Braga, le rêve continue

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Braga, le rêve continue
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Le Sporting Braga continue d'écrire l'un des plus beaux chapitres de l'histoire du club, si ce n'est le plus beau. Le vice-champion du Portugal, battu 1-2 à l'aller en demi-finale de la Ligue Europa, a fait le nécessaire au retour pour éliminer Benfica (1-0), à l'Estadio Municipal. La revanche tant attendue en finale entre Porto et les Benfiquistes n'aura donc pas lieu. Mais que l'histoire est belle pour Braga !

Le Sporting Braga continue d'écrire l'un des plus beaux chapitres de l'histoire du club, si ce n'est le plus beau. Le vice-champion du Portugal, battu 1-2 à l'aller en demi-finale de la Ligue Europa, a fait le nécessaire au retour pour éliminer Benfica (1-0), à l'Estadio Municipal. La revanche tant attendue en finale entre Porto et les Benfiquistes n'aura donc pas lieu. Mais que l'histoire est belle pour Braga ! Rien. Sur l'échiquier du football continental, Braga ne représentait rien. Tout au plus, le vice-champion du Portugal avait remporté une Coupe Intertoto, en 2008. Mais désormais, Braga compte beaucoup, et surtout pour Benfica, qui en voudra peut-être éternellement au SCB de lui avoir barré la route d'une revanche haut de gamme face à Porto, en finale d'une Coupe d'Europe. La courte marge (1-0) sur laquelle les hommes de Domingos Paciência l'ont emporté pourrait laisser croire à un scénario d'attaque-défense, pour qui n'a pas vu le match. Il n'en a rien été, en tout cas pas dans des proportions qui feraient affirmer que Benfica méritait de passer. Certes, les Aigles ont eu les opportunités pour égaliser, en première comme en seconde période. Mais ils n'ont pas démontré assez de continuité et de conviction dans leurs intentions pour décrocher leur ticket. Javier Saviola, qui a eu les deux opportunités les plus franches pour emmener les siens en finale, ruminera sûrement pendant très longtemps sa frappe sur le poteau (41e) et son incroyable absence à un mètre de la ligne (80e). Aujourd'hui, Benfica n'a plus rien à jouer et Braga a plus que jamais la tête dans les étoiles. Depuis 2001 et Alavés, sans doute, jamais un lilliputien européen n'avait réussi un parcours aussi incroyable. Dans deux semaines, rendez-vous à Dublin Sans Pablo Aimar, suspendu, les Benfiquistes ont eu toutes les peines du monde à concrétiser sur la pelouse de Braga, surplombée par ses rochers si caractéristiques. Juste avant l'ouverture du score de Custodio d'une magnifique tête décroisée (1-0, 18e), Lima (11e) puis Carlos Martins (15e) avaient inquiété Artur et auraient pu plier le match, ce qui aurait été justifié au vu du bon premier quart d'heure des Lisboètes. Braga a eu du mal à entrer dans son match, sans doute inhibé par l'enjeu, et le reprise victorieuse de Custodio ne pouvait sans doute venir que sur un coup de pied arrêté - un corner, en l'occurrence - tant les locaux étaient dominés dans le jeu. Mais ça n'a donc duré qu'un temps... Même si le SCB s'est encore fait quelques frayeurs par la suite, avec des occasions de Javi Garcia (32e), Maxi Pereira (60e), Gaitan (79e) ou encore Cardozo (88e), Hugo Viana puis Custodio auraient aussi pu donner un avantage plus conséquent à Braga, en l'espace de deux minutes (84e, 85e). Mais après tout, qu'importe les occasions et les frayeurs... Pour cette ville du nord du Portugal et ses 175 000 habitants, cette soirée est magique et dépasse évidemment le cadre de l'analyse technique d'un match de football. Encore en course pour la 3e place de leur championnat domestique à deux journées de la fin, les Arsenalistes n'en ont sûrement plus grand-chose à faire. Il leur faudra forcément quelques jours pour sortir de leur rêve, si ce n'est quelques semaines. Deux semaines exactement, puisque tel est le délai qui les sépare de la finale de Dublin, le 18 mai. Pour la première finale 100% portugaise de l'histoire en Coupe d'Europe, face à Porto, Braga sera là. Et sera fier.