Bourgoin, le combat de trop

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Bourgoin, le combat de trop
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Le Top 14 a rendu son verdict. C'est l'heure des bilans que notre site, guidé par Yann Delaigue, vous propose club par club. Après trois décennies de présence ininterrompue dans l'élite, le CSBJ, rattrapé par ses difficultés financières, chute en Pro D2. Un crève-coeur pour toute une ville et toute une région. Une saison en enfer dont le club isérois, à l'instar d'autres bastions du rugby hexagonal, pourrait avoir toutes les peines à se remettre.

Le Top 14 a rendu son verdict. C'est l'heure des bilans que notre site, guidé par Yann Delaigue, vous propose club par club. Après trois décennies de présence ininterrompue dans l'élite, le CSBJ, rattrapé par ses difficultés financières, chute en Pro D2. Un crève-coeur pour toute une ville et toute une région. Une saison en enfer dont le club isérois, à l'instar d'autres bastions du rugby hexagonal, pourrait avoir toutes les peines à se remettre. Bourgoin a fini par craquer. Le miracle permanent du CSBJ a fini par se briser sur la réalité d'un impitoyable Top 14, qui n'autorise plus la moindre faiblesse et ferme la porte aux clubs des villes moyennes. Les chiffres de la débâcle iséroise sont terribles et suffisent à illustrer le calvaire de Julien Frier et ses partenaires, en position de relégables toute la saison, réduits à un total de six petits points en 26 journées et rejetés au final à... 27 longueurs de La Rochelle, l'autre relégué. "Même s'il a eu de grands résultats, ce club est toujours resté petit, commentait en fin de saison sur le site rugbynews.fr un capitaine Frier désabusé. Bourgoin est une ville de 20 000 ou 25 000 habitants, où tous les gens se connaissent. C'était un peu, comme on l'avait dit, le « petit village gaulois qui faisait de la résistance », par rapport à tous ces gros bassins économiques qu'il peut y avoir en France." Une résistance qui a cédé et va tenter désormais de se recomposer pour relever le très aléatoire défi de la reconquête. D'autres chefs d'oeuvre en péril, pourtant autrement plus armés, s'y sont cassé les dents... L'avis de Yann DELAIGUE: "Presque la saison de trop... Bourgoin a été « largué » très, très vite pour vive une année noire. Jusqu'à présent par des valeurs de courage, d'abnégation et de solidarité, les Berjalliens parvenaient à s'en sortir in extremis les saisons précédentes. Mais cette fois, ça n'est pas passé. Dans ce championnat où le niveau se relève de plus en plus, c'était trop pour Bourgoin. A force de problèmes extra-sportifs, un groupe tient une année, deux années, mais ça devient trop compliqué." Le "prono" de DELAIGUE: "Je pense que ça va être très compliqué de relever la tête pour Bourgoin dans un championnat professionnel, où l'on se rend compte que les grandes villes vont s'imposer petit à petit. Il suffit de regarder à l'émergence du voisin lyonnais, qui vient d'accéder au Top 14, et qui, selon moi, risque fort de remplacer de manière durable les Berjalliens."