phase de qualification, s'appuiera sur son équilibre défensif, pris en défaut une seule fois en un an de campagne européenne. "Changer tout l'équilibre ne convient pas, il faut garder une certaine continuité, s'est confié un Prandelli embêté par la cascade de blessures qui touche son effectif. C'est une question de bon sens. J'ai peu de temps pour travailler, il faut entretenir nos automatismes dans une défense à quatre pour se donner de la sécurité." Par contre, l'absence de pression comptable lui permettra de tester une nouvelle formule offensive. L'ancien coach de la Fiorentina rêve d'aligner depuis sa prise de fonction le binôme Cassano-Balotelli mais le mal de dos du second pourrait encore retarder l'association de malfaiteurs. Le crime pourrait ainsi profiter à Sebastian Giovinco, auteur d'un début de saison canon avec Parme (5 buts en 5 matches) et pour qui Prandelli ne tarit pas d'éloges. "C'est peut-être le joueur le plus important du championnat." Une déclaration excessive dans la forme mais efficace dans le fond. A l'image de cette Nazionale.