Blain: "Il me tarde de commencer"

  • A
  • A
Blain: "Il me tarde de commencer"
Partagez sur :

A moins de deux semaines du début du Championnat d'Europe en Autriche et en République Tchèque, l'équipe de France peaufine ses derniers réglages à Villeneuve-d'Ascq, avant de se tester face à la Slovénie, la Bulgarie et la Turquie, lors du Tournoi de France, le week-end prochain. Philippe Blain fait le point sur la préparation d'avant Euro avant de s'attarder sur les objectifs des Bleus à plus ou moins long terme.

A moins de deux semaines du début du Championnat d'Europe en Autriche et en République Tchèque, l'équipe de France peaufine ses derniers réglages à Villeneuve-d'Ascq, avant de se tester face à la Slovénie, la Bulgarie et la Turquie, lors du Tournoi de France, le week-end prochain. Philippe Blain fait le point sur la préparation d'avant Euro avant de s'attarder sur les objectifs des Bleus à plus ou moins long terme. Philippe, comment analysez-vous le début de préparation de l'équipe de France ? Jusqu'à présent, on est sur une bonne dynamique. Le groupe s'est bien installé dans sa manière de fonctionner, aussi bien sur qu'en dehors du terrain. On a profité des enseignements de la Ligue mondiale et de certains joueurs qui ont pu reprendre une activité soutenue, je pense notamment à Pierre Pujol ou à Nicolas Maréchal, pour avoir un groupe prêt à travailler sur le petit mois et demi qu'on avait pour préparer le Championnat d'Europe. On arrive sur la préparation finale. On a eu un certain nombre de matches amicaux qui nous ont permis de savoir où on en était et de comprendre les choses à améliorer. Après, c'est la compétition qui va nous dire si le travail a été suffisant. Les choses sont loin d'être parfaites pour le moment mais intéressantes. Dans quels secteurs de jeu vos joueurs doivent-ils encore progresser ? Il y a encore pas mal de petits détails qu'on ne gère pas forcément très bien. On n'a pas encore toute la continuité qu'on devrait avoir dans le secteur service-réception. Même si à certains moments, ça fonctionne plutôt bien. Tous ces petits détails font qu'une bonne équipe devient une très bonne équipe. A l'inverse, quels sont vos motifs de satisfaction depuis le début de la préparation ? Cette équipe a une présence physique en bout de filet qui commence à être intéressante. On a deux très bons libéros, avec Pierre Pujol qui a remonté la pente après sa blessure de cet hiver et qui a une très bonne collaboration avec Benjamin Toniutti. De son côté, Antonin Rouzier continue d'avancer. Il a encore du chemin à faire mais il avance bien. Earvin Ngapeth, après ses deux mois d'interruption, on a réussi à le remettre à son meilleur niveau. Samuel Tuia a également beaucoup progressé. José Trèfle nous a aussi amené pas mal de qualités offensives, avec Gérald Hardy-Dessources qui a bien progressé lui aussi. Il me tarde de commencer, de retrouver la compétition pour savoir ce que ça va donner. Sentez-vous que cette équipe de France évolue positivement au fil du temps ? Elle est concentrée sur son sujet. Il y a une détermination, une envie de progresser et que l'équipe fonctionne. C'est déjà un énorme pas pour envisager des résultats. Après jusqu'à quel point on aura réussi à faire évoluer ce groupe ? C'est la compétition qui nous le dira. On ne pourra pas dire qu'on n'a pas fait le boulot pour être compétitif dans ce Championnat d'Europe. "L'objectif minimum est bien entendu d'arriver en quarts de finale de la compétition" Sentez-vous chez vos joueurs une volonté de retrouver une certaine crédibilité sur la scène européenne ? Ce groupe est déterminé à réussir. Je ne sais pas vraiment si on a besoin de retrouver une crédibilité. On a vu déjà ce qu'on avait fait au début du Championnat du monde, avant qu'Antonin Rouzier ne se blesse. Certes, certains joueurs d'expérience ont arrêté donc les gens sont dans l'attente de savoir ce qu'on va produire. Mais c'est aussi cette nouvelle responsabilité qui repose sur les épaules de mes joueurs qui les stimule pour réussir quelque chose et aller au bout de nos objectifs. Quels sont-ils ces objectifs ? Non seulement le Championnat d'Europe, mais aussi et surtout les qualifications olympiques qui se dessinent derrière. Il faut qu'on arrive à s'ouvrir le maximum de portes pour les qualifications olympiques. Si on veut toutes les ouvrir, ça veut dire qu'on doit jouer la finale, si on veut en ouvrir une partie, il faut qu'on se qualifie pour les demi-finales. L'objectif minimum est bien entendu d'arriver en quarts de finale de la compétition. Mais c'est vrai que le Championnat d'Europe est aussi une compétition en soit dans laquelle on a envie de briller. Le Tournoi de France se profile à partir de vendredi... Ce Tournoi est une bonne préparation finale. Ces matches-là permettent de se mettre en formule de compétition. Il y a deux adversaires qu'on est susceptible de retrouver si on devait jouer les play-offs pour les quarts de finale, la Slovénie et la Turquie. Il y a aussi un gros calibre, la Bulgarie qu'on a déjà joué lors d'un tournoi amical chez eux, devant 12000 personnes. C'était magnifique. C'est une des grosses cylindrées européennes. Ce sera un test grandeur nature pour voir comment on a progressé après la première confrontation. On imagine que l'objectif est de faire le plein de confiance avant le début des hostilités à Innsbruck... Bien sûr, gagner donne toujours une dynamique positive. Mais ce qui est important, c'est qu'on puisse vérifier aussi que les systèmes qu'on a mis en place, que le fond de jeu existe vraiment, et qu'on est capable de l'exprimer sur le terrain.