Blanco: "Comme des SDF..."

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Blanco: "Comme des SDF..."
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"Est-ce que le Stade parfait existe? En tout cas, il peut être rêvé, et par un sportif qui plus est..." Pierre Camou, le président de la Fédération (FFR), a chargé Serge Blanco d'initier le projet du futur grand stade du rugby français. L'ancien arrière des Bleus et ancien président de la Ligue a sillonné le monde durant 7 mois pour imaginer ce que pourrait être le futur jardin des Bleus.

"Est-ce que le Stade parfait existe? En tout cas, il peut être rêvé, et par un sportif qui plus est..." Pierre Camou, le président de la Fédération (FFR), a chargé Serge Blanco d'initier le projet du futur grand stade du rugby français. L'ancien arrière des Bleus et ancien président de la Ligue a sillonné le monde durant 7 mois pour imaginer ce que pourrait être le futur jardin des Bleus. Serge, pourquoi est-il si nécessaire de disposer d'un stade qui lui appartient ? Parce qu'aujourd'hui, on peut être considérés comme des SDF, c'est-à-dire qu'on ne dispose d'aucune maîtrise par rapport aux calendriers. Il existe quelques exemples, qui nous laissent à réfléchir (voir: La FFR veut son Grand stade). Donc aujourd'hui, il vaut mieux avoir la maîtrise de son propre stade pour pouvoir organiser ses propres évènements, plutôt que de rester uniquement tributaires du bon vouloir et de la gentillesse des autres sports, et notamment du football. Alors au lieu de pleurer, il vaut mieux agir. Quel calendrier vous fixez-vous ? On aborde une année 2011, qui doit nous permettre d'évoluer vers d'autres études et de confirmer notre business-plan, qui a été présenté ce matin au bureau directeur. Puis, à la fin 2011, nous prendrons la décision, à savoir si l'on construit ou pas ce nouveau stade. "Généreux dans les dépenses..." Vous évoquez un coût de 600 millions d'euros. C'est une somme ? On a été généreux dans les dépenses puisque, comme le dit le président Camou, on a essayé d'élaborer un projet presque parfait, même si la perfection n'existe pas. Mais dans l'étude que nous avons menée à travers certains sites et certains stades (*), nous avons recueilli les meilleures idées pour les coucher sur le papier et sur des plans. A partir de là, on est face à quelque chose de réaliste. Une réalité qui va nous permettre de savoir si l'on est véritablement suivi sur ces 600 millions. Mais 600 millions, ça suppose toute la modernité, c'est-à-dire un toit et une pelouse rétractables, avec la possibilité d'aménager ce site pour un autre sport, voire pour des spectacles ou des concerts. Comment le rugby français trouve-t-il 600 millions aujourd'hui ? Attendez, je regarde, j'en ai un peu dans ma poche (il sort quelques billets de sa poche)... On peut commencer (rires). Un business-plan a été prévu, après, les investisseurs existent, il faut aller de l'avant. Aujourd'hui, ce serait prétentieux de révéler quoi que ce soit, certaines pistes existent, à entretenir et à dénicher. Mais il ne faut pas se faire de mauvais sang pour le rugby français. (*) Durant sept mois, Serge Blanco a sillonné le monde pour visiter 11 stades existants en Europe et aux Etats-Unis: en France (Stade de France), en Europe (Dublin, Aviva Stadium ; Limerick, Thomond Park ; Londres, Wembley ; Arsenal, Emirates Stadium ; Cardiff, Millennium Stadium ; Schalke 04, Veltins Arena), aux Etats-Unis (Houston, Reliant Stadium ; Phoenix, University of Phoenix Stadium ; Dallas, Cowboys Stadium).