Blanc change pour la Roumanie

  • A
  • A
Blanc change pour la Roumanie
Partagez sur :

Il y avait beaucoup de monde ce lundi dans la salle de presse du flambant neuf National Arena de Bucarest pour écouter Laurent Blanc évoquer le Roumanie-France de mardi, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2012. Le sélectionneur a évoqué des changements possibles par rapport à l'équipe victorieuse vendredi en Albanie, mais lesquels ?

Il y avait beaucoup de monde ce lundi dans la salle de presse du flambant neuf National Arena de Bucarest pour écouter Laurent Blanc évoquer le Roumanie-France de mardi, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2012. Le sélectionneur a évoqué des changements possibles par rapport à l'équipe victorieuse vendredi en Albanie, mais lesquels ? Défense : Retours de Rami et Sagna Si devant Hugo Lloris, sans doute capitaine (voir ci-dessous), la défense changera de moitié par rapport à celle qui a débuté vendredi à Tirana, c'est uniquement dû aux circonstances particulières du match en Albanie : arrivé fiévreux au stage à Clairefontaine, Bacary Sagna ne s'était pas entraîné de la semaine, poussant Laurent Blanc, qui voulait éviter tout risque, à aligner Anthony Réveillère dans le couloir droit. Sur le banc à Tirana, Sagna retrouve logiquement sa place, d'autant qu'on ne peut pas dire que le Lyonnais, moins offensif dans l'âme, a beaucoup fait pour bousculer la hiérarchie. Même constat en défense centrale : suspendu contre l'Albanie, Adil Rami retrouve sa place à droite d'Eric Abidal, Younès Kaboul, son suppléant à Tirana, ayant vécu une soirée très pénible face au grand Bogdani. Du coup, Patrice Evra conserve son couloir gauche, mais le retour prochain de Philippe Mexès devrait réintroduire une grosse concurrence à gauche entre le Mancunien et Abidal, considéré au départ comme un latéral par le sélectionneur. Milieu : Cabaye et Martin aux places de Diarra et Nasri ? S'il y a un joueur qui a particulièrement satisfait Laurent Blanc à Tirana, c'est Yann M'Vila. Auteur de son premier but en bleu sur une passe de Karim Benzema, le Rennais a abattu un gros volume de jeu et surtout a eu le don de "se transférer" (les mots seront de Laurent Blanc lundi) rapidement vers l'avant, rappelant le Patrick Vieira de la grande époque. "Si je ne reviens qu'au match de l'Albanie, Yann s'est transféré plusieurs fois, il s'est même retrouvé à la réception d'un centre de Karim et a marqué. Des joueurs comme ça sont difficiles à trouver, il n'y en a pas beaucoup que ce soit en équipe de France ou ailleurs." De retour à son meilleur niveau après une fin de saison dernière difficile, à l'image de celle du Stade Rennais, M'Vila sera titulaire à Bucarest, avec qui à ses côtés ? Premier élément de réponse : s'il s'attend à une opposition différente qu'à Tirana, avec des Roumains sans doute plus joueurs et plus pressants, Laurent Blanc entend rester fidèle à la "même philosophie, bien jouer au ballon." Et le sélectionneur d'ajouter : "J'aimerais bien que l'équipe de France soit supérieure dans la possession, car l'équipe qui a le plus de ballon a plus de chances de gagner le match. Dans le domaine de l'agressivité et du duel, on aura peut-être moins de choses à faire que contre l'Albanie, mais il faudra avoir le ballon et bien l'utiliser. Les changements seront faits en fonction de ça." Ce qui signifie que changements il y aura au milieu. Deuxième élément de réponse : la présence de Hugo Lloris à la conférence de presse de lundi (en général dévolue au capitaine), laisse entendre qu'il portera le brassard, ce qui signifie probablement qu'Alou Diarra, peu en vue à Tirana et pas toujours performant en Bleu ces derniers temps (ce qui explique pourquoi le sélectionneur ne l'a jamais intronisé capitaine "officiel"), sera sur le banc. Comme Blanc veut garder la possession de balle, on le voit mal se priver d'un deuxième récupérateur, et dans ce cas, Yohan Cabaye, titulaire en juin en Ukraine et en Pologne, tient la corde pour honorer sa sixième sélection. Troisième et dernier élément de réponse : Samir Nasri, lui aussi peu en vue en Albanie, souffre du cou de pied suite à un coup reçu à Tirana et une récidive dimanche à l'entraînement. Et même s'il a paru s'entraîner normalement lundi à Bucarest en début de séance, le Mancunien, peut-être visé entre les lignes par Laurent Blanc lorsqu'il parle de "bien utiliser le ballon", tant il a paru ralentir le jeu et se compliquer la vie vendredi, ne trouvant que très rarement ses attaquants dans la profondeur, est en ballotage défavorable face à Marvin Martin, la révélation de la tournée de juin. Reste une question : Laurent Blanc prend-il un risque important s'il titularise le Sochalien pour un tel match à gros enjeu ? En même temps, s'il ne le fait pas, il n'aura jamais la réponse. Attaque : Valbuena de retour à droite ? Moins de questions en attaque, puisque Karim Benzema, buteur et passeur à Tirana, est indiscutable dans l'axe, tandis que pour le côté gauche, Laurent Blanc semble avoir définitivement tranché en faveur de Franck Ribéry au détriment de Florent Malouda. Et les faits lui donnent plutôt raison, puisque s'il a connu un trou d'une grosse demi-heure à Tirana, il est vrai refroidi d'entrée par un méchant tacle de Lorik Cana, le Munichois a été plutôt tranchant à gauche. Et Blanc estime que "pour sa confiance" et pour faire la preuve de son gros potentiel, Ribéry a besoin de jouer, voire de marquer. A droite, le "pauvre" Florent Malouda, qui essuie les plâtres de ce choix "présidentiel" et peine à évoluer dans un couloir qui n'a jamais été naturellement le sien, n'a pas convaincu à Tirana. Et comme Laurent Blanc veut de la percussion sur les côtés, le Guyanais, qui a plus tendance à repiquer sur son pied de gauche, devrait perdre sa place. Au profit de qui ? La balance est entre Jérémy Ménez, Loïc Rémy, tranchant en ce début de saison avec Marseille, et Mathieu Valbuena. Et la tendance va à ce dernier qui a souvent été perturbé par des blessures quand il a été convoqué en sélection mais qui, lorsqu'il a été titularisé par Laurent Blanc, lui a toujours donné satisfaction : c'était le cas il y a un an en Bosnie, le match référence du sélectionneur, ça l'a été deux mois plus tard à Wembley (Valbuena a même marqué) et, à un degré moindre, en Pologne en juin. Et comme le Marseillais revient en forme au bon moment, on met une pièce sur lui. Résultat des courses mardi une heure avant le coup d'envoi...