Bonna, une surprise en or

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Bonna, une surprise en or
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Pénélope Bonna a réalisé une journée quasiment parfaite jeudi à Istanbul pour décrocher son premier titre européen en -52kg. Elle n'est pas la seule à avoir brillé lors de cette première journée, puisque Frédérique Jossinet et Laetitia Payet ont toutes les deux récolté du bronze en -48kg. C'est moins bien pour les garçons: Milous (-60kg) a cédé son titre tandis que Duprat termine 5e en -66kg.

Pénélope Bonna a réalisé une journée quasiment parfaite jeudi à Istanbul pour décrocher son premier titre européen en -52kg. Elle n'est pas la seule à avoir brillé lors de cette première journée, puisque Frédérique Jossinet et Laetitia Payet ont toutes les deux récolté du bronze en -48kg. C'est moins bien pour les garçons: Milous (-60kg) a cédé son titre tandis que Duprat termine 5e en -66kg. On attendait Frédérique Jossinet, Sofiane Milous, Automne Pavia ou encore Priscilla Gneto. C'est finalement Pénélope Bonna qui est sortie du chapeau, pour se hisser sur le trône continental en -52kg. Et de quelle manière, puisqu'elle a croqué la Portugaise Ramos en finale. "Je savais qu'elle était à ma portée car je l'avais déjà battue, jubile-t-elle. Je suis super heureuse et très contente de ma journée. C'est une grande progression psychologique. Je savais que j'en étais capable, je l'ai prouvé, y compris à moi-même." De fait, en finale, elle lui passe waza ari en 16 secondes sur o ushi gari, avant de finir le travail après 1'07" de combat sur ipon soei nage ! Une journée presque parfaite pour la pensionnaire du Lagardère Paris Racing, comme elle le raconte. Mon premier combat contre la Russe (ndlr, Buravtseva) a été l'un des plus durs, elle fait deux têtes de plus que moi et je gagne sur deux pénalités, explique Bonna. Ensuite, contre la Finlandaise Sundberg, une grande gauchère, je gagne ippon sur morote. En demies, c'est le combat le plus dur. J'avais perdu contre elle aux Mondiaux et je me suis sorti les tripes, je ne voulais pas craquer, je n'ai pas lâché et c'est passé." Une victoire à la décision qui lui a ouvert les portes d'une finale particulièrement brillante. Jossinet disqualifiée puis bronzée Ce n'est pas la seule à monter sur "la boîte" puisque Frédérique Jossinet et Laetitia Payet, les deux engagées tricolores en -48kg, ont vécu une journée presque similaire. Toutes les deux vainqueurs de leur parties de tableau respectives, elles ont ainsi validé leur passage en demi-finale. Une étape noire puisque Jossinet a subi la loi de la Hongroise Csernoviczki (ippon) sur une disqualification que la Française a eu du mal à avaler. Sûre de son fait (à tort), elle a été éliminée pour avoir directement pris le pantalon de son adversaire. Dommage car elle était en grande forme. Pour preuve, elle a gagné tous ses autres combats par ippon. Y compris celui qui a suivi, pour le bronze... De son côté, Laetitia Payet s'est inclinée en demi-finale contre la Roumaine Dumitru (ippon). Elle a tout de même su relancer la machine dans le combat pour le bronze, afin d'écarter l'Espagnole Blanco. Les garçons bredouilles Si les Françaises ont déjà trois médailles en poche, ce n'est pas le cas des garçons. Il convient tout de même de souligner le parcours de Pierre Duprat (-66kg), qui termine au pied du podium. Après une entame délicate, il s'est lâché pour passer des ippons au Turc Yarali puis au Slovène Draksic. Battu en quart de finale par le futur vainqueur, le Hongrois Ungvari, il s'est incliné sur le fil dans le combat pour le bronze face au Britannique Oates... C'est moins reluisant pour David Larose (-66kg), qui a chuté d'entrée. Bronzé au tournoi de Paris, il s'est incliné sur un petit yuko face à Karimov, futur finaliste. Ce qui ne changera rien à son énorme déception. Enfin, Sofiane Milous, tenant du titre, a bien passé le premier obstacle (ippon sur le Finlandais Reinvall), mais s'est ensuite incliné devant le Géorgien Amiran Papinashvili (ippon). Encore un peu juste physiquement, il n'a pas pu donner sa pleine mesure.