Boasson Hagen, le tube de l'été

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Boasson Hagen, le tube de l'été
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Préparation idoine pour le Championnat du monde de Copenhague (25 septembre), la Vattenfall Cyclassics a souri dimanche à Edvald Boasson Hagen, vainqueur devant Gerald Ciolek et Borut Bozic sur les routes de la région d'Hambourg. Le sprinteur norvégien a profité de ses bonnes dispositions du moment et de l'absence de plusieurs spécialistes pour s'offrir sa septième victoire de la saison. Et de s'affirmer comme l'un des favoris pour le Mondial danois.

Préparation idoine pour le Championnat du monde de Copenhague (25 septembre), la Vattenfall Cyclassics a souri dimanche à Edvald Boasson Hagen, vainqueur devant Gerald Ciolek et Borut Bozic sur les routes de la région d'Hambourg. Le sprinteur norvégien a profité de ses bonnes dispositions du moment et de l'absence de plusieurs spécialistes pour s'offrir sa septième victoire de la saison. Et de s'affirmer comme l'un des favoris pour le Mondial danois. Il est de coutume de dire que la Vattenfall Cyclassics, autrefois appelée Hew Cyclassics, récompense traditionnellement le meilleur sprinteur du mois d'août, voire de l'été. Mais cette seizième édition, boudée par plusieurs spécialistes en raison du nouveau calendrier qui a avancé le Tour d'Espagne d'une semaine, ne comptait pas en son sein Mark Cavendish, Tyler Farrar, double tenant du titre, ou Alessandro Petacchi, tous engagés sur la Vuelta. Pourtant, Edvald Boasson Hagen est loin d'être un vainqueur au rabais. Le phénomène norvégien, lauréat de deux étapes sur la dernière Grande Boucle mais également plus récemment de l'Eneco Tour, s'est montré le plus rapide, dimanche, sur les 216 kilomètres que comportait le circuit autour d'Hambourg. Un circuit taillé pour les hommes forts. Le parcours allemand, corsé par la triple ascension du Waseberg (3 kilomètres à 16%), n'était pourtant pas suffisamment dur pour éliminer les flèches du peloton. Au cours des cinq dernières années, seul Alessandro Ballan, en 2007, a pris à défaut les pronostiqueurs en anticipant le sprint massif à quelques hectomètres de la ligne d'arrivée. Ils ont été nombreux à vouloir imiter l'ancien champion du monde, Björn Leukemans (Vacansoleil), Dries Devenyns (Quick Step), Maarten Tjallingii (Rabobank) tentant notamment leur chance sans connaître l'insolente réussite de l'Italien. Avant ces offensives, tuées dans l'oeuf par la formation Sky, un groupe de quatre courageux (Bak, Brutt, De Gendt, Barta) avait pris la poudre d'escampette, animant la première partie de cette épreuve, avant d'être rejoint par le gros de la troupe à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Une physionomie de la course parfaitement maîtrisée par les coéquipiers de Boasson Hagen, qui se sont ensuite relayés pour lancer leur bombe scandinave sous la flamme rouge. Une tactique qui n'a pas fait l'effet d'un pétard mouillé puisque le leader des Sky, deuxième l'an passé, a résisté à Gerald Ciolek et Borut Bozic dans les derniers hectomètres. A un mois du Championnat du monde de Copenhague, Boasson Hagen a donc marqué les esprits, devenant un sérieux prétendant au sacre sur un parcours qui ressemble étrangement à celui de ce dimanche ensoleillé. D'autant que le vainqueur de Gand-Wevelgem 2009, à l'aise sur tous les terrains et dans une forme optimale, a plusieurs atouts dans ses manches, notamment celui de ne pas forcément attendre la dernière ligne droite pour lever les bras.