Bordeaux, la méthode Coué ?

  • A
  • A
Bordeaux, la méthode Coué ?
Partagez sur :

Après deux crus de piètre qualité, Bordeaux retrouve la Ligue 1 avec l'objectif de terminer parmi les cinq premiers au terme de cette saison 2011-2012. Francis Gillot va donc devoir faire des miracles à la tête de Girondins qui entament ce nouvel exercice par la réception de l'AS Saint-Etienne, dimanche à Chaban-Delmas

Après deux crus de piètre qualité, Bordeaux retrouve la Ligue 1 avec l'objectif de terminer parmi les cinq premiers au terme de cette saison 2011-2012. Francis Gillot va donc devoir faire des miracles à la tête de Girondins qui entament ce nouvel exercice par la réception de l'AS Saint-Etienne, dimanche à Chaban-Delmas. Bordeaux et Saint-Etienne ont les honneurs du prime time dominical pour clore cette première levée de Ligue 1. Sur la pelouse du Stade Jacques Chaban-Delmas, pas moins de seize titres de champion de France s'affrontent. Un duel d'historiques donc, qui marquera le coup d'envoi de l'opération rachat initiée par les Girondins au sortir d'un exercice 2010-11 moribond, conclu à une trompeuse septième place. Une saison fatale à Jean Tigana, le membre du carré magique des Bleus 80's ne parvenant pas à insuffler une nouvelle dynamique à une formation sur le déclin depuis le début de l'année 2010. Un an et demi de tristesse et de jeu frileux que Jean-Louis Triaud semble vouloir oublier au plus vite. Pour ce faire, le président du club au scapulaire a décidé d'écrire un nouveau chapitre en confiant les rênes de son équipe fanion à Francis Gillot. Un entraîneur adepte du jeu tourné vers l'offensive, bien loin de celui produit sur les bords de la Garonne ces derniers mois, qui a surpris en quittant Sochaux, 5e du dernier exercice, sans goûter aux joies de la Ligue Europa avec les Lionceaux, préférant rebâtir et redorer le blason quelque peu terni des champions de France 2009. "On a conclu rapidement. Bordeaux, ça ne se refuse pas. C'est un club qui a un passé, qui a des structures, expliquait au moment de son arrivée Gillot. En venant à Bordeaux, je retrouve un peu ce que j'avais connu à Lens à l'époque où on était 4-5ème chaque année. J'espère qu'avec Bordeaux on aura les mêmes objectifs que Lens." Depuis, le dessein girondin a été formulé publiquement à maintes reprises: terminer dans le top 5. Une mission loin d'être aisée, alors que le technicien reconnaît volontiers que Bordeaux se battra davantage pour la cinquième que pour la première place: "Aujourd'hui, il y a quatre clubs qui sont plus costauds sur le papier: Lille, Marseille, Lyon et Paris. Leur potentiel est a priori supérieur au nôtre mais si ces quatre-là réussissent leur championnat, il faut qu'on soit juste derrière. J'espère que mes joueurs ont les mêmes ambitions que moi.""Remettre Bordeaux à sa place" L'ambition est là, et pourrait même apparaitre excessive au vu du mercato opéré par Bordeaux. Les Girondins ont perdu deux cadres avec les départs d'Alou Diarra et de Fernando Menegazzo, enregistrant dans le même temps les arrivées de Nicolas Maurice-Belay et de Landry N'Guemo. Plutôt que d'évoquer un affaiblissement, Gillot préfère lui parler de nouveau cycle: "Il y a de l'attente. Le club sort d'une mauvaise passe mais c'est cyclique. On a un groupe de vingt-six joueurs qui ont des bonnes bases, qui ont envie de travailler, qui sont réceptifs. Il n'y a pas de raison qu'on ne réussisse pas. Il faut enclencher une bonne dynamique pour ensuite faire un bon championnat." Dans cette optique, autant ne pas caler au démarrage et entamer cette nouvelle saison par le bon bout, histoire de servir l'objectif qui tient à coeur de tout un groupe dont N'Guemo se fait le porte-parole: "En fait il faut remettre Bordeaux à sa place, pas redorer le blason. Bordeaux c'est un ténor du championnat tout de même." Un ténor en péril qui va devoir résoudre ce qui s'apparente à une drôle d'équation: faire plus avec moins. Charge à Gillot de renfiler un costume d'alchimiste qui a fait ses preuves du côté de Bonal...