Blanc: "Le nul est le minimum"

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Blanc: "Le nul est le minimum"
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A l'issue du match nul entre la Roumanie et la France mardi soir à Bucarest (0-0), Laurent Blanc s'est montré plutôt satisfait de la manière, moins du résultat. Au passage, le sélectionneur, qui s'attend à une finale contre la Bosnie le 11 octobre, a justifié ses choix de laisser Malouda, Nasri et Diarra sur le banc. "Je ne disais rien mais je n'en pensais pas moins", a-t-il ainsi confié. A bon entendeur...

A l'issue du match nul entre la Roumanie et la France mardi soir à Bucarest (0-0), Laurent Blanc s'est montré plutôt satisfait de la manière, moins du résultat. Au passage, le sélectionneur, qui s'attend à une finale contre la Bosnie le 11 octobre, a justifié ses choix de laisser Malouda, Nasri et Diarra sur le banc. "Je ne disais rien mais je n'en pensais pas moins", a-t-il ainsi confié. A bon entendeur... Laurent, ce nul constitue-t-il une déception pour vous ? Oui, dans la mesure où on prépare toujours les matches pour les gagner, on est donc toujours déçu quand on n'y arrive pas, et encore plus déçu vu la physionomie du match. Même si on ne s'est pas créé beaucoup d'occasions de but, sur le match le nul est le minimum qu'on pouvait prendre ce soir. Vous jouerez donc une finale lors du dernier match face à la Bosnie ? Oui, mais ça, on l'avait plus ou moins préparé, on pensait que les deux derniers matches à domicile allaient être décisifs, ce sera le cas. On a un petit avantage dans la mesure où est quand même premiers au classement, on a un point d'avance sur la Bosnie et on reçoit les deux derniers matches. C'est quand même plus envisageable de gagner à domicile qu'à l'extérieur, on peut s'apercevoir que ce soir, c'est quand même difficile de gagner à l'extérieur. Plus les matches avancent, plus ils seront décisifs, c'est un truc classique. Et dans l'éventualité d'une place de barrage, c'est un point de plus... Oui, si vous le dites. C'est vrai qu'on prend un point de plus, on avait l'ambition de prendre six points à l'extérieur, c'était très ambitieux. On sait très bien que ce n'est jamais facile à l'extérieur, surtout dans un stade neuf avec 55 000 Roumains qui poussent derrière leur équipe, mais j'ai vu un match dominé par l'équipe de France. Malheureusement, je pense que l'état du terrain ne nous a pas favorisés, c'est bien dommage. Car avec la maîtrise qu'on avait ce soir, j'aurais bien aimé voir ça sur une bonne pelouse. Je ne dis pas que c'est la pelouse qui est la faute de tout, mais sur certaines actions, je pense que ça nous a plus gênés que la Roumanie. "Je n'avais rien dit mais je n'en pensais pas moins" Vous aviez procédé à cinq changements par rapport à l'Albanie, dans quel but ? Et êtes-vous satisfait de ces choix ? Sur deux matches, avec notre effectif de 23 joueurs, il est normal, quand on n'est pas totalement satisfait de certains joueurs, de pouvoir les changer. On avait décidé d'avoir la maîtrise technique du jeu, pour cela il faut avoir des joueurs capables techniquement d'avoir cette maîtrise. Si je regarde le match de ce soir, il n'y a pas eu photo entre la maîtrise française et la maîtrise roumaine, les Roumains n'ont que défendu, ils ont couru derrière le ballon. Mais il nous a manqué encore un petit truc devant pour marquer un but. Ce soir, ce qui nous manque le plus, c'est une action dangereuse pour marquer un but, si on n'avait pu faire ça, je pense qu'on aurait gagné le match 1-0. Mettre Nasri et Malouda sur le banc, ce sont des choix très forts, non ? Oui, mais c'est le travail d'un sélectionneur. Son travail est de faire la meilleure équipe possible. Quand il fait des changements, c'est pour donner la chance à certains et amener de l'émulation au niveau de la concurrence. Je n'avais rien dit mais je n'en pensais pas moins. Et il y a des joueurs qui ont démontré ce soir qu'ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France. On reverra donc cette équipe lors des prochains matches ? J'aurais déjà aimé la voir sur une bonne pelouse. Après, la vérité de ce soir ne sera peut-être pas celle du mois d'octobre avec les échéances qui attendent les joueurs avec leurs clubs, la Champions League... On aura certainement des blessures, d'autres joueurs peut-être reviendront, j'en doute, mais on sera attentifs. Mais je pense que le groupe sera à peu près le même que celui qui était présent sur ces deux derniers matches. Faire ces changements comportait une grosse part de risques, non ? Oui, mais notre poste est fait de décision. Si prendre une décision, c'est prendre un risque, à ce moment, on ne fait plus rien, on espère toujours, mais on laisse les choses. Ces choix ont été très difficiles pour moi, mais à un moment, c'est le rôle du sélectionneur. Si on veut créer, ce qu'on veut en équipe de France, il faut les faire, ces choix. C'est une prise de risque, ce métier: tu prends une équipe de taille moyenne quand tu sais que la Roumanie est très forte sur coups de pied arrêtés, tu essaies du coup d'avoir le ballon et de concéder le moins de coups de pied arrêtés, c'est ce qu'on a réussi à faire. Après, si on avait pris un but sur coup de pied arrêté, qu'est-ce que j'aurais entendu ce soir ? Mais c'est pour ça qu'il faut prendre des décisions. Pensez-vous que les joueurs relégués sur le banc ont entendu le message ? Je l'espère. Vous poursuivez votre série d'invincibilité, c'est important ? C'est toujours important de rester invaincu, mais l'objectif, vous le connaissez, on sait où on veut aller. Rester invaincu c'est une bonne chose, mais il faut gagner des matches.