Blanc: "On s'améliore"

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Blanc: "On s'améliore"
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Dans la minuscule salle de presse du Qemal Stafa Stadium, Laurent Blanc s'est montré plutôt satisfait de la production de ses joueurs après leur victoire en Albanie vendredi soir (2-1) dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012. Si les Bleus ont parfois tâtonné techniquement, le sélectionneur a apprécié leurs progrès dans le domaine offensif, refusant cependant de s'attarder sur les cas individuels, comme celui de Samir Nasri.

Dans la minuscule salle de presse du Qemal Stafa Stadium, Laurent Blanc s'est montré plutôt satisfait de la production de ses joueurs après leur victoire en Albanie vendredi soir (2-1) dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012. Si les Bleus ont parfois tâtonné techniquement, le sélectionneur a apprécié leurs progrès dans le domaine offensif, refusant cependant de s'attarder sur les cas individuels, comme celui de Samir Nasri. Laurent, êtes-vous satisfait du contenu du match malgré deux mi-temps assez différentes ? Oui, on s'attendait à souffrir, on a fait une excellente première mi-temps, on a bien maîtrisé malgré deux-trois erreurs individuelles. A la 46e ou la 47e, on a permis à cette équipe de re-rentrer dans le match, alors qu'on avait dit à la mi-temps qu'il fallait tenir les dix premières minutes pour augmenter notre maîtrise. Sur le but, il y a des choses à redire, on se fait piéger alors qu'on est en phase de construction, on a manqué de maîtrise technique. A 2-1, les Albanais ont recommencé à y croire, on aurait pu marquer un troisième ou quatrième but, même si les Albanais ont été assez pressants, mais globalement, je suis assez satisfait de la production des joueurs. Offensivement, comment jugez-vous la production de vos joueurs ? Offensivement, ça a été un de nos meilleurs matches, on a eu de la percussion, quatre-cinq occasions franches, deux poteaux, on s'améliore dans le domaine offensif même si on peut toujours faire plus. Vous n'aimez pas parler des performances individuelles, mais comment avez-vous jugé celle de Samir Nasri ? Je ne vais pas parler individuellement des joueurs, vous commencez à m'agacer, vous me posez toujours les mêmes questions sur les mêmes joueurs, je vous dis que je suis globalement satisfait de la production des joueurs, je m'en tiendrai là. "Les joueurs sont en nets progrès." Que vaut cette victoire, compte tenu des succès de la Bosnie et de la Roumanie ? Il fallait gagner, tout le monde a gagné à l'extérieur, c'est une bonne opération, ça aurait encore été meilleur si les autres équipes avaient eu la bonne idée de faire un nul, mais notre objectif était de gagner, on l'a rempli, donc on a tout lieu d'être satisfait. Malgré a victoire, on a l'impression que l'équipe de France n'a jamais complètement maîtrisé, est-ce votre avis ? Pas tout à fait, on a maîtrisé les 45 premières minutes qui étaient de belle facture, les Albanais ont été dangereux sur des approximations techniques de notre part, notamment des glissades. En deuxième mi-temps, ils ont été plus pressants, on a fait preuve de moins de sérénité, de moins de maîtrise technique mais offensivement, on a senti qu'on pouvait être dangereux à tout moment, je pense qu'offensivement, les joueurs sont en nets progrès. Avez-vous eu peur à 2-1 ? Effectivement, quand vous maîtrisez la première mi-temps comme on l'a fait et que vous vous dites qu'il faut maintenir cette pression et cette maîtrise, mais que au bout de 47 minutes, vous êtes à 2-1 et que les Albanais recommencent à y croire, vous pouvez vous attendre à des minutes difficiles, c'est ce qu'on a eu, mais après cinq-dix minutes difficiles, on a repris notre jeu et on aurait pu ajouter un troisième ou un quatrième but. Joueur, vous aviez gagné 1-0 en Albanie, constatez-vous une différence entre les deux périodes ? C'est difficile de comparer les deux équipes parce qu'il y a vingt ans d'écart, mais c'est toujours aussi difficile de gagner en Albanie. On avait énormément souffert il y a vingt ans, on a encore souffert ce soir, et je suis persuadé que si l'équipe de France revient dans dix ans, elle souffrira aussi. Mais s'il y a toujours le même résultat... "Il faut jouer la continuité." Votre charnière Kaboul-Abidal n'a pas paru toujours très sereine, est-ce dû aux manques d'automatismes ? Certainement, mais je crois qu'en première mi-temps, sur deux ou trois actions, techniquement, on n'a pas fait ce qu'il fallait faire. Si je me souviens bien de la première occasion, ça vient d'une glissade de Younès (Kaboul), ça montre qu'il faut bien se préparer dans tous les matches, jusqu'aux crampons. Mais si on se réfère au match de Bosnie (victoire 2-0 en septembre 2010, ndrl), auquel je me réfère souvent, on s'aperçoit que la défense de ce soir, sur les quatre, c'étaient quatre joueurs différents, donc on ne change pas quatre joueurs comme ça... Adil Rami sera de retour en Roumanie, allez-vous l'aligner en défense centrale ? On récupère un défenseur central, on en a bien besoin, on verra. Adil revient dans le circuit, on va voir d'abord comment récupèrent les joueurs, mais c'est vrai qu'on change pas mal de charnières centrales, voire carrément de défense. Et je le sais plus particulièrement, pour avoir de la continuité dans le domaine défensif, il faut jouer la continuité, justement. Finalement, êtes-vous soulagé ? Oui, soulagé, parce que ça fait un match de moins et une victoire de plus, on savait que ce serait un match difficile, on l'avait préparé, mentalement d'abord. Après les 45 premières minutes, on était assez confiants, on n'a pas pu maintenir longtemps cette confiance, il y a eu quelques turbulences, quelques secousses, mais je pense qu'on a aussi pas mal secoué les Albanais pendant le match.