Bordeaux ne l'a pas volé

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Bordeaux ne l'a pas volé
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Bordeaux peut se satisfaire du résultat nul ramené de Turin (1-1) qui s'avère être de bon augure pour la suite de la compétition.

Entame de parcours convaincante pour les Girondins de Bordeaux dans cette Ligue des Champions. Dans un groupe élevé où ils ne font pas figure de favori, les Bordelais ont su contenir la formation turinoise (1-1) dans son antre lors de la 1e journée. De bon augure pour la suite de la compétition... Dans ses petits souliers en championnat, Bordeaux avait hâte que débute la Ligue des Champions pour savoir où il se situait par rapport au gratin européen. Dans ce contexte, le déplacement à Turin mardi soir tombait à pic. Après une campagne 2008-2009 ponctuée par une sortie de piste avant les huitièmes de finale, les Girondins ont pu constater dans le Piémont qu'ils avaient bien franchi un cap. Leur entrée en scène désastreuse à Chelsea (0-4) la saison dernière appartient bien au passé. Les champions de France, reversés cette année dans un groupe relevé en compagnie de la Juventus et du Bayern Munich, n'ont pas raté leur premier test en tenant en échec l'actuel leader de Serie A sur sa pelouse (1-1), ce que peu de clubs français peuvent se targuer d'avoir fait. Bordeaux est donc entré dans la compétition par la grande porte, et aurait même pu espérer repartir d'Italie avec les trois points tant ils auront su maîtriser des Bianconneri amorphes pendant la première heure. Mais, à l'image de Laurent Blanc, les Bordelais savent se satisfaire de cette belle entame. "Il y a eu beaucoup de maitrise et d'envie, savourait au micro de Canal+ l'entraîneur des Marine et Blanc. On n'avait pas la timidité de la saison dernière. Cela nous a servi, on était venu avec beaucoup d'ambition et on a démontré qu'on avait raison d'en avoir. C'est ce qui me satisfait le plus, outre le résultat." Laurent Blanc a donc apprécié le comportement de ses joueurs chez, quoiqu'on en dise, un grand d'Europe. Alou Diarra en état de grâceRarement bousculés dans le jeu, si ce n'est lors du deuxième quart d'heure de la seconde période où les Turinois ont accéléré, avec à la clé le but de Iaquinta (63e), les Girondins ont répondu dans tous les domaines, portés par une abnégation de tous les instants récompensée par l'égalisation de Plasil (75e). Au niveau individuel, les satisfactions sont également nombreuses. A commencer par la copie parfaite rendue par Alou Diarra, capitaine courage au four et au moulin, impeccable dans toutes ses interventions. L'international français, qui aurait pu ouvrir la marque sur sa frappe en pivot peu après la demi-heure de jeu, a notamment tenu la baraque lors du passage difficile des siens au coeur de la seconde période. Mais plus que les performances individuelles, Laurent Blanc veut retenir la manière utilisés par ses hommes pour tenir tête aux coéquipiers de Gianluigi Buffon, par ailleurs toujours aussi sécurisant à 31 ans. "Il y a eu trop de complexe d'infériorité face aux équipes italiennes ces dernières années, reprend le champion du monde 98." Oui, Bordeaux devra confirmer ses bons débuts. Dans deux semaines déjà à Chaban-Delmas avec une victoire impérative face au petit poucet du Maccabi Haïfa puni hier à domicile par le Bayern Munich (0-3). Les deux affrontements face aux Bavarois, qui seront suivis du match retour contre la Juventus, seront sans doute plus faciles à préparer avec un petit matelas de quatre points. La route des huitièmes de finale est encore longue mais Bordeaux a pris le bon itinéraire dès le départ mardi soir.