Boudjellal flingue encore

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Boudjellal flingue encore
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Engagé dans une partie de poker-menteur avec Bernard Laporte au sujet de Mathieu Bastareaud et de son avenir, Mourad Boudjellal, à la veille de la clôture des mutations, continue d'alimenter la polémique entre son RC Toulon et le Stade Français. Le président du club varois n'hésite pas ainsi à dénoncer l'origine des fonds qui ont permis le sauvetage du club parisien.

Engagé dans une partie de poker-menteur avec Bernard Laporte au sujet de Mathieu Bastareaud et de son avenir, Mourad Boudjellal, à la veille de la clôture des mutations, continue d'alimenter la polémique entre son RC Toulon et le Stade Français. Le président du club varois n'hésite pas ainsi à dénoncer l'origine des fonds qui ont permis le sauvetage du club parisien. Solidaire de ses troupes, qui ce lundi reprenaient en ordre dispersé l'entraînement un mois après la gifle face à Montpellier (27-3), synonyme de fin de saison prématurée pour le RC Toulon, Mourad Boudjellal, qui il faut bien le dire, ne fait jamais réellement relâche dès qu'il s'agit d'occuper le terrain médiatique, s'est offert lui aussi une entrée des plus musclées. Invité lundi soir de Bernard Laporte sur RMC, l'occasion d'évoquer le cas Bastareaud, le président toulonnais, loin d'être impressionné par les "connaissances et notamment celle du président de la République" de son rival, ne s'était pas montré très tendre dans la journée à l'égard de son hôte, s'interrogeant sur la nature du nouvel actionnaire du Stade Français. "Moralement, comment peut-on accepter ça en France ?" "Aujourd'hui, on a un groupe canadien avec cette espèce de société puante qui dit: « Venez chez moi, les bénéfices seront investis dans l'enfance maltraitée. Ça veut dire quoi ? », interrogeait-il lundi, depuis le stade à la reprise de l'entraînement du RCT, cité par Var-Matin. "Une fois que j'ai bien vécu, payé tout le monde, les notes de frais et les commissions, s'il reste de l'argent, je l'investis dans l'enfance maltraitée ? Ça pue ! Il faut sauver le Stade Français, mais il y a d'autres façons que d'aller chercher une société qui crée son fond de commerce sur l'enfance maltraitée. On ne joue pas avec ces choses-là." Une attaque au vitriol qui place désormais les relations entre les deux clubs sur un terrain très sensible. "Moralement, comment peut-on accepter ça en France ? Comment Max Guazzini peut-il l'accepter, lui que j'ai vu complètement éteint en conférence de presse, peut-être parce qu'il vient de cautionner 5 millions d'euros devant la DNACG (le gendarme financier de la Ligue nationale du rugby, ndlr) car l'argent des Canadiens n'était pas arrivé. Quand on est sur quelque chose d'aussi grossier moralement, il faut faire preuve d'humilité et Bernard Laporte n'en fait malheureusement pas beaucoup preuve." Et d'ajouter plus mordant que jamais: "Le Bernard Laporte sympathique, c'est plus celui des Guignols que celui de la vraie vie." A en croire l'homme fort de la Rade, "dans le monde du rugby aujourd'hui, tout le monde a peur de parler" quand il s'agit d'évoquer Laporte. A l'évidence, Boudjellal fait exception...