Bosch: "On apprend dans la douleur"

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Bosch: "On apprend dans la douleur"
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En ballottage favorable pour retrouver les quarts de finale de la Coupe du monde, l'Argentine affronte la Géorgie dimanche, à Palmerston. La veille, le choc de la Poule B entre l'Angleterre et l'Ecosse aura livré son verdict et les Pumas sauront à quoi s'en tenir pour retrouver le grand huit mondial. Le Biarrot Marcelo Bosch, libéré de ses pépins physiques et considéré comme la doublure naturelle du grand absent, Juan Martin Hernandez, veut saisir cette chance.

En ballottage favorable pour retrouver les quarts de finale de la Coupe du monde, l'Argentine affronte la Géorgie dimanche, à Palmerston. La veille, le choc de la Poule B entre l'Angleterre et l'Ecosse aura livré son verdict et les Pumas sauront à quoi s'en tenir pour retrouver le grand huit mondial. Le Biarrot Marcelo Bosch, libéré de ses pépins physiques et considéré comme la doublure naturelle du grand absent, Juan Martin Hernandez, veut saisir cette chance. Marcelo, on devine que cette titularisation à l'approche des quarts de finale vous met en confiance pour la suite de la compétition ? Je me sens bien. Je suis venu en tant que remplaçant, pour entrer là où on avait besoin de moi. J'ai commencé sur le banc, mais dès le premier match, j'ai dû aller m'échauffer très vite, suite à la blessure d'un coéquipier (Gonzalo Tiesi a dû déclarer forfait pour l'ensemble de la compétition, ndlr). Heureusement, j'étais serein car je m'étais beaucoup entraîné. Je crois que ça se voit sur le terrain, car je sens la confiance de mes coéquipiers, qui m'apportent tout leur soutien. Un sentiment de revanche existe-t-il pour vous qui n'avez pas été épargné par les blessures ces dernières saisons ? Oui, il y a un peu de ça. Je le prends aussi comme une nouvelle étape. Les blessures, ça arrive. On ne peut pas jouer et on broie du noir, mais tout finit par passer. L'important, c'est de tirer des enseignements de toutes ses expériences. Parfois, on apprend dans la douleur, ce qui est mon cas. J'ai mûri sur certains aspects de ma personnalité et aujourd'hui, je veux vivre tout à 200 % car je sais ce que c'est d'être blessé et de ne pas pouvoir s'entraîner. "Une bonne chose de connaître ce résultat, car si l'Ecosse gagne..." Jamais depuis le coup d'envoi de cette Coupe du monde, votre équipe n'a été en mesure d'aligner la même ligne de trois-quarts. N'est-ce pas difficile de trouver des repères ? Ça prouve qu'on est tous biens et prêts à jouer quand on fait appel à nous. L'entraîneur nous fait confiance. S'il nous fait tourner, c'est qu'il a ses raisons. On est tous là pour apporter des choses là où on nous le demande. Je ne crois pas que ce soit une mauvaise chose. Que vous inspire cette équipe de Géorgie ? Après votre victoire à l'arraché face à l'Ecosse, l'erreur ne serait-elle pas de se relâcher ? C'est un adversaire très difficile, avec beaucoup de joueurs qui sont performants en Europe. Il ne faut surtout pas la sous-estimer, il va falloir être dedans d'entrée. On doit croire en nous, ce qui est notre cas, car c'est ça qui va payer. Est-ce une chance supplémentaire pour l'Argentine de disputer son match dimanche en connaissant le résultat du choc Angleterre-Ecosse, qui aura eu lieu la veille ? On ne va pas entrer sur le terrain avec ça en tête. C'est une bonne chose de connaître ce résultat, car si l'Ecosse gagne, on devra aller chercher la victoire avec des essais, mais il y a des mois que l'on joue ensemble. Ce sera un plus, mais ce n'est pas le plus important. Votre pronostic sur ce match entre Anglais et Ecossais ? Sur le papier, l'Angleterre est favorite, mais il ne faut pas sous-estimer l'Ecosse, comme on a pu le voir l'autre jour dans un match très mal engagé pour nous. Ils ont montré ce dont ils sont capables.