Bini: "Qualifiés pour la 3e place !"

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Bini: "Qualifiés pour la 3e place !"
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L'équipe de France n'a pas réussi à profiter de ses temps forts pour venir à bout d'une équipe des Etats-Unis pourtant à sa portée (1-3). Un revers en demi-finale de la Coupe du monde qui n'altère en rien l'attitude de Bruno Bini. Le sélectionneur national s'est dit fière de ses joueuses et de l'image qu'elles ont donnée durant cette rencontre en produisant du jeu. Il ajoute qu'un match pour la 3e place ne se prend pas à la légère.

L'équipe de France n'a pas réussi à profiter de ses temps forts pour venir à bout d'une équipe des Etats-Unis pourtant à sa portée (1-3). Un revers en demi-finale de la Coupe du monde qui n'altère en rien l'attitude de Bruno Bini. Le sélectionneur national s'est dit fière de ses joueuses et de l'image qu'elles ont donnée durant cette rencontre en produisant du jeu. Il ajoute qu'un match pour la 3e place ne se prend pas à la légère. Quel est votre sentiment après cette défaite ? Même si ça peut paraître surprenant, la vie est toujours belle. On s'est qualifiés pour le match pour la 3e place de la Coupe du monde et dans la carrière d'une joueuse, c'est exceptionnel. Il ne faut pas que les filles baissent la tête. C'est l'histoire du verre à moitié vide et à moitié plein, je le vois à moitié plein. On va jouer la troisième place, on jouera les JO, il ne faut pas non plus pleurer sur notre sort. Ensuite, on analysera tout, il n'y a pas grand-chose de plus à dire, si ce n'est féliciter les Américaines car si elles sont qualifiées, c'est qu'elles le méritaient un peu plus que nous. Qu'est-ce qui a fait la différence ? Il nous a manqué un peu d'expérience du haut niveau pour gérer les temps forts des autres et de la lucidité devant le but. Quelle débauche d'énergie, elles on fait honneur au maillot. On a débuté par 20 minutes très dures car elles étaient tellement puissantes ! Après, on s'est battu avec nos armes, techniquement ce n'était pas trop mal mais on a péché dans les tirs qui n'ont pas été assez cadrés. Mais depuis le bord du terrain, je peux vous dire qu'on ressentait une intensité exceptionnelle. On a eu notre chance entre la 20e minute et le 2e but. Contre les Anglaises, on avait produit du jeu et on avait été récompensés, cette fois on n'est pas récompensés et il faut l'accepter. Qu'avez-vous pensé lors du 2e but ? On fait une grosse faute de marquage sur le corner et avec des filles de ce gabarit ça se paye cash. A ce moment-là, il faut penser à l'organisation de l'équipe pour ne surtout pas en encaisser un autre rapidement. Et c'est ce qui s'est passé. Là, on était cuit, frit et bouilli... "Wambach, c'est goldorak" Qui vous a le plus gêné au sein de l'équipe américaine ? La 20 (Abby Wambach), c'est Goldorak, elle est ingérable! C'est très difficile. Avec elle, il faut toujours être sur le qui-vive, elle est tellement grande et costaude, elle nous a vraiment gêné. Ensuite sur la fin du match, on a été embêtés sur le côté gauche et à partir du deuxième but, le reste est anecdotique car on a poussé pour égaliser et qu'on a pris un but en contre. Estes-vous fier de cette équipe ? Je le suis depuis 2007 ! Si un entraîneur n'est pas fier de son équipe, il faut qu'il parte. La plus belle victoire aujourd'hui, c'est les filles sur elles-mêmes et sur leurs possibilités. Vous parvenez à garder le sourire malgré la défaite. Vous conservez toujours le même état d'esprit ? Oui, je suis heureux ! Je le répète, pouvez-vous me donner une raison d'être malheureux ? Je fais un job fantastique, je suis pas mal payé, l'hôtel est pas mal non plus, je vis avec un groupe fantastique dans des stades pleins, on fait la Coupe du monde et on jouera les Jeux Olympiques l'an prochain. Il faut savoir raison garder et ne pas trop demander à la vie. On ne doit pas pleurer tout le temps. Vos joueuses ont-elles eu du mal à accepter cette défaite ? C'est dur pour tout le monde, vous savez, on a un cerveau et un coeur. Il faut laisser les filles vivre à leur rythme. Si elles veulent pleurer dans leur chambre, échanger un maillot avec une Américaine ou téléphoner à leur copain, c'est la vie... Pensez-vous que cette demi-finale peut changer quelque chose pour le football féminin ? Les filles ont gagné sur elles-mêmes car elles savent qu'elles peuvent faire quelque chose d'exceptionnel. Ensuite, on ne maîtrise pas ce qui se passe en France. Si la ministre est venue. Ensuite, si on peut avoir créé des vocations, que des parents se disent que le foot peut convenir à des filles c'est très bien mais ce n'est pas mon job, c'est celui de la FFF. Le président Noël Le Graët m'a dit qu'il ferait des choses.