Bordeaux remercie l'arbitre

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Bordeaux remercie l'arbitre
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Si les Girondins ont dominé Nancy (2-1), samedi soir à Chaban-Delmas lors de la 13e journée de Ligue 1, ils le doivent à M. Varela. L'arbitre du match a accordé un but inexistant à Bordeaux dans le temps additionnel, alors que les deux équipes se dirigeaient vers un nul logique. Un succès qui permet aux hommes de Jean Tigana de remonter à la sixième place. Et enfonce les Nancéiens dans la zone rouge.

Si les Girondins ont dominé Nancy (2-1), samedi soir à Chaban-Delmas lors de la 13e journée de Ligue 1, ils le doivent à M. Varela. L'arbitre du match a accordé un but inexistant à Bordeaux dans le temps additionnel, alors que les deux équipes se dirigeaient vers un nul logique. Un succès qui permet aux hommes de Jean Tigana de remonter à la sixième place. Et enfonce les Nancéiens dans la zone rouge. Hors-jeu ou pas ? Main ou pas ? But ou pas ? Autant de questions qui ont failli irriter Jean Tigana et qui, à l'issue de ce Bordeaux-Nancy, risquent de rendre fou de rage Pablo Correa. Une semaine après avoir été très critique envers l'arbitre de Bordeaux-Valenciennes (1-1), l'entraîneur girondin est sorti de ses gonds et s'est fait exclure au moment où Alo'o Efoulou, couvert par Ciani qui était en dehors des limites du terrain (1-1, 83e), a égalisé pour l'ASNL, ce samedi soir à Chaban-Delmas. Sept minutes plus tard, quand M. Varela a accordé un but inexistant à ses troupes (2-1, 90e), il avait la banane. A sa place, qui ne l'aurait pas eu ? La décision de l'homme en noir, sur ce coup franc de Plasil repris de la main par Wendel avant que le ballon heurte le poteau et ressorte, est si aberrante qu'il vaut mieux en rire. A chaud, Grégorini, interrogé sur Foot+, était lui plutôt amer. Ça se comprend aussi... "Le ballon tape le poteau et après je le sors, ensuite l'attaquant de Bordeaux tire et je l'arrête, a-t-il raconté. Il y a un arbitre principal, un arbitre assistant mais ça s'équilibre soi-disant en fin de championnat. On verra si c'est le cas. Je n'ai plus rien à dire." Grégorini: "C'est toujours Nancy qui en pâtit" En attendant, ce but inexistant complique nettement la situation des Nancéiens, avant-derniers de Ligue 1 après cette 13e journée. Et il permet aux Bordelais, au ralenti depuis leur dernier succès à Auxerre (1-0) le 16 octobre dernier, de retrouver de l'ambition au classement, puisqu'ils occupent désormais la sixième place. A seulement trois longueurs de Brest, leader accroché par Sochaux (1-1). Dans un championnat aussi dense qu'indécis, un succès suffit pour relancer une saison. Celle des Girondins était jusque-là irrégulière, presque insipide. Elle retrouve un sens grâce à une décision même pas litigieuse, mauvaise. "Ça tourne toujours contre nous à chaque fois. A l'extérieur on est trop gentil, sur ces matches-là on le voit et c'est toujours Nancy qui en pâtit", a ajouté Grégorini, impuissant et abandonné par sa défense sur l'ouverture du score de la tête signée Sané, suite à un corner joué à deux entre Plasil et Trémoulinas (22e). Un but qui est venu récompenser une légère domination bordelaise en première période. Le deuxième acte, plus terne, a dû attendre les coups de sifflets douteux de M. Varela pour gagner en intérêt. Car ni le milieu à trois Plasil-Wendel-Gouffran ni l'attaque Ben Khalfallah-Modeste-Maazou alignés par Jean Tigana n'avaient produit leur effet. Bordeaux renaît, oui. Mais à quel prix ? Celui du ridicule.