Boyer: "On n'a pas à rougir"

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Boyer: "On n'a pas à rougir"
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Si la saison 2011 a commencé pour son équipe par une victoire d'étape sur l'Etoile de Bessèges, et se poursuivra dès mercredi avec le Tour Méditerranéen, Eric Boyer, le manager de Cofidis, espère voir sa formation briller sur les courses à étapes françaises. Paris-Nice, le Dauphiné-Libéré et évidemment le Tour de France, pour lequel quatre équipes tricolores ont été invitées. "En toute légitimité", selon le Francilien.

Si la saison 2011 a commencé pour son équipe par une victoire d'étape sur l'Etoile de Bessèges, et se poursuivra dès mercredi avec le Tour Méditerranéen, Eric Boyer, le manager de Cofidis, espère voir sa formation briller sur les courses à étapes françaises. Paris-Nice, le Dauphiné-Libéré et évidemment le Tour de France, pour lequel quatre équipes tricolores ont été invitées. "En toute légitimité", selon le Francilien. Eric, le début de saison de Cofidis est plutôt positif avec cette invitation pour le Tour de France 2011, et une première victoire d'étape, pour Samuel Dumoulin, sur l'Etoile de Bessèges... Tout démarre comme nous l'avions souhaité. L'an passé, nous avions remporté l'Etoile de Bessèges (le classement général par Samuel Dumoulin, déjà). Depuis deux ans, nous avions l'habitude de partir très fort. Cette année, nous avons décidé que le début de saison soit un peu plus léger, en termes de résultats. C'est plus facile à dire qu'à faire, car tous les résultats sont bons à prendre. Mais en tout cas, Bessèges n'était pas un objectif, le Tour Méditerranéen (de mercredi à dimanche) n'est pas un objectif, la semaine de Majorque non plus, ni le Tour d'Algarve. Par contre, j'avais dit aux coureurs qu'il ne fallait pas se gêner s'il y avait la possibilité d'aller chercher une victoire d'étape, c'est tout à fait ce qu'il s'est passé avec Sam' (Dumoulin). Tout se passe comme prévu. On est contents. On imagine que le fait d'avoir eu très tôt la confirmation que vous serez bien sur le Tour de France, même si la probabilité était élevée, a dû vous libérer, et repousser un petit peu l'obligation d'obtenir de gros résultats ? On avait effectivement peu de doutes en ce qui concerne notre participation au Tour, mais l'annonce nous a rassurés. On est également invité à Paris-Nice, au Dauphiné-Libéré, à Milan-San Remo, ce qui n'était pas forcément gagné, et on en attend encore d'autres. On a l'habitude de gérer du stress, quand on fait du sport de haut niveau. On vit avec. Et c'est vrai qu'apprendre en début de saison que les invitations attendues étaient validées, ça nous a retiré un peu de pression. On est plus serein. Mais on a tellement d'autres sources de stress... Espérez-vous encore beaucoup d'autres invitations ? On attend Liège-Bastogne-Liège, le Tour des Flandres, le Tour de Catalogne, le Tour de Pologne, l'Eneco Tour, et d'autres invitations qui sont importantes, même si on a déjà un bon programme... "Les équipes françaises ne déméritent pas" Que pensez-vous de cette décision d'ASO d'ouvertement donner un coup de pouce aux équipes françaises en invitant quatre formations tricolores, aux dépens notamment d'une équipe comme Geox ? Saur-Sojasun, Cofidis, FDJ et Europcar n'ont tout de même pas à rougir face à la formation Geox, qui ne présente aucun coureur français dans son effectif. Il n'y a rien d'autre à dire. Pour moi, ce n'est pas un coup de pouce donné aux équipes françaises, elles ont toute légitimité à être invitées sur le Tour de France. Même si elles ne comptent pas dans leurs rangs un ancien vainqueur (Sastre), et le 3e de l'édition 2010 (Menchov) ? Attendez, je crois que les équipes françaises, depuis des années, ne déméritent pas et sont toutes à l'honneur quand on constate le travail qu'elles réalisent, dans les règles qui sont celles qu'elles ont décidé d'observer. Je pense que les spectateurs sur le bord de la route sont plus ravis de voir Voeckler, Moncoutié, Coppel ou Casar, que Menchov et Sastre... Justement, pour un manager comme vous, le plus important est-il de briller sur le Tour de France, ou de retrouver le statut Pro Team, qui donne un accès automatique aux plus grandes courses du calendrier ? Ce qui est important c'est d'être en Pro Tour ET de remporter des étapes sur le Tour de France, Paris-Nice, le Dauphiné... Il faut les deux. C'est en gagnant un maximum de grandes compétitions que l'on se classe parmi les meilleurs, ainsi qu'en effectuant un bon recrutement pour 2012. Vous avez déjà quelques pistes ? Non, c'est encore trop tôt. On fera le point au soir de Liège-Bastogne-Liège (24 avril). "Damien Monier a un talent exceptionnel" Revenons sur le début de saison. Le premier grand rendez-vous est Paris-Nice. Vous y allez avec quels objectifs ? On vise un Top 5 au général, et une victoire d'étape. Avec qui ? Avec Moncoutié, ou avec d'autres coureurs. Je ne vais pas dévoiler notre stratégie. (rires) Concernant David Moncoutié, a-t-il décidé de revenir sur le Tour cette année, alors qu'il avait privilégié la Vuelta l'an passé ? Oui, il a décidé d'aller sur le Tour, si sa condition physique le permet. Je n'ai aucun doute là-dessus. Une victoire d'étape et le maillot à pois, ce qu'il parvient à faire sur la Vuelta depuis trois ans, serait un bon bilan. Damien Monier sera sur le Tour Méditerranéen cette semaine. Il a explosé en 2010, que peut-il espérer en 2011 ? J'espère que Damien sera capable de réaliser sur le Tour de France ce qu'il a réalisé sur le Tour d'Italie l'an dernier, qu'il gagne une étape de la manière dont il l'a gagnée. Je suis convaincu qu'il peut rentrer dans les 15 premiers du Tour de France cette année. C'est ce que j'attends de lui. Il a un talent exceptionnel, c'est un besogneux, c'est un travailleur. Pour moi, il est encore un petit peu timide pour espérer rentre dans un Top 10, mais dans un Top 15 il peut le faire. On vous sent l'envie de faire de grandes choses en 2011... Complètement ! Le jour où je ne serais plus motivé, j'arrêterai. Le matin, je me lève avec la passion, l'envie de gagner et de me poser la question pour savoir comment permettre à mes coureurs de gagner.