Blanc: "L'année a été difficile"

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Blanc: "L'année a été difficile"
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S'il n'a pas voulu dresser un bilan, un an après son arrivée comme sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc a reconnu, à l'occasion de l'annonce des 23 contre le Chili, que les choses n'avaient pas été faciles, faisant référence certainement à l'affaire des quotas. La liste du "Président" ne présente en tout cas aucune sensation sauf peut-être la présence de Rami, finalement bien remis d'une blessure.

S'il n'a pas voulu dresser un bilan, un an après son arrivée comme sélectionneur des Bleus, Laurent Blanc a reconnu, à l'occasion de l'annonce des 23 contre le Chili, que les choses n'avaient pas été faciles, faisant référence certainement à l'affaire des quotas. La liste du "Président" ne présente en tout cas aucune sensation sauf peut-être la présence de Rami, finalement bien remis d'une blessure. Pourquoi affronter le Chili ? D'abord c'est un match qui a été conclu, contre une bonne équipe. J'ai pu m'en apercevoir lors de la Copa America même si elle n'est pas allée au bout. Avant il y avait le Brésil et l'Argentine au dessus du lot en Amérique du Sud, maintenant il y a l'Uruguay et le Chili fait aussi partie des équipes de haut niveau. Être opposés à eux sera une bonne chose. Après, il faut voir dans quel état de forme ils seront mais ils viendront visiblement avec l'équipe type. Ce sera une belle confrontation, difficile à mon sens. Beaucoup de coaches ne sont pas fans des matches amicaux au mois d'août, quel est votre sentiment ? J'en fais partie. Ce sont les sélectionneurs en général qui n'y sont pas favorables. Ce sont des matches difficiles à préparer, on n'a pas de joueurs en plein état de forme. Il n'y aura que le championnat de France qui aura débuté (La Bundesliga aussi le 6 août, ndlr). Il faut faire avec. Ce match pose problème pour tous les sélectionneurs. On n'est pas en position de préparer comme il faut un match international. J'espère qu'on en prendra considération dans le futur et qu'il sera reporté. Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour dresser cette liste de 23 ? On a d'abord misé sur les joueurs valides, n'oublions pas les absents pour blessure, et on suit donc ces joueurs, on regarde leur temps de jeu ces dernières semaines. Ils ne sont pas au même degré de préparation avec leur club. J'ai tenu compte aussi de la tournée de l'Est du mois de juin, et des joueurs qui ont donné des signes encourageants. C'est un mélange de tout ça. Je pense que c'est une liste cohérente et performante. On a lu que Rami était blessé, finalement il est là, au contraire de Ribéry. Quelles nouvelles avez-vous de ces joueurs ? Adil (Rami) a eu un petit souci avec le genou, on a eu des craintes mais finalement c'est un petit oedème. Il a été préservé par Valence lors du dernier match amical et il sera là contre Liverpool ce week-end. Franck (Ribéry) avait prévu une remise en condition et il est en avance mais pour ce match contre le Chili, il ne serait pas sage de prendre des risques. Je veux les mettre dans les meilleures dispositions et pas le contraire. "Benzema est sur le bon chemin, il ne faut pas le lâcher" Il n'y a pas de nouveaux, le temps des essais est-il terminé ? On n'est pas là pour faire des essais en permanence, on est en pleine construction du groupe. Il y a toujours de la place pour des joueurs en forme mais les championnats n'ont pas commencé et il est difficile d'en trouver. On s'est reposé sur les trois matches du mois de juin et le temps de jeu durant la phase de préparation. Après, ceux qui changent de club ou qui sont en instance de départ ne s'entraînent peu ou pas. Et ils ne peuvent pas prétendre à une sélection internationale. Quatre joueurs du PSG sont dans la liste, quel regard portez-vous sur le PSG 2011-2012 ? On n'est pas là pour discuter sur le mercato, je vois ou vous voulez en venir. Ce qui m'intéresse ce sont les joueurs. On ne les appelle en sélection parce qu'ils changent de club mais parce qu'ils peuvent s'installer durablement chez les Bleus. Blaise (Matuidi) et Jérémy (Ménez), puisque vous faites référence à eux ont changé de club, mais la performance reste le critère numéro 1. La charnière centrale alignée contre le Chili sera-t-elle celle qui débutera contre l'Albanie en septembre ? On peut le penser. C'est aussi très juste de penser que dans ce domaine il y aura des changements même si on a droit qu'à 6 changements. Il y aura des joueurs revenus de tournées lointaines et par rapport à ça, on ne prendra pas de risque sur d'éventuelles blessures. Donc il faut bien réfléchir à tout ça, faire très attention. C'est le but, préparer l'Albanie. Pourquoi Laurent Koscielny n'a pas été appelé ? Younes (Kaboul) a été appelé la dernière fois, il a rendu une copie correcte contre l'Ukraine. Quand vous marquez des points, c'est tant mieux pour vous, je dis toujours que les absents ont toujours torts. Il y aura plus de changements au milieu et en attaque car ce sont des secteurs où l'on s'use très vite. Laurent n'est pas très loin, on a d'ailleurs réfléchi sur son cas pour le Chili puisque Adil revenait de blessure. Il est très proche. Benzema est en super forme, il s'est allégé de 7 kg. Cela doit vous réjouir ? Il a compris que dans le très haut niveau il y a beaucoup d'exigence et qu'il n'avait pas fait le nécessaire avant. On lui a reproché l'année dernière 2, 3 kg en trop. On fait tous des erreurs, le problème c'est de ne pas les renouveler. C'est bien pour lui, pour son club et bien pour les Bleus. Quand il est en super forme il est d'un niveau européen, voire mondial. Il est sur le bon chemin, il ne faut pas le lâcher. Et on ne va pas le lâcher. "Le PSG fait une campagne importante mais il faut voir aussi l'envers du décor" L'avenir de Nasri à Arsenal est incertain. Peut-il être déstabilisé ? Ça peut être déstabilisant. Comme je le dis à Samir et à d'autres, quand on a le choix par exemple entre Arsenal, Manchester United, Manchester City ou l'Inter, il y a pire comme situation. On peut être déstabilisé mais ça ne va pas perturber les performances des joueurs. Je l'espère en tout cas pour l'équipe de France, ce qui n'a pas été le cas sur les deux trois derniers matches. Et le choix du capitaine ? Avancez-vous dans la réflexion ? J'aimerais que le choix se fasse tout seul. Si on prend autant de temps, c'est que justement il ne s'impose pas. Je me donne du temps pour trancher. On peut jouer avec des capitaines différents et gagner des matches. Le choix n'est pas encore évident. Pas un ne se détache pour ce rôle. Il y en a plusieurs. Croyez-vous que le niveau de Ligue 1 va augmenter avec ce qui se passe au PSG en termes de recrutement ? Plus il y aura de joueurs de qualités, plus on a le droit de penser que le niveau s'élèvera. Vous dites ça car le PSG fait une campagne importante mais il faut voir aussi l'envers du décor. Je ne sais pas ce qu'il faut en penser. Que Paris se bonifie, oui on peut le penser, que le niveau français aussi. Il faut voir également ceux qui ont quitté la Ligue 1. Quel bilan faites-vous un an après votre arrivée à la tête de la sélection ? Le bilan, on ne le fait pas au bout d'un an. On le fera à, la fin des qualifications. Si ce n'est pas le cas, vous le ferez pour moi. Si on se qualifie, on aura rempli le contrat. On est à mi-chemin. En octobre, on fera le point. L'année a été difficile quand même.