Blanc: "Continuer sur notre dynamique"

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Blanc: "Continuer sur notre dynamique"
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A la veille de la rencontre amicale face à la Croatie, prévue mardi soir au Stade de France, Laurent Blanc a livré quelques indices sur sa composition d'équipe, annonçant notamment la reconduction de sa charnière centrale Mexès-Rami devant Lloris dans les buts. Surtout, le sélectionneur a souhaité voir ses joueurs, qui restent sur cinq victoires de rang, poursuivre cette bonne série.

A la veille de la rencontre amicale face à la Croatie, prévue mardi soir au Stade de France, Laurent Blanc a livré quelques indices sur sa composition d'équipe, annonçant notamment la reconduction de sa charnière centrale Mexès-Rami devant Lloris dans les buts. Surtout, le sélectionneur a souhaité voir ses joueurs, qui restent sur cinq victoires de rang, poursuivre cette bonne série. Qu'attendez-vous de ce match face à la Croatie ? On prépare le match pour le gagner comme d'habitude. Avec le calendrier, il faut passer d'un match à enjeu qui compte pour l'Euro à un match amical. Il faut le préparer dans la lignée de la progression que l'on s'est fixée. Après le match du Luxembourg, il y avait des choses à revoir car il y a beaucoup de domaines où on a été moyens, pour ne pas dire autre chose. Ça va aussi permettre à certains de pouvoir jouer avec une ligne directrice qui doit être commune à tous les joueurs, à tout le staff, celle de continuer sur notre dynamique de victoires. Votre équipe-type est-elle claire dans votre esprit ? Avez-vous prévu de faire beaucoup de changements ? La composition d'équipe est assez claire à l'heure où je vous parle, mais il reste aussi un entraînement. Il y a aussi des choses que l'on peut percevoir lors du dernier entraînement qui peuvent vous inciter à confirmer ce que vous pensez ou le contraire. L'équipe de départ sera différente de celle du Luxembourg. En sachant que comme c'est un match amical, on peut faire six changements. Je pense qu'on arrivera à faire en sorte que tous les joueurs aient participé aux deux matches. Pensez-vous qu'un match comme celui-là pourrait vous aider à faire jouer Steve Mandanda de manière à voir comment il peut s'entendre avec ses partenaires de défense ? On a déjà eu cette réflexion dans l'analyse des postes de gardien de but bien avant. Je n'ai aucune interrogation concernant ce poste-là, je suis très tranquille. On a trois gardiens de grande qualité, on a éventuellement deux ou trois gardiens derrière qui peuvent espérer intégrer l'équipe de France. Je vais être très clair: demain, ce sera Hugo qui jouera parce qu'il a besoin de s'affirmer, de confirmer tout le bien que l'on pense de lui. Pour le poste de gardien de but, c'est très important d'avoir des automatismes avec la défense. Vous pouvez d'ores et déjà anticiper que le gardien et la défense seront les mêmes que face au Luxembourg... je parle de la défense centrale. "Guillaume (Hoarau), c'est quelqu'un qui me plaît beaucoup" Avez-vous hésité avant de prendre Guillaume Hoarau dans votre groupe des 23, compte tenu de ses performances en demi-teinte au PSG ? Je le dis et je le répète, ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de créer un groupe, ce groupe est en train de se construire, il y aura de la place pour des joueurs performants avec leur club. Et quand vous me posez la questuion de Guillaume Hoarau, un attaquant atypique de par son rôle et de par sa taille, vous pensez forcément à Bafé Gomis qui a fait de bonnes performances avec son club, on le suit aussi. Mais Guillaume fait partie du groupe depuis le début de l'aventure, c'est quelqu'un qui me plaît beaucoup de par son profil, qui peut être utile au collectif, je ne m'arrête pas forcément à analyser toutes ses performances match après match pour me demander s'il mérite ou non sa sélection. Pour moi, il fait partie du groupe et à moins d'une très grande baisse de régime, je ne me suis pas posé la question de savoir s'il fallait le sélectionner Guillaumme. Avez-vous eu des demandes particulières de certains clubs concernant les temps de jeu de certains joueurs ? Il y a encore une analyse à faire là-dessus qui prouve que tout n'est pas si simple que cela. En ce qui me concerne, je n'ai eu aucune demande particulière. On va en tenir compte quand même, notamment dans le cours du match. Mais en début de match, cette analyse n'a pas de prise sur la composition d'équipe de départ. Appréhendez-vous la réaction du public du Stade de France en ce qui concerne les retours de Patrice Evra et Franck Ribéry ? Appréhender, c'est anticiper ce qui va se passer. Vous savez ce qui va se passer ? Non. On a parfois des appréhensions par rapport à ce que véhiculent les gens, mais ce n'est pas forcément ce que pensent tous les gens. Il peut y avoir différents scénarios. Il faut être prêt à accepter tous les scénarios possibles et faire en sorte que ça ne nous affaiblisse pas. Il faudra assumer s'il y a un scénario négatif et essayer de faire en sorte, de par le jeu, que ce ne soit pas la même chose à la fin qu'au début. "Ces deux retours (de Ribéry et Evra) n'ont pas été rejetés" On arrive en fin du stage, avez-vous été plus attentif aux comportements de Patrice Evra et Franck Ribéry, comme vous le laissiez entendre avant ? On a été attentif, mais comme à tous les stages. Quand on veut créer un groupe, il faut regarder ce qu'il se passe à l'intérieur du groupe. Effectivement, on a été attentif à ces deux retours, mais pas seulement. Au niveau du groupe, ces deux retours n'ont pas été rejetés. Il y avait un scénario qui faisait qu'ils auraient pu être rejetés par quelques joueurs du collectif, mais ça n'a pas été le cas, c'est une certitude. Les quatre prochains adversaires de l'équipe de France sont quatre équipes de l'Est de l'Europe. Est-ce voulu ? Ça n'a pas été un désir pour moi de visiter l'Europe de l'Est (rires). De par le tirage de notre groupe, nous avons hérité de beaucoup d'équipes d'Europe de l'Est. Ce sont des matches officiels, il faut bien les jouer. En ce qui concerne les matches de l'Ukraine et de la Pologne, ça n'a pas été une initiative souhaitée, mais ça me convient. Le but, c'est de passer des moments et du temps ensemble. C'était le premier but de ce mini stage, de cette mini-tournée en Europe de l'Est. Le 9 juin, le match Pologne-France n'est pas une date Fifa. Pourrez-vous disposer de tous vos joueurs ? Quand j'ai su qu'il y avait un match le 9 juin, j'ai été positif car cela nous permettait de passer un peu plus de moments ensemble. Il fallait néanmoins être conscient que c'était en fin de saison et que les joueurs sont normalement officiellement en vacances après le 6 juin et que ça pouvait poser des problèmes. Pour tout vous dire, je prévois d'aller rencontrer quelques entraîneurs pour leur expliquer le but dans lequel est fait cette tournée. Les Français, j'espère qu'il y aura de la compréhension, ce qui me gêne un peu plus, c'est les clubs étrangers. Mais on a la chance que, un, je les connais bien et que, deux, dans le club étranger où il y a le potentiel le plus grand en termes de joueurs français, Arsenal, il y a un entraîneur français qui, j'espère, comprendra certaines choses. Plus anecdotique, le Brésilien Wendel, qui vient d'obtenir la double nationalité, a déclaré être candidat aux Bleus, est-ce dans le domaine du possible ? (Rires) Il est très attaché à la France, maintenant, je regarderai ses performances beaucoup plus comme ancien entraîneur de Bordeaux que comme sélectionneur de l'équipe de France. Un dernier mot sur vos retrouvailles (*) avec le sélectionneur croate, Slaven Bilic, 13 ans après la demi-finale de la Coupe du monde... C'est du passé, une confrontation nouvelle avec deux nouveaux joueurs. Et je l'ai déjà croisé, il n'y a aucun problème entre lui et moi, c'était moi le responsable, le fautif, il a raison, ce ne sera pas un moment particulier pour moi et je lui serrerai la main sans aucune arrière-pensée. (*) En demi-finale de la Coupe du monde 1998 entre la France et la Croatie, une simulation de Bilic avait provoqué l'expulsion de Laurent Blanc, privé du coup de finale face au Brésil.