Bordeaux, ça ne veut toujours pas

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Bordeaux, ça ne veut toujours pas
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Bordeaux va mal et continue d'enchaîner les mauvais résultats. La défaite de samedi soir à Toulouse (3-2), pour le compte de la 6e journée de Ligue 1, est rageante pour les hommes de Francis Gillot. Mais le technicien aquitain, qui ne cesse de hausser le ton envers ses joueurs depuis le début de la saison, a néanmoins trouvé cette fois-ci quelques motifs de satisfaction.

Bordeaux va mal et continue d'enchaîner les mauvais résultats. La défaite de samedi soir à Toulouse (3-2), pour le compte de la 6e journée de Ligue 1, est rageante pour les hommes de Francis Gillot. Mais le technicien aquitain, qui ne cesse de hausser le ton envers ses joueurs depuis le début de la saison, a néanmoins trouvé cette fois-ci quelques motifs de satisfaction. Francis Gillot a dû exploser de dépit. Intérieurement ou extérieurement, seuls les Bordelais présents dans le vestiaire de Chaban-Delmas ce samedi soir pourront le dire. Mais il ne faut pas être devin pour se dire que le technicien aquitain n'a que très peu goûté la - nouvelle - faillite de ses hommes face à Toulouse (3-2), dans le cadre de la 6e journée de Ligue 1. L'ancien entraîneur sochalien a pourtant tout tenté pour soigner le malade bordelais. Comme promis, il a même abandonné son 4-4-2 fétiche pour adopter une configuration en 4-2-3-1 au Stadium. Cheick Diabaté débutait en pointe, soutenu par un trio Abdou Traoré-Jussiê-Nicolas Maurice-Belay. Fahid Ben Khalfallah et Anthony Modeste, eux, étaient absents du groupe, déjà punis par leur coach. Pendant 45 minutes, tout a semblé fonctionner. Oubliés, la faiblesse technique et le manque de confiance affichés face à Évian Thonon-Gaillard une semaine plus tôt. Les Bordelais allaient-ils enfin se réjouir tout un week-end, alors qu'ils avaient dû se présenter samedi et dimanche à 10 heures au Haillan lors de la récente trêve internationale après la piteuse défaite en Coupe de la Ligue face à Saint-Etienne (3-1) ? En tout cas, Cheick Diabaté avait trouvé la faille par deux fois (19e, 38e) et c'est une formation au scapulaire plutôt séduisante qui regagnait le vestiaire nantie de deux buts d'avance. Sauf que ces belles promesses entrevues en première période se sont ensuite volatilisées. Et ce, alors que les deux compositions d'équipe n'avaient pas bougé à la pause. Mais les Bordelais ont perdu pied mentalement quand Daniel Braaten a obtenu un penalty des plus généreux à la 52e minute de jeu. Après que Franck Tabanou a transformé la sentence, les Girondins ont commencé à s'énerver, à bafouiller leur football, et à s'exposer à de nombreux coups de pied arrêtés. C'est sur un corner botté depuis la droite que la défense aquitaine a cafouillé dans sa surface de réparation. Etienne Capoue en a alors profité pour fusiller Cédric Carrasso d'une demi-volée imparable (59e). Gillot fragilisé ? Cheick Diabaté, lui, s'en était arrêté à la première période, peu aidé par l'imprécision des milieux de terrain girondins et leur manque de percussions. A l'amorce du dernier quart d'heure, le FCGB a concédé un deuxième penalty et Cédric Carrasso, le fautif, rejoignait prématurément le vestiaire (75e). Sa doublure, le jeune Abdoulaye Keita, a eu beau arrêter la tentative de Franck Tabanou aux 11 mètres, le club au scapulaire n'en devait pas moins passer quinze minutes et un peu plus en infériorité numérique. Dans un Stadium chauffé à blanc et face aux coups de boutoir adverses, Bordeaux a fini par craquer dans le temps additionnel, coulé par le premier but d'Emmanuel Rivière avec les Pitchounes (90e+1). En conférence de presse d'après-match, Francis Gillot a avoué retenir quand même les bonnes choses de la première période, évoquant un scénario cruel. A court de solutions ? L'ancien entraîneur sochalien a presque tout tenté depuis son arrivée au Haillan, afin de briser "l'esprit de confort" qui régnait à Bordeaux. Et si, finalement, Jean-Louis Triaud et ses associés commençaient à penser qu'il n'est pas l'homme de la situation ? L'intéressé, père fouettard jusqu'à présent, se veut pourtant plus rassurant. Pour lui, pas de doute, Bordeaux est certes encore "très fragile", mais il est "sur la bonne voie".