Bordeaux-Bègles les fait mentir

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Bordeaux-Bègles les fait mentir
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Aux observateurs qui, unanimes, tenaient son élimination pour acquise, l'Union Bordeaux-Bègles, au lendemain de la qualification au forceps d'Albi pour la finale d'accession de Pro D2, a apporté un éclatant démenti en terrassant le FC Grenoble ce dimanche, à Lesdiguières (12-19). Invaincu depuis onze matches et un revers... en Gironde, les Isérois, incapables de s'imposer en trois matches face aux joueurs de Marc Delpoux cette saison, n'auront jamais trouvé la solution.

Aux observateurs qui, unanimes, tenaient son élimination pour acquise, l'Union Bordeaux-Bègles, au lendemain de la qualification au forceps d'Albi pour la finale d'accession de Pro D2, a apporté un éclatant démenti en terrassant le FC Grenoble ce dimanche, à Lesdiguières (12-19). Invaincu depuis onze matches et un revers... en Gironde, les Isérois, incapables de s'imposer en trois matches face aux joueurs de Marc Delpoux cette saison, n'auront jamais trouvé la solution. GRENOBLE (2e) - BORDEAUX-BEGLES (5e): 12-19 Je voudrais lancer un grand bravo à tous les pronostiqueurs du rugby français ! Marc Delpoux, l'entraîneur de l'Union Bordeaux-Bègles, savoure sa revanche. On a trouvé qu'on nous avait manqué de respect, ça nous a bien énervés, lui emboîte le pas, son président Laurent Marti. Vexée, l'UBB, que nombre d'observateurs donnait battue ce dimanche, à Lesdiguières, l'a fait ! Une qualification pour la finale de Pro D2, qui ne souffre aucune contestation. Car si le premier quart d'heure est tout entier à l'avantage des Grenoblois, qui cantonnent leur adversaire dans sa moitié de terrain, mais ne concrétisent que sur la seule pénalité de Johan Dalla-Riva (3-0, 11e), la première attaque bordelaise est fulgurante et fait mouche sur cette prise d'intervalle du troisième ligne de l'UBB, Daniel Leo, qui envoie extérieur Rafael Carballo aplatir en coin (3-7, 16e). Les visiteurs ont desserré l'étreinte et parviennent à imprimer maintenant du rythme et de la vitesse à leur jeu pour creuser l'écart par la botte de sa fine gâchette néo-zélandaise, Gerard Fraser (3-10, 24e). C'est sur une décision arbitrale que le FCG refait surface. Un carton jaune bien sévère pour fautes répétées, infligé à Carballo, laisse l'Union à quatorze et permet à Dalla-Riva de réduire l'écart (6-10, 34e). La gâchette Fraser Un handicap que les Girondins surmontent avec un bel aplomb à cheval sur les deux mi-temps, Fraser échouant même dans une tentative de pénalité avant la pause (37e). C'est la pluie qui accueillie à la reprise le retour en jeu de Carballo. Des conditions difficiles qui n'empêchent pas Fraser de régler la mire des 40 mètres à gauche (6-13, 47e). Et comme la veille à Albi, c'est une fin de match sous haute tension qui se dessine, alors que Grenoble, chahuté en mêlée, cherche de l'air au large et parvient à revenir au contact par Dalla-Riva, précis aux 22 mètres (9-13, 50e). Le buteur grenoblois n'a pas la même précision à longue distance et rate aux 50 mètres le coup de pied d'un rapproché au plus près (55e). Tour à tour, chacune des deux équipes reprend pied. Mais c'est à l'heure de jeu que Bordeaux-Bègles revient mettre la pression dans les 22 mètres adverses et impose un groupé pénétrant, écroulé par les Isérois, qui désole Lesdiguières, mais offre trois points de plus à Fraser (9-16, 61e). C'est presque imperceptible, mais on devine une dimension physique supérieure chez les hommes de Delpoux, qui toujours grâce à Fraser se mettent à l'abri d'un essai transformé du FCG (9-19, 68e). Le dernier but de Dalla-Riva ne suffira pas (12-19, 78e). C'est l'Union qui a rendez-vous en finale avec Albi. ALBI (3e) - MONT-DE-MARSAN (4e): 27-20 "On a des regrets, mais pour l'instant, c'est le petit rugby qui gagne et c'est malheureux." Toute la frustration de Benat Arrayet, l'ouvreur du Stade Montois, interrogé au micro de Sport+, s'exprime à la mi-temps de cette première demi-finale pluvieuse, qui voit Albi tenir son rang et mener (10-3). Des Tarnais opportunistes comme jamais, solides sur leurs bases et sans génie peut-être, mais qui auront su prendre les points lorsqu'ils se présentaient. En l'occurrence dès l'entame de match, qui voit sur un contre, dynamisé par Max Carabignac, le centre Sofiane Guitoune tromper au sortir d'un ruck l'arrière Jean-Marc Mazonetto (7-0, 6e). Un avantage que le buteur Frédéric Manca bonifie d'une pénalité (10-0, 12e). Les Landais, coupables de huit ballons perdus et dont le phénomène, Timaci Matanavou ne s'est signalé qu'à la demi-heure de jeu sans pouvoir conclure (28e), sont sonnés et ne réagissent que dans le dernier quart d'heure de ce premier acte sur les premiers points du nouvel entrant, Antoine Vignau-Tuquet, suppléant d'un Thibault Vallet en grosses difficultés, notamment face aux perches (10-3, 35e). Une réaction que Mont-de-Marsan, imposant l'épreuve de force en mêlée, prolonge dès la reprise en venant s'installer dans les 22 mètres adverses. Et c'est à quinze contre quatorze après le carton jaune du pilier Nicolas Frize que le Stade trouve enfin la faille sur cet essai inscrit en force par le n°8 Haisini Taulanga, que transforme Vignau-Tuquet pour une égalité parfaite (10-10, 53e). Son pack mis au supplice, le Sporting est invisible désormais dans le camp montois, mais si Vignau-Tuquet est en échec (60e), Manca, sur l'un des rares sursauts de son équipe, fait mouche pour lui redonner ce billet pour la finale (13-10, 67e). Mais l'infériorité numérique pèse sur les organismes albigeois, qui se mettent à la faute et concèdent une nouvelle parité concrétisée face aux barres par Vignau-Tuquet (13-13, ), synonyme de prolongation. Une issue favorable au SCA il y a deux ans face à La Rochelle, mais qui tourne d'abord à l'avantage des Montois, d'abord malheureux sur ce poteau trouvé par Vignau-Tuquet (83e), puis récompensés sur ce drop de leur buteur dans la foulée (13-16, 84e). On pense l'affaire entendue, mais Matanavou, trop gourmand, concède dans ses 22 une pénalité terrible (16-16, 91e). Le même Matanavou trop court pour empêcher dans la foulée Dave Vainqueur, bien alerté au pied sur son aile, d'inscrire l'essai de la qualification en coin (21-16, 94e). Comme en 2006 et 2009, Albi tient sa finale !