Blanc lance un message

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Blanc lance un message
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A défaut d'avoir été spectaculaire, le déplacement de l'équipe de France en Roumanie (0-0) a été riche en enseignements pour Laurent Blanc. Le sélectionneur, qui avait effectué plusieurs changements par rapport à l'équipe qui avait débuté en Albanie, a semble-t-il apprécié la prestation des petits nouveaux. "Des joueurs ont démontré qu'ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France."

A défaut d'avoir été spectaculaire, le déplacement de l'équipe de France en Roumanie (0-0) a été riche en enseignements pour Laurent Blanc. Le sélectionneur, qui avait effectué plusieurs changements par rapport à l'équipe qui avait débuté en Albanie, a semble-t-il apprécié la prestation des petits nouveaux. "Des joueurs ont démontré qu'ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France." Ça n'a sans doute pas été le cas de tous les spectateurs et téléspectateurs de la rencontre, mais visiblement Laurent Blanc a aimé ce Roumanie-France (0-0). Non pas que le sélectionneur ait pu se délecter de grandes envolées techniques de la part de ses Bleus, la pelouse déplorable de la National Arena de Bucarest n'aidant pas ("On ne pouvait pas faire mieux", dixit Lloris), mais Blanc a apprécié la maîtrise globale de son équipe. "J'ai vu un match dominé par l'équipe de France", a lancé le "Président" après la rencontre. "Je ne dis pas que c'est la pelouse qui est la faute de tout, mais sur certaines actions, je pense que ça nous a plus gênés que la Roumanie." Déjà "globalement satisfait" du rendement de ses troupes en Albanie (victoire 2-1), Blanc avait pourtant choisi d'opérer cinq changements dans sa composition d'équipe. Si les retours de Rami et Sagna (aux places de Kaboul et Réveillère) étaient attendus, l'ancien entraîneur des Girondins avait fait des choix forts, en reléguant Diarra, Nasri et Malouda sur le banc, aux profits de Cabaye, Martin et Valbuena. "Sur deux matches, avec notre effectif de 23 joueurs, il est normal, quand on n'est pas totalement satisfait de certains joueurs, de pouvoir les changer, se justifie le sélectionneur. On avait décidé d'avoir la maîtrise technique du jeu, pour ça il faut avoir des joueurs capables techniquement d'avoir cette maîtrise. Si je regarde le match, il n'y a pas eu photo entre la maîtrise française et la maîtrise roumaine. Les Roumains n'ont que défendu, ils ont couru derrière le ballon." Parmi ces nouveaux entrants, Yohan Cabaye a sans doute été le plus en vue. Le joueur de Newcastle a été présent de la récupération à la construction, dans un registre de milieu box to box (d'une surface à l'autre) qui colle parfaitement à son profil de nouveau joueur de Premier League. "J'étais très heureux de débuter, c'était l'occasion de montrer qu'on peut compter sur moi, a commenté l'ancien Lillois, dangereux sur une frappe à l'entrée de la surface en seconde période. Tout le monde m'a mis en confiance, je prends de plus en plus mes marques dans cette équipe. J'avais envie de très bien faire." Nasri et Malouda visés Cabaye sortira quelques minutes plus tard, remplacé par Samir Nasri. Principal sujet de conversation autour de l'équipe de France, le meneur de jeu de Manchester City semble de moins en moins avoir les faveurs du sélectionneur après sa prestation moyenne à Tirana. Au même titre que Florent Malouda. Et Blanc n'a pas hésité a les mettre sur le banc à Bucarest. "C'est le travail d'un sélectionneur, explique Blanc. Son travail est de faire la meilleure équipe possible. Quand il fait des changements, c'est pour donner la chance à certains et amener de l'émulation au niveau de la concurrence. Nasri et Malouda ? Je n'avais rien dit mais je n'en pensais pas moins (ndlr, en Albanie, ndlr). Et il y a des joueurs qui ont démontré en Roumanie qu'ils pouvaient prétendre à une place de titulaire en équipe de France." Le message est clair. Et il est sans doute passé auprès des intéressés. Depuis sa prise de fonctions, Blanc n'a pas hésité à imposer sa marque, en faisant confiance à Adil Rami, Yann M'Vila ou Karim Benzema, ou en rappelant Patrice Evra et Franck Ribéry malgré les réticences de certains haut placés. Se passer de Nasri et Malouda (pour faciliter l'avènement de Martin ?) serait un choix fort. Ce serait aussi le signe, et c'est tant mieux, que rien n'est acquis pour aucun des joueurs en équipe de France. "Il n'y a pas de statut dans cette équipe, c'est plutôt bien qu'il y ait une certaine concurrence, approuve Sagna. Du coup, tout le monde se bouge et donne le maximum." Blanc a donc tracé sa feuille de route pour la fin des éliminatoires. Avec probablement le même groupe ("D'autres joueurs reviendront peut-être. J'en doute, mais on sera attentif"), le sélectionneur se prépare à un match couperet contre la Bosnie au Stade de France, le 11 octobre prochain. Comme il s'y attendait. "On l'avait plus ou moins préparé. On pensait que les deux derniers matches à domicile allaient être décisifs, ce sera le cas." Avec certainement les mêmes hommes qu'en Roumanie...