Bjoergen, un truc de "malade"

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Bjoergen, un truc de "malade"
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JO 2012 - Triple médaillée d'or, la Norvégienne est asthmatique et...l'objet de critiques.

JO 2012 - Triple médaillée d'or, la Norvégienne est asthmatique et...l'objet de critiques. "C'est tellement bien d'être normal, il y a peu d'athlètes normales." La Polonaise Justyna Kowalczyk, double championne du monde de ski de fond, a remis de l'huile sur la neige, jeudi, après le relais 4x5 km remporté par la Norvège de Marit Bjoergen. Bjoergen, quadruple médaillée - or sur le relais 4x5 km, le sprint classique et le 15 km poursuite et bronze sur le 10 km libre - bénéficie en effet d'une fameuse AUT - autorisation à usage thérapeutique - qui lui permet de prendfe un médicament contre l'asthme avant les compétitions. Alors que la razzia de Bjoergen commençait à se dessiner, Kowalczyk avait allumé la mèche en début de semaine : "Sans son médicament, elle n'aurait pas gagné, avait-elle déclaré à un site internet polonais. Marit sait très bien que sans cette "aide" elle n'aurait pas grand-chose à montrer." Jeudi, la Polonaise est allée plus loin en affirmant ne pas comprendre "pourquoi les sportifs sont malades"... Médaillé d'argent en sprint et de bronze en poursuite, Kowalczyk a été accusée par Bjoergen d'être une "mauvaise perdante". "Je suis blessée", a expliqué la Norvégienne. Son entraîneur, Aage Skinstad, a été plus direct : "(La réflexion de Kowalczyk) C'est la chose la plus idiote que j'ai entendue depuis le début de ces Jeux." Ironie du sort, Kowalczyk avait été suspendue pour dopage par la FIS en 2005, d'abord pour deux ans, avant que sa suspension ne soit réduite à six mois par le Tribunal arbitral du sport. La Polonaise avait plaidé l'utilisation accidentelle d'une substance analgésique... Les réflexions de Kowalczyk ont en tout cas le mérite de pointer une anomalie : le nombre d'asthmatiques étonnamment élevé parmi les sportifs de haut niveau, eux qui sont censés être en pleine force de l'âge. Kowalczyk a choisi de le rappeler. Pour la forme autant que pour le fond.