Bourdy: "J'ai hâte d'y être"

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Bourdy: "J'ai hâte d'y être"
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Il y a du mieux pour Grégory Bourdy, 49e de l'Open d'Ecosse le week-end dernier après avoir raté le cut la semaine précédente à l'Open de France. Deuxième meilleur Français au classement mondial (81e, trois places derrière Raphaël Jacquelin), le Bordelais garde l'esprit positif et espère désormais bien faire au British Open, le troisième Majeur de la saison qui débute jeudi à Sandwich.

Il y a du mieux pour Grégory Bourdy, 49e de l'Open d'Ecosse le week-end dernier après avoir raté le cut la semaine précédente à l'Open de France. Deuxième meilleur Français au classement mondial (81e, trois places derrière Raphaël Jacquelin), le Bordelais garde l'esprit positif et espère désormais bien faire au British Open, le troisième Majeur de la saison qui débute jeudi à Sandwich. Grégory, le British Open débute jeudi. Ça reste une date importante pour vous ? Forcément, ça fait deux ans que je n'y ai pas participé donc je suis vraiment content de m'être qualifié. Je suis très impatient. Je prends les semaines les unes après les autres, mais le British reste un des plus beaux tournois au monde. Donc forcément, j'ai hâte d'y être et d'essayer de bien faire. Avoir manqué le cut à l'Open de France, ça peut jouer mentalement ? Ce qui peut jouer, c'est que je peux avoir encore plus les crocs ! Il faut toujours essayer de positiver les contre-performances, j'ai pour habitude de le faire même si j'ai du mal à les digérer, surtout à l'Open de France. Il faut se dire que j'arriverai encore plus motivé, peut-être moins fatigué parce que je n'ai pas joué le week-end. Il faut essayer de voir le côté positif dans cette petite claque. Que s'est-il passé pour vous, justement, au Golf national ? J'étais très déçu, je ne m'attendais pas à rater le cut. Malgré un bon départ au trou n°1 le vendredi, j'ai fait deux bogeys sur les deux suivants, donc ça a forcément compliqué la donne. Après, j'avais plutôt de bonnes sensations, je pensais pouvoir faire quelques birdies mais ça ne l'a pas fait. Sur la fin, j'ai essayé jusqu'au bout mais les putts ne sont pas tombés. Forcément, il y avait énormément de regrets. Il faut que je pense au British, oublier ça le plus rapidement possible. Qu'est-ce qui a vous a vraiment manqué lors de l'Open de France ? Un peu de tout. J'ai été irrégulier, j'ai manqué de consistance dans mon jeu en général. J'ai mis trois ou quatre balles à l'eau, c'est difficile après de terminer sous le par. Les deux jours étaient mauvais. "J'étais moins bien à l'Open de France" C'est un tournoi à part, non ? Vous ne passez pas le cut après avoir pourtant terminé dans le top 10 en 2010... L'Open de France me tient vraiment à coeur, c'est un de mes tournois favoris. C'est sûr que j'ai plus d'attentes à Saint-Quentin qu'ailleurs, et le parcours reste un des plus difficiles de l'année, d'une grande exigence. Il faut être bien présent dans son jeu, j'étais moins bien que les semaines précédentes et ça a été plus compliqué. Revenir de derrière, faire la course aux birdies, c'est délicat au Golf national. Ce n'est jamais facile, l'idéal c'est de bien démarrer pour jouer relâché et ne pas être sous pression à chaque coup, alors que le parcours est déjà assez exigeant comme ça. En dépit de la victoire de Thomas Levet, seuls cinq Français sur 24 ont passé le cut à l'Open de France. Qu'est-ce que vous en pensez ? Sur les 24, tous ne sont pas sur le circuit européen. C'est quand même un des plus gros tournois, avec un des plus gros champs de joueurs, sur un parcours difficile. Au départ, tous n'étaient donc pas sûrs de passer, loin de là. Mais c'est déjà ça, c'est peut-être mieux que certaines années... Ce n'est pas terrible, mais l'important, c'est d'en avoir devant. Que pensez-vous de la polémique déclenchée par Bubba Watson, à propos de la conduite des spectateurs au Golf national, concernant notamment l'utilisation des appareils photo ? C'est dommage qu'il n'ait pas apprécié à sa juste valeur. J'ai disputé des gros tournois, en Europe mais aussi aux Etats-Unis, et l'Open de France reste une épreuve majeure, un des plus beaux parcours qu'on puisse faire dans le golf professionnel, un tournoi de grande qualité. Après, il y a des imperfections, on dit souvent que le PGA Tour est peut-être au-dessus en termes d'organisation, mais je crois que l'Europe fait beaucoup d'efforts. Il y a beaucoup de tournois où il y a eu des appareils photo, des personnes qui parlent, donc il ne faut pas trop prendre au sérieux ce qu'il a dit. C'est un peu dommage. D'une manière générale, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, il faut faire prendre conscience aux gens qu'une photo juste avant de jouer peut nous perturber dans la préparation. On ne voit pas ça qu'à l'Open de France, peut-être a-t-il eu cette sensation et qu'aux Etats-Unis, habituellement, c'est beaucoup plus strict... C'est à voir. Vous qui avez joué des Majeurs et des WGC aux Etats-Unis, avez-vous été déboussolé, à l'inverse ? Non, j'ai pour habitude de m'adapter à chaque endroit où je me rends, comme un caméléon. J'adore m'imprégner de la culture du lieu où je joue, donc je me suis adapté, je me suis senti bien. Peut-être pas autant que chez moi, à Bordeaux, mais j'essaie de me faire à chaque fois à la culture et à la nourriture locales. Aux Etats-Unis, ce n'est pas vraiment gastronomique, mais ça me faisait rire et même plaisir de manger des hamburgers et des hot dogs. Watson a dit, justement, qu'il avait hâte de rentrer aux Etats-Unis pour manger à nouveau de la vraie nourriture. Ça ne sert à rien de débattre là-dessus. On sait tous que beaucoup de personnes, et les Américains en règle générale, n'ont pas cette culture de la gastronomie. Quand on voit comme ils mangent là-bas, c'est sûr qu'on n'a pas les mêmes repères. Je ne vais pas épiloguer là-dessus (sourires)... On a conscience - et pas que nous, les Français - d'avoir une des meilleures cuisines au monde, et c'est l'essentiel.