Bon pour le moral !

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Bon pour le moral !
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L'équipe de France s'est refait un moral tout neuf dans ce championnat d'Europe austro-tchèque, à l'issue de sa victoire de prestige face à l'Italie (3-2), lundi, lors de l'ultime levée de la phase de poules. Quasi irréprochables dans le secteur service-réception, les Bleus tenteront de réitérer pareille performance face à la Turquie, mercredi, en barrages, avant de se pencher sur un hypothétique quart de finale face à la Serbie.

L'équipe de France s'est refait un moral tout neuf dans ce championnat d'Europe austro-tchèque, à l'issue de sa victoire de prestige face à l'Italie (3-2), lundi, lors de l'ultime levée de la phase de poules. Quasi irréprochables dans le secteur service-réception, les Bleus tenteront de réitérer pareille performance face à la Turquie, mercredi, en barrages, avant de se pencher sur un hypothétique quart de finale face à la Serbie. Une France à trois visages. Sur la réserve face à la Belgique, méconnaissable face à la Finlande et franchement convaincante contre l'Italie. A l'issue des trois premières journées, le bilan, s'il est mitigé, a de quoi donner des motifs de satisfaction à Philippe Blain, en témoigne cet ultime coup d'éclat face au cador italien qui permet aux Bleus de valider leur billet pour les barrages du Championnat d'Europe austro-tchèque. Pour sa troisième et dernière apparition dans cette phase de poules, les protégés de Philippe Blain, qui n'avaient besoin que d'un set pour poursuivre l'aventure, ont fait plus que tenir tête au voisin transalpin, s'offrant une victoire au panache en cinq sets (3-2). Une performance de choix face à l'un des prétendants au sacre européen, sextuple champion d'Europe, qui, outre le fait qu'elle leur alloue un laissez-passer pour les play-offs, permet d'injecter une bonne dose de confiance au sein d'un groupe France quelque peu décontenancé et désolidarisé après le couac face à la Belgique (1-3), lors de la deuxième journée. Alors oui, les Italiens ont certainement lâché du lest après le gain des deux premières manches, leur assurant le fauteuil de leader du groupe C et de ce fait la qualification pour les quarts de finale, toujours est-il que les Bleus ont laissé entrevoir un visage nettement plus séduisant que lors de ses ultimes apparitions, notamment dans le secteur service-réception. Les intronisations de José Trèfle au centre et de Benjamin Toniutti à la passe ont eu le mérite d'insuffler un nouveau souffle au six majeur en place, permettant notamment une plus grande variation dans les phases de construction. "On a retrouvé un jeu intéressant en balles rapides par le centre, ce qui a permis de tout ouvrir, c'est positif. Contre les Italiens, on savait qu'il fallait plutôt passer par le centre. José a apporté au centre mais pas seulement car il était présent au contre et fait un sans-faute au service". Le sélectionneur tricolore ne s'y trompe pas au moment d'évoquer la prestation du central de l'Arago de Sète, sur le site officiel de la Fédération française de volley-ball. La Turquie avant la Serbie A 31 ans, et pour son grand retour dans le groupe France, le Martiniquais a marqué les esprits, laissant notamment entrevoir une régularité sans faille dans tous les secteurs de jeu. "Ce qui est important, c'est le collectif et notre qualification. On doit continuer à être vigilants et se méfier des Turcs". Des propos pertinents de la part du vétéran tricolore, car si sur le papier, la Turquie reste un adversaire très abordable, les Bleus ont tout récemment prouvé qu'ils avaient plus de facilité à se défaire des gros calibres que des sélections jugées "moins coriaces". D'autant que ces mêmes Turcs avaient sérieusement titillé les Français il y a dix jours, lors du Tournoi de France (3-2), à Villeneuve d'Ascq. Pierre Pujol sait d'ailleurs pertinemment qu'il serait malvenu de zapper l'épisode barrages en se focalisant d'emblée sur un possible quart de finale - objectif fixé par la délégation tricolore avant le début des hostilités - face à la Serbie. "Avant de penser aux quarts, essayons d'abord de gagner mercredi face aux Turcs face auxquels on avait galéré lors du Tournoi de France. Prenons soin de bien étudier les Turcs, les Turcs et les Turcs !". Deux jours, c'est le temps alloué aux Bleus pour peaufiner leurs ultimes réglages nécessaires avant de plonger dans leur bain turc, mercredi, à Vienne. Une chose est sûre, si certains observateurs doutaient encore de la volonté de cette équipe de France à revenir au premier plan sur la scène européenne, la convaincante prestation face à l'Italie a de quoi susciter de belles promesses pour la suite des hostilités. "Cette équipe de France nous réserve encore des surprises", prédit même Jean-Marie Schmitt, le directeur technique national. On attend de voir ça...