Blanc: "On est là pour gagner"

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Blanc: "On est là pour gagner"
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Deux jours après une importante victoire sur la Roumanie (2-0), l'équipe de France remet le couvert mardi soir à Metz dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012 en recevant le voisin luxembourgeois. Pour le sélectionneur, peu importent le spectacle ou le score, l'important est de prendre trois points.

Deux jours après une importante victoire sur la Roumanie (2-0), l'équipe de France remet le couvert mardi soir à Metz dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2012 en recevant le voisin luxembourgeois. Pour le sélectionneur, peu importent le spectacle ou le score, l'important est de prendre trois points. Dans quel état est le groupe deux jours après la Roumanie ? Y a-t-il des joueurs fatigués ? Non, tout le monde est disponible. Il y a un peu de fatigue, c'est logique deux jours après le match, mais les garçons ont bien récupéré, la victoire aide à récupérer. Hier, il y a eu une journée presque totale de récupération pour ceux qui ont joué, tout le monde est apte à jouer. Comptez-vous modifier votre défense face au Luxembourg ? La défense risque d'être le seul secteur inchangé par rapport au match de la Roumanie, car ils ont besoin de jouer ensemble. Une défense, c'est la complémentarité, bien connaître ses partenaires, mais c'est aussi parce qu'ils me donnent entière satisfaction, ça fait deux matches qu'ils ne prennent pas de but, qu'ils sont performants, même s'il y a toujours des choses à améliorer en jouant ensemble. Karim Benzema joue peu en club, il a avec les Bleus la possibilité de jouer deux matches en trois jours... Ce n'est pas de ma faute... (s'il joue peu, ndlr). C'est vrai qu'il a la possibilité de jouer un match trois jours après avoir joué 80 minutes, il a besoin de ça. Maintenant, il faut que je pense au bien de toute l'équipe, j'aurai une réflexion à mener, car s'il doit jouer, ça ne doit pas être au détriment de l'équipe et d'autres joueurs. C'est une réflexion que je n'ai pas encore menée, je ne peux pas vous donner la réponse si Karim jouera d'entrée. "Marquer très rapidement" Compte tenu de l'adversaire, comptez-vous jouer avec deux pointes en attaque ? Quatre pointes aussi ! On sait que l'équipe du Luxembourg va venir regroupée, va serrer les lignes, mais souvent, plus tu agglutines d'attaquants, moins tu as d'espaces. Il faut venir de l'arrière, les percuter avec de la vitesse, je ne suis pas persuadé qu'en mettant plein d'attaquants, on a plein d'occasions. Rester devant, ça risque de faire embouteillage. Un tel match nécessite de la patience ? Il faut avoir de la patience, ne pas s'énerver, savoir que cette équipe a joué de cette manière contre la Biélorussie (0-0). Ils ont dépensé beaucoup d'énergie, ils vont venir avec les même intentions, l'idéal pour nous, c'est de faire du jeu, de se projeter vers l'avant rapidement et sur les côtés où on peut perforer. Et surtout marquer très rapidement, concrétiser nos moments forts. Un tel match est-il l'occasion de lancer des jeunes ? Oui, ça pourrait l'être si on était à deux journées de la fin avec cinq points d'avance sur le second, mais ce qui m'intéresse, c'est de gagner le match, on n'est pas là pour faire des cadeaux. Ce n'est pas parce qu'on a gagné le premier (contre la Roumanie, ndlr) qu'on prend le Luxembourg comme une équipe contre qui on va prendre trois points assurément. "Je n'hésiterai pas à faire appel à des joueurs physiquement à 100%" La dernière fois que la France a joué le Luxembourg, en 1985, elle a marqué six buts, ce n'est plus possible aujourd'hui ? Si, ça peut arriver, mais ça arrive de moins en moins. Mais parfois, il y a des matches où tout vous réussit, où vous marquez très tôt dans le match, où l'équipe adverse est obligée de se découvrir, dans ce cas là, vous aggravez le score. Mais nous, ça fait un moment que ce n'est pas arrivé, donc on va d'abord essayer de gagner ce match. Hoarau et son grand gabarit peut-il vous aider à gagner ce match ? Oui, comme d'autres, vous ne saurez pas l'équipe, ce n'est pas la peine de m'interroger sur tous les joueurs. Ils peuvent tous jouer mais pas tous ensemble, on ne peut pas jouer à quinze ni à vingt. Tous ont montré leur envie de jouer, il va falloir analyser ce qu'il s'est passé contre la Roumanie, voir l'état de fatigue, si j'ai le moindre doute sur la fatigue d'un joueur, je n'hésiterai pas à faire appel à des joueurs physiquement à 100%. Des matches contre des « petites » équipes, vous en avez joué, vous souvenez-vous d'Andorre notamment (victoire 1-0 à l'arraché pour la qualification pour l'Euro 2000) ? Des matches difficiles contre des équipes de ce style, on en a connu, je me rappelle d'un grand moment en Albanie où on gagné 1-0 (en 1990) sur une tête à l'arrach de Basile (Boli), il y a aussi Andorre où Franck (Leboeuf) marque à la 90e, des matches comme ça, il y en a plein. Comment vivez-vous le fait de jouer en province avec un public qui va vouloir du spectacle ? Si le public veut du spectacle, il y a d'autres salles qu'un stade de football ! Nous, on est là pour gagner. C'est évident que j'aime que mon équipe joue bien au ballon, on va tout mettre en oeuvre pour le faire, mais on va rencontrer a priori une équipe qui ne va pas jouer et que défendre. Le problème en foot, c'est que même en ne jouant pas, on peut gagner sur un coup de pied arrêté. Après, Metz ou ailleurs, ça me fait plaisir, le stade s'est rempli rapidement, les gens sont en attente de voir l'équipe nationale, ça fait du bien après ce qu'il s'est passé.